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Archives > Bulletins d'Info année 2008
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30 avril 2008

Quoi de neuf sur le site
Ajouts d'éléments d'information quant aux conditions de référencement de sites sur les pages avertissement et faire un lien vers sosfemmes.com
Mise en ligne des rapports d'activité pour l'année 2007, rubrique tout sur SOS FA
Les nouveaux témoignages retenus ce mois :
374. Quand le rêve tourne au cauchemar. Irina est russe : le rêve de l'Ouest et de la France se heurte à une dure réalité conjugale...
375. Malgré les violences, une partie de moi l'aime. Echanges avec cette femme qui réfléchit à sa situation.
376. Violence psychologique. Humiliations, insultes, dénigrement, ... comment résister aux conséquences de cette violence-là ?
377. Donnez moi la clef pour m'en sortir. Comment peut-on continuer à aimer l'homme qui vous a maltraité à ce point ?
378. Je veux partir de chez moi. Il y a urgence ...
379. Faire reconnaître les violences morales et psychiques. C. est partie, elle et ses enfants vont beaucoup mieux.
380. Le père de mes enfants était mon employeur. Adélaïde conduit plusieurs procédures contre lui.
381. Marie. Marie est morte.

Colloque : femmes et pédophiles
La pédophilie au féminin, de la complicité inconsciente au passage à l'acte sexuel : colloque organisé par La fondation pour l'Enfance et le Centre des Buttes Chaumont à Paris, Palais d'Iéna (9, place d'Iéna, 75016 Paris) le vendredi 13 juin 2008.
Renseignements : http://www.fondation-enfance.org/

Violences conjugales : santé mentale et physique dégradée
Selon Le Parisien du 4 avril 2008, les femmes qui subissent des violences conjugales ont une santé nettement plus dégradée que les autres… et ce même si les violences ont cessé. C’est la conclusion d’une grande étude menée dans 10 pays par l’Organisation Mondiale de la Santé. Douleurs, troubles de la mémoire, difficultés à gérer la vie quotidienne… les tentatives de suicide sont quatre fois plus élevées chez les victimes et ex-victimes de violences conjugales. Selon l'hebdomadaire britannique The Lancet, qui a publié le résultat de cette étude, l'OMS a comparé entre 2000 et 2003, dans quinze sites de dix pays, l'état de santé de femmes de 15 à 49 ans ayant été l'objet de violences conjugales au moins une fois dans leur vie, avec celui de femmes qui ne l'ont pas été. Plus de 24.000 femmes ont été soumises à un
questionnaire. Les dix pays objets de l'enquête ont été le Bangladesh, le Brésil, le Pérou, la Thaïlande, la Tanzanie, l'Éthiopie, le Japon, la Namibie, les îles Samoa et la Serbie-Montenegro. Parmi les femmes violentées, au moins un tiers - sauf en Éthiopie - n'avaient pas subi de violence au cours de l'année écoulée. Au terme de cette étude, il apparaît que 19 % (en Éthiopie) à 55 % (dans la campagne péruvienne) des femmes violentées rapportent des blessures. Mais surtout, des "associations significatives" - sauf aux îles Samoa - apparaissent entre la violence du partenaire et un mauvais état de santé ou des problèmes de santé
récents : difficultés à marcher ou à gérer les activités quotidiennes, souffrances, troubles de la mémoire, problèmes vaginaux... Les femmes soumises à la violence de leur partenaire au
moins une fois dans leur vie ont reconnu en outre nettement plus de détresse émotionnelle et de désirs de suicide (trois fois plus) ou tentatives de suicide (quatre fois plus) que les autres. Commentant cette étude, Riyadh Lafta, de l'école de médecine de Bagdad, a fait valoir que souvent la violence n'était pas rapportée, par exemple quand les victimes "avaient trop peur de leur partenaire" ou parce que la violence était considérée comme "normale dans certaines
communautés". Pour lui, des études ultérieures devraient mesurer la mortalité et l'espérance de vie des femmes victimes de violence conjugale. Pour l'OMS, la violence conjugale est un réel problème de santé publique, qui doit faire l'objet de politiques de santé nationales et globales.

De plus en plus d'ados tombent enceintes
Selon Ouest France du 28 avril 2008, depuis trois ans, le nombre des avortements augmente fortement chez les mineures. "Elles arrivent ici avec une copine pour faire un test de grossesse. Quand on leur annonce qu'elles sont enceintes, c'est l'effondrement. Souvent, elles affirment que ce n'est pas possible." Françoise Berger, responsable du Centre de planification, d'éducation familiale et d'interruption volontaire de grossesse du centre hospitalier de Cornouaille, tire la sonnette d'alarme. "Dans mon service, les interruptions volontaires de grossesse (IVG) chez les mineures ont augmenté, depuis 1999, de 200 %. Les moins de 15 ans sont de plus en plus concernées." Les raisons de cette évolution inquiétante sont multiples. D'abord, des jeunes filles ont des rapports sexuels plus précocement. "Mais, ce qui m'inquiète le plus, c'est que les jeunes ont une méconnaissance absolue en matière de contraception, constate Françoise Berger. Ils utilisent parfois des méthodes obsolètes. Hier, la contraception était vécue par les ados comme une libération. Aujourd'hui, ils la vivent comme une contrainte ! " A Quimper, 31 % des femmes en demande d'IVG disent utiliser le préservatif. 15,5 % affirment calculer la période d'ovulation et 10 % ont pratiqué la technique du retrait. Par ailleurs, 23 % de ces femmes prennent la pilule ; la plupart ne l'ont pas prise au bon moment... Aujourd'hui, certaines jeunes filles reçues au Centre de planification n'ont aucune contraception. Il s'agit souvent d'adolescentes déscolarisées, en rupture avec leurs familles et qui souhaitent rester enceintes. "Avoir un enfant est, pour elles, un moyen de reconnaissance. Il faut démystifier ces grossesses. Et impliquer les garçons, conclut Françoise Berger. Il faut qu'eux aussi se posent la question : est-ce que je veux être père ?" Pour agir avec efficacité, le centre hospitalier de Quimper lance une campagne de sensibilisation, en partenariat avec le conseil Général du Finistère, pour prévenir la grossesse chez les adolescentes. "Une plaquette d'information a été réalisée et de grandes affiches sont placardées en ville. L'objectif n'est surtout pas de stigmatiser les jeunes filles. Elles sont et seront toujours les bienvenues dans les centres de planification, assure Françoise Berger, mais il faut interpeller la population."

Elections municipales : parité, encore raté !
Malgré l'inscription du principe de parité dans la Constitution, le monde politique demeure très majoritairement masculin, d'après Le Monde du 29 avril 2008 : selon l'Observatoire de la parité, qui a dresséle bilan des élections municipales et cantonales de mars, 86,2 % des villes françaises sont aujourd'hui dirigées par des hommes. Dans les conseils généraux, la féminisation est encore plus lente : 86,9 % des conseillers généraux sont des hommes. "Les partis politiques résistent encore à la parité", regrette Marie-Jo Zimmermann, rapporteure générale de l'Observatoire et députée (UMP) de Moselle. Pour favoriser la féminisation du monde politique, l'Observatoire, créé en octobre 1995, demande par conséquent au gouvernement de limiter le cumul des mandats "dans le temps et dans l'espace" et d'imposer la parité dans les communautés d'agglomération, qui ne sont pas concernées par ce principe. Cette instance plaide également en faveur d'une modernisation du statut de l'élu. Pour
permettre une meilleure articulation entre "vie personnelle, vie professionnelle et engagement politique", l'Observatoire demande des aménagements du temps de travail pour les adjoints et une revalorisation des indemnités dans les municipalités. Les partis politiques, quant à
eux, sont invités à "respecter une parité tant qualitative que quantitative". Les conseils municipaux des petites villes (moins de 3.500 habitants) comptent une femme sur trois, ceux des villes plus importantes (plus de 3.500 habitants) une femme sur deux. Au total, les
femmes représentent 35 % des élus municipaux. Depuis 2007, la parité est obligatoire parmi les adjoints au maire, ce qui devrait permettre, selon l'Observatoire, de "réorganiser entièrement une traditionnelle division du travail entre les sexes". L'usage voulait en effet que les femmes se voient confier les affaires sociales, l'éducation, la famille ou la santé, alors que les hommes prenaient en charge les transports ou la vie économique. Les femmes restent en revanche extrêmement minoritaires (13,8 %) aux postes de maires, qui ne sont pas concernés par l'obligation de parité. "Avec 83,5 % d'hommes investis tête de liste aux élections municipales, les partis politiques français continuent à faire figure de mauvais élèves tant au niveau européen qu'au niveau international", souligne l'Observatoire. Le pourcentage de femmes maires reste plus que modeste, mais il progresse régulièrement depuis une
vingtaine d'années : la France comptait 5,5 % de femmes maires en 1989, 7,5 % en 1995, 10,9 % en 2001 et 13,8 % en 2008.

Ecole : la mixité en danger
Une fois de plus, l'Europe a bon dos. Au nom d'une prétendue directive européenne, le gouvernement français vient de faire adopter par le Parlement, dans un texte de loi destiné à lutter contre les discriminations, une disposition remettant en cause la mixité à l'école. Selon Le Monde du 23 avril 2008, aucun ministre de l'éducation, aussi réactionnaire fût-il, n'aurait eu "l'audace" d'inscrire dans nos textes, ne serait-ce que par voie de circulaire, la possibilité d'organiser "des enseignements par regroupement des élèves en fonction de leur sexe" sans s'exposer à la foudre des organisations laïques et des syndicats de l'enseignement. Les
directives européennes, que nous avons à transposer dans notre droit national, sont pour la plupart d'inspiration libérale et il nous a souvent fallu batailler ferme pour préserver en France nos spécificités. Or, dans le cas qui nous occupe, l'Europe n'est pas en cause. Aucune des
directives européennes à transposer dans ce texte ne touche au champ de l'enseignement, qui reste une compétence strictement nationale. Dès lors, le gouvernement a menti au Parlement en affirmant, à la tribune de l'Assemblée, que cette dérogation à la mixité à l'école était une exigence de la Commission européenne et qu'on ne pouvait donc s'y soustraire. Au Sénat, tous les groupes parlementaires ainsi que la délégation aux droits des femmes étaient d'accord pour supprimer cette disposition. Or, contre toute attente, le 9 avril, lors de la discussion du texte en séance publique, le gouvernement a maintenu sa position, ordonnant à sa majorité de se plier. Cet épisode parlementaire en dit long sur la liberté de parole et d'amendement de la majorité et augure mal de la façon dont on entend donner plus de pouvoir au Parlement. Il révèle aussi l'influence grandissante des intégristes de tout poil au
sein du pouvoir d'Etat. La mixité est un acquis fragile. Parmi ses détracteurs, trois arguments sont invoqués. Le premier, d'ordre pédagogique, met en évidence le frein que peut constituer la mixité aux performances respectives des filles et des garçons. Le second, d'ordre
social, souligne la montée des violences dans les établissements, et notamment des violences sexuelles. Le troisième, que l'on peut classer, faute de mieux, dans la catégorie "morale", déplore l'indécence qu'il y aurait à suivre, pour les garçons et les filles, des cours en commun. La délégation aux droits des femmes du Sénat s'était saisie de cette question en 2004. Elle avait conclu que les réponses aux problèmes soulevés se trouvaient non pas dans la ségrégation, mais dans la formation des enseignants, l'encadrement éducatif, le contenu des
manuels scolaires et surtout dans la volonté politique d'accompagner les jeunes femmes dans des choix d'orientations professionnelles dont elles ont tendance à s'auto-exclure.

Conseil de l’Europe : Le droit à un avortement sûr et légal enfin reconnu en Europe
Selon un communiqué de presse du Mouvement Français pour le Planing Familial en date du 17 avril 2008, des parlementaires venant de 47 pays européens ont adopté mercredi 16 avril un rapport sur l’avortement sûr et légal en Europe par 102 voix contre 69 et 14 abstentions. Ce rapport invite les 47 Etats membres du Conseil de l’Europe à adopter des mesures visant à :
- dépénaliser l’avortement dans les pays si cela n’a pas encore été fait,
- garantir l’accès effectif à ce droit pour toutes les femmes,
- respecter l’autonomie du choix des femmes,
- offrir les conditions d’un choix libre et éclairé.
Il appelle également les Etats à assurer l’accès des femmes et des hommes à une contraception adaptée, choisie par eux et à un coût raisonnable ainsi qu’une éducation des jeunes à la sexualité et aux relations entre partenaires. Le MFPF se félicite de l’adoption de ce rapport. Pour la première fois une institution européenne adopte un texte qui appelle explicitement à la dépénalisation de l’avortement au nom des droits des femmes. C’est une grande victoire pour toutes les femmes d’Europe, et en particulier pour celles qui se battent en Irlande, en Pologne, à Malte ou ailleurs pour la reconnaissance de ce droit fondamental. Dans un contexte où les clivages politiques, les a priori idéologiques bloquent toutes avancées en matière de droits et de santé sexuelle et reproductive dans l’Union européenne, nous constatons, avec l’adoption de ce rapport par l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, qu’il est possible de dépasser ces clivages tout en déplorant la faible mobilisation des parlementaires français à ce vote. Malgré le caractère non obligatoire pour les Etats membres, ce rapport deviendra sans conteste une référence incontournable pour toutes celles et ceux qui se battent pour garantir le droit à l’avortement et en améliorer l’accès à toutes les femmes sans distinction d’origine ni de revenu.

Retraites : les femmes paient le prix fort !
Après la réforme de 1993 et celle de 2003, imposées au nom de l'équité, le premier ministre vient d'affirmer que la durée de cotisation pour un taux plein serait portée de quarante à quarante et un ans entre 2009 et 2012. Selon Le Monde, il veut confirmer les orientations de
2003 sans qu'aucun bilan n'en soit tiré. Les femmes paient le prix le plus lourd pour les réformes de 1993 et 2003. Les réformes des retraites accroissent les inégalités de pensions entre hommes et femmes. Les pensions de droit direct des femmes (référence aux salaires) sont de moitié inférieures à celles des hommes. Avec la réversion, la différence est encore de près de 40 %. Les petites retraites, ce sont celles des femmes : la moitié des femmes partant
en retraite dans le régime général sont au minimum contributif. Elles constituent 75 % des bénéficiaires de ce minimum. Ces inégalités sont la conséquence logique des inégalités constatées sur le marché du travail en termes d'emploi et de salaires. Celles-ci sont encore aggravées avec la montée du temps partiel et des petits boulots chez les femmes. Mais ce n'est pas tout : les réformes des retraites qui privilégient la durée de cotisation pénalisent d'abord les carrières courtes, discontinues (chômage, retrait d'activité) et à temps partiel. Dans le secteur privé, le passage des dix aux vingt-cinq meilleures années pour le calcul du salaire de référence touche les femmes, qui ont davantage de "mauvaises années". Les
femmes sont donc victimes d'une discrimination indirecte : une disposition (l'allongement de la durée de cotisation) apparemment neutre désavantage les personnes relevant d'un genre. Le système de décote constitue une double peine. Les droits familiaux, notamment la majoration de durée d'assurance (huit trimestres par enfant dans le régime général) et l'assurance-vieillesse des parents au foyer permettent aux femmes de valider de nombreux trimestres dans le secteur privé. Cela ne compense que faiblement les inégalités de pensions, très fortes chez les salariés du privé.

La Cour Européenne ouvre la voie aux pensions de réversion pour les couples homosexuels
Selon Le Monde du 3 avril 2008, la Cour de justice des Communautés européennes a donné raison, mardi 1er avril, au compagnon d'un homme décédé qui souhaitait toucher une
pension de veuvage. En 2001, Tadao Maruko, qui vit en Allemagne, avait noué un "partenariat de vie" - l'équivalent allemand du pacte civil de solidarité (pacs) - avec un créateur de costumes de théâtre. Décédé en 2005, son compagnon était affilié à l'assurance-vieillesse du personnel artistique des théâtres allemands. Tadao Maruko avait sollicité une pension de réversion mais sa demande avait été rejetée au motif que les statuts de l'organisme "ne prévoient pas un tel bénéfice pour les partenaires de vie survivants". Dans leur arrêt, les juges européens ont estimé que cette pension pouvait être assimilée à une "rémunération" : elle entre donc dans le cadre de la loi européenne contre les discriminations en matière d'emploi et de travail. "Le refus de faire bénéficier les partenaires de vie de la pension de survie constitue une discrimination directe fondée sur l'orientation sexuelle", note la Cour, à supposer que "les époux survivants et les partenaires de vie survivants se trouvent dans une situation comparable pour ce qui concerne cette pension". La justice allemande doit donc vérifier que les bénéfices de la caisse de vieillesse du compagnon survivant sont "analogues" à ceux que percevrait un époux survivant. Pour la directrice exécutive de l'International Lesbian and Gay Association-Europe (ILGA), Patricia Prendiville, cette décision "montre sans équivoque que le refus de réversion de la pension d'un partenaire constitue une discrimination
directe sur la base de l'orientation sexuelle qui ne peut jamais être justifiée". L'ILGA considère donc que cet arrêt ouvre la voie au versement d'une pension de réversion dans les pays européens ayant instauré, pour les couples de même sexe, un partenariat impliquant un soutien financier mutuel. La décision n'est sans doute pas transposable telle quelle en France - les pensions de réversion n'y sont pas toujours considérées comme une rémunération - mais elle conforte tous ceux qui défendent le droit à une pension de réversion pour les pacsés. En sept ans, le nombre de pacs a plus que quintuplé, passant de 20.000 en 2001 à plus de 100.000 en 2007.

Les femmes et le sida en France : enjeux sociaux et de santé publique
Les inégalités sociales et économiques sont à l'origine des vulnérabilités des femmes face à l'infection par le VIH, en particulier dans leurs comportements de prévention. Lorsqu'elles
sont infectées, ces inégalités continuent à s'exprimer principalement dans l'accès et le maintien à l'emploi ainsi que dans l'isolement social et affectif. Telles sont les principales
conclusions d'un numéro spécial de la revue Médecine/Sciences qui a été rendu public le 19 février 2008 à l'Assemblée nationale, au cours d'un colloque organisé par l'ANRS rassemblant élus, chercheurs, décideurs en santé publique et représentants associatifs. Ce numéro,
dont l'ANRS est à l'origine, est la première synthèse de travaux en sciences sociales et santé publique consacrés aux femmes face à l'infection par le VIH.
On peut commender
ce numéro hors-série de Médecine/Sciences chez l'éditeur :
http://www.edk.fr

 

31 mars 2008

Quoi de neuf sur le site
Les nouveaux témoignages retenus ce mois :
364. Je vous adresse ce petit mot. Malgré un viol non reconnu par la justice, Catherine a beaucoup avancé. Elle témoigne, message de lutte et d'espoir.
365. Ne faites pas comme moi, n'attendez 20 ans pour réagir. Coralie vient de séparer
366. Comment faire reconnaître ce qu'il est ? Des années après leur séparation, cette femme est toujours en prise avec le père de ses enfants ...
367. Ce n'est qu'en dominant et en faisant souffrir qu'il avait du plaisir. Manue est tombée sous l'emprise d'un sadique.
368. Un arroseur arrosé. Mariana recouvre ses droits.
369. Ce viol m'obsède. Suzanna a décidé de faire face.
370. Les hommes attentionnés peuvent être tout simplement vos fossoyeurs. Corinne se bat contre cet homme qui l'a séduite après des moments très éprouvants.
371. Mes souvenirs sont-ils réels ? Liliane s'interroge sur les images qui envahissent son psychisme.
372. La violence que je subis depuis toujours. Rosa réfléchit sur l'emprise dont elle est victime.
373. Je me souviens avoir été violée. Nadège a besoin d'aide.

Les filles, têtes de classe en Europe
D'après Le Monde du 13 mars 2008, les filles ont de meilleurs parcours scolaires que les garçons. La chose était déjà bien décrite pour la France : on sait désormais qu'elle vaut pour l'ensemble des vingt-sept pays de l'Union européenne. C'est ce qui ressort d'une synthèse réalisée par le ministère de l'éducation nationale (Note d'information, du 11 février) à partir des données collectées par l'Office statistique des Communautés européennes (Eurostat). D'abord, les filles ont moins souvent des problèmes pour lire que les garçons (18 % contre 30 %), quel que soit le pays de l'Union européenne. Ensuite, elles sortent moins souvent du système scolaire sans diplôme ou validation de l'enseignement secondaire. En 2006, 15 % des jeunes Européens de 18 à 24 ans ont écourté précocement leur scolarité secondaire, mais
seulement 13 % des filles contre 18 % des garçons. Enfin, les femmes sont plus souvent diplômées de l'enseignement secondaire et de l'enseignement supérieur que les hommes. Cette situation s'est construite très progressivement. Ainsi, pour la génération âgée de
55 à 64 ans, la moyenne de taux d'accès des hommes à un diplôme du second cycle du secondaire (le baccalauréat en France) est de 59 % contre 49 % pour les femmes. Elle s'annule pour les 35-44 ans et s'inverse pour les 25-34 ans au détriment des hommes. Ce rattrapage a été particulièrement fort dans les pays du Sud (Italie, Espagne ou Grèce), qui partaient de loin. Dans l'Union européenne, les femmes sont majoritaires dans les formations supérieures quel que soit le pays, mais pas à tous les niveaux : leur proportion n'est que de 45 % pour ce qui concerne les études menant à l'obtention d'un doctorat. "Deux Europe s'opposent", précise l'étude. L'Europe du Sud (Italie, Espagne, Portugal, Chypre) ainsi qu'une partie des pays de l'Est (Bulgarie, Roumanie, Estonie, Lituanie, Lettonie) ont une proportion de femmes docteurs majoritaires, contrairement au reste
de l'Europe. La France, avec un taux de 41 %, reste en deçà de la moyenne. Si les femmes sont surreprésentées dans l'enseignement supérieur, elles sont moins souvent diplômées en mathématiques, sciences et technologie que les hommes. En 2005, elles ne
représentaient que 31 % des diplômés de ces matières. Une proportion qui stagne depuis l'an 2000.

Les amours incestueuses d’un frère et d’une sœur condamnées par la justice allemande
D'après Libération du 17 mars 2008, l’histoire de ces frère et sœur de Leipzig (ex-RDA) tient l’opinion allemande, mais aussi la justice, en haleine depuis des années. Patrick (31 ans) et Susan (26 ans) disent s’aimer et ne pas pouvoir vivre l’un sans l’autre. Ils ont ensemble quatre enfants. Mais jeudi, la plus haute juridiction allemande, la Cour constitutionnelle de Karlsruhe, a rendu un arrêt qui risque de mener de nouveau Patrick en prison : elle vient de confirmer la validité du paragraphe 173 du code civil, qui prévoit jusqu’à deux ans de prison et une amende en cas d’inceste entre frère et sœur. L’avocat des deux jeunes gens, qui n’ont pas grandi ensemble, envisage désormais de se tourner vers la Cour européenne de Strasbourg. Mais la procédure, longue et coûteuse, ne changera dans un premier temps rien au sort de Patrick et Susan. L’inceste entre frère et sœur n’est délictueux ni en France, ni en Belgique, ni aux Pays-Bas, ni au Luxembourg, ni au Portugal. Pas même en Italie, où les amants incestueux ne risquent rien tant que leur relation ne provoque aucun scandale… La Turquie, la Chine et la Russie ignorent l’inceste entre frère et sœur du point de vue juridique. L’inceste est, par contre, formellement interdit en Grande-Bretagne, en Pologne, en Suisse, au Danemark et dans nombre d’Etats américains. En France, la dépénalisation de l’inceste entre frère et sœur remonte à 1810 et au code napoléonien. "En Allemagne, l’interdit n’est justifié que par la morale", s’insurgent les juristes qui ont soutenu la plainte de Patrick S. De fait, la Cour constitutionnelle semble avoir le plus grand mal à justifier sa décision et invoque le risque élevé de naissances d’enfants handicapés en cas de trop forte consanguinité. "Cela est inacceptable, s’indigne un juriste. Dans ce cas, il faudrait aussi interdire aux handicapés d’avoir des enfants, ce qui est bien sûr impensable !" Les juristes font du cas de Leipzig une affaire de principe. Cinq à six cas seulement se présentent chaque année devant les tribunaux allemands. Pas question pour les juges et avocats soutenant le couple d’encourager l’inceste, bien évidemment. D’autant que l’histoire de Patrick et Susan n’a rien d’une belle romance. Patrick est confié très jeune à un foyer, puis adopté par une famille de Potsdam. A 24 ans, il décide d’en savoir plus sur ses origines, et se rend à Leipzig. Il y fait connaissance de sa mère (le père est entre-temps décédé) et de Susan, 16 ans. Légèrement débile, la jeune femme souffrirait d’un trouble de la personnalité. Tous deux disent s’être "immédiatement reconnus". Plusieurs de leurs enfants sont handicapés, et Patrick, condamné pour inceste, se retrouve en prison.

Un collectif entend faire reconnaître la qualité d’être sexué des personnes handicapées
Selon Actualités Sociales Hebdomadaires du 14 mars 2008, le "Collectif handicaps et sexualité" a été officiellement créé le 7 Mars à Paris dans l’enceinte du Sénat. L’Association des Paralysés de France (APF), la coordination Handicap et Autonomie et Handicap International entendent poser haut et fort sur la place publique la question de la vie affective et sexuelle des personnes handicapées, et plus précisément ses conditions d’accomplissement de cette dimension de l’existence, pour les personnes en situation de grande dépendance. Après avoir orchestré au printemps dernier le cri de colère des "naufragés de l’amour" dans le cadre du colloque international qu’elles avaient co-organisé au Parlement européen de Strasbourg, les quatre associations veulent poursuivre la réflexion et envisager les réponses concrètes à apporter aux hommes et aux femmes qui ont besoin d’une assistance pour exprimer et satisfaire leurs attentes en matière de sensualité. Revendiquer, proposer et promouvoir la mise en œuvre d’actions favorisant l’épanouissement et le respect de la vie intime affective et sexuelle des personnes en
situation de handicap, quel que soit leur âge. "Actuellement être handicapé et parler de ses frustrations c’est risquer de se retrouver face à un mur de silence", déclare Marcel Nuss, président de la CH. L’objectif est de lever la chape de plomb sur le sujet, de
sensibiliser les pouvoirs publics et les responsables de structures afin de respecter le droit pour les personnes handicapées de décider pour elles-mêmes en ce qui concerne leur vie intime. Ils envisagent également de prévoir des sessions de formation initiale et continue
pour les professionnels, de l’éducation à la sexualité pour les enfants et les adolescents, sans oublier d’étudier l’option de "services de prestations d’assistance érotique et/ou sexuelle des personnes en situation de grande dépendance", c’est-à-dire le concours d’un tiers pour quelles puissent grâce à lui connaître des jouissances physiques ou avoir des relations sexuelles avec leur partenaire. Tout est à faire et notamment une réflexion sur les
conditions juridiques, éthiques et pratiques à remplir pour lancer de telles initiatives en France car quelques services existent en Europe. Aussi importante que soit la question de l‘accompagnement sexuel, cela ne doit pas non plus occulter l’affectivité et le désarroi des personnes en grande dépendance. La révolution consiste à promouvoir d’être dans l’écoute des intéressés qui ne veulent plus voir nier leur qualité d’être sexué.

Le nombre de cancers du sein est en diminution en France depuis 2005
Alors qu'elle ne cessait d'augmenter dans des proportions inquiétantes depuis une trentaine d'années, l'incidence du cancer du sein est en diminution en France depuis 2005 selon Le Monde du 20 mars 2008 . Ce phénomène est également observé aux Etats-Unis. Pour l'heure, la seule explication
rationnelle semble résider dans la désaffection massive vis-à-vis des traitements hormonaux substitutifs (THS) de la ménopause. Tels sont les principaux enseignements d'un rapport rendu public, lundi 18 février, par l'Académie nationale de médecine, qui formule par ailleurs une série de recommandations pour tenter d'organiser une prévention de cette pathologie à l'origine, chaque année, d'environ 10.000 décès prématurés. Les conclusions du groupe de travail de l'Académie nationale de médecine créé à l'initiative du professeur Maurice Tubiana se fondent pour partie sur une publication du dernier numéro, daté de janvier, du Bulletin du cancer. Dirigés par le docteur Hubert Allemand (Caisse nationale d'assurance-maladie), les auteurs se penchent sur un phénomène assez paradoxal : alors que le nombre des examens radiologiques de dépistage du cancer du sein ne cesse d'augmenter en France, celui des cas diagnostiqués diminue notablement depuis 2005. "Entre 2000 et 2004, la croissance annuelle moyenne du taux d'incidence a été de 2,1 %, écrivent-ils. Puis ce taux a décliné. Il a diminué de 4,3 % entre 2004 et 2005 et de 3,3 % entre 2005 et 2006." La diminution a avant tout concerné la catégorie des femmes âgées de 50 ans et plus avec des diminutions respectives de 6 % et 5,3 %. Le nombre de cas diagnostiqués avait atteint 49.236 en 2004. Enfanter tôt et allaiter offrent une certaine protection. Pour réduire l'incidence du cancer du sein, l'Académie nationale de médecine recommande des mesures permettant de bénéficier de l'effet protecteur que procurent les premières grossesses précoces. En France, l'âge moyen à la naissance du
premier enfant a notablement augmenté : il est passé de 24 ans en 1970 à 28-29 ans depuis 2001. "Les femmes doivent être informées du bénéfice d'une première grossesse avant 25 ans", estiment les auteurs du rapport. Cet objectif pourrait être plus facilement
atteint via différentes mesures de politique familiale parmi lesquelles une augmentation des allocations familiales dès le premier enfant et l'augmentation de l'offre des crèches. "Il sera alors aussi plus facile d'encourager les femmes à allaiter leur enfant au sein, si possible pendant au moins six mois, ajoutent-ils. Outre les bénéfices de l'allaitement pour l'enfant, l'épidémiologie a démontré qu'il conférait une protection pour la femme."

Les pères réclament du temps pour s'occuper de leurs enfants
Selon une étude rapportée par Libération du 18 mars 2008, les cadres supérieurs s’impliquent plus dans leur foyer. Des pères qui rentraient tard du bureau et ne faisaient
jamais faire les devoirs à leurs enfants. Des pères qui n’avaient pas le temps de les emmener à l’école le matin, ni de leur lire des histoires le soir. Des pères perdus en cuisine dès qu’il fallait cuire deux œufs. Des pères d’autrefois. Des dinosaures comme il
semble finalement en rester peu. "La paternité a muté à l’échelle d’une génération", affirme une enquête menée par le cabinet Equilibres auprès de cadres dirigeants âgés de 30 à 40 ans. Exit les pater familias : "Le père est devenu autonome sur l’ensemble des activités parentales et surtout avide d’échanger au quotidien avec ses enfants." Trop beau pour être vrai ? L’étude distingue en tout cas trois profils de pères managers. Les "équilibristes" forment le gros du bataillon (52 % de l’échantillon). Particulièrement demandeurs l’aménagement de leur temps de travail, ils comptent souvent parmi les plus jeunes et sont
pères d’enfants de moins de 3 ans. Ils vivent leur paternité comme un épanouissement et se prononcent pour une "déspécialisation des rôles". Les plus convaincus sont les "égalitaires" (33 % de l’échantillon), sorte de pionniers de l’égalité hommes-femmes dans
leur couple autant qu’au travail. Ceux-là seraient demandeurs d’une "révolution culturelle" au sein de l’entreprise. Ils ont identifié un certain nombre de freins qu’ils déplorent : préjugés sur le rôle d’un homme, culture de l’implication totale encore augmentée par les
outils technologiques (mails, BlackBerry…) et tabous autour des temps de respiration professionnelle (congés parentaux, temps partiels, etc.). Pour les "égalitaires", peu importe qui de l’homme ou de la femme apporte des revenus : ils se disent prêts à arbitrer
en couple des temps de pause dans leur carrière. Reste enfin le groupe des "pourvoyeurs de revenus"(15 % de l’échantillon), finalement encore assez proche du modèle classique : des hommes qui ont construit leur identité à travers le travail. Ils sont prêts à des sacrifices personnels et à des compromis professionnels. Leur temps de travail déborde largement sur leur temps familial. Et ils se reposent beaucoup sur leurs femmes pour les tâches domestiques. Mais ils ressentiraient "tensions et frustrations" autour de "la difficulté d’être père" et de "la maîtrise de leur emploi du temps", résume l’étude. Leurs enfants ont souvent 7 ans et plus.Globalement, deux tiers des hommes interrogés ont utilisé leur congé
paternité. Mais tous ont encore du mal à oser s’absenter durant une journée pour organiser la garde d’un enfant malade. Quand ils le font, c’est souvent en douce, sans rien dire. Ils se sentent encore très fortement contraints au "présentéisme". On pourrait regretter que cette étude ne concerne que des cadres dirigeants. Mais c’est précisément parce qu’ils sont décisionnaires dans leurs entreprises que l’enquête s’est concentrée sur eux : ils sont en situation d’adapter les règles du jeu. Intitulée "Les pères managers en quête d’équilibre, portrait d’une génération qui entend réconcilier travail et paternité", l’étude fait le pari que "l’exemple [vienne] d’en haut".

 

29 février 2008

Quoi de neuf sur le site
Publication d'un communiqué de presse de l'Observatoire de la vie Etudiante quant à la prostitution étudiante, qui vient conforter le point de vue défendu à ce propos dans notre article Les yeux de Kaa, rubrique points de vue.
Les nouveaux témoignages retenus ce mois :
355. Quelqu'un à qui parler ? Qu'est-ce qui pousse Ania à s'occuper des autres jusqu'à s'oublier elle-même ?
356. Je suis perdue. Coralie est victime de maltraitances graves et d'abus sexuels de la part de son mari. Elle a besoin de soutien.
357. Enfin, toute cette histoire va se terminer. Sept ans après les faits et après quatre ans d'instruction, il va être enfin jugé .... F. donne des nouvelles.
358. J'ai été agressée et violée par ce voisin. Catherine a demandé la publication de ses échanges avec notre conseil, Chantal.
359. J'ai réussi à me défaire de son emprise. MC a souhaité témoigné de son histoire qui peut aider d'autres femmes.
360. Un homme peu affectueux. Cette femme évoque ses difficultés de couple et demande conseil.
361. Après 6 ans de séparation, je me sens encore prisonnière. Kris s'entretient des difficultés avec son ancien concubin, notamment quant à leur enfant commun.
362. De simples disputes. Coraline s'alerte du manque de "réactivité" des autorités de police alertées par des voisins.
363. Après quelques mois d'une vie de couple difficile, je suis enceinte. S. s'inquiète de l'avenir ...

Les bonnes pages
La Gifle est le récit, véridique, de neuf années d'une descente aux enfers conjugale. Insultée, humiliée, battue des heures durant à coups de pied, de branche d'arbre, de tuyau d'arrosage ou de batte de base-ball, Sabrina a cru plusieurs fois succomber. De douleur d'abord. De tristesse et de honte, ensuite. Mais cette jeune mère a décidé de ne plus baisser la tête. Elle a pris la plume pour témoigner, comprendre ce qui est arrivé. Se comprendre aussi. Pourquoi est-elle restée ? Quels mécanismes l'enchaînaient ainsi à son bourreau ?
De ce texte éprouvant et prenant, l'on retient aussi la longue impunité de celui qui frappe, l'inefficacité des sanctions, la lâcheté des voisins et passants qui voient pleuvoir les coups, la stupéfiante mauvaise foi de sa belle-famille. Et l'on reste coi devant la manière dont un homme transforme sa névrose en une inépuisable haine envers la femme qui partage sa vie. Sabrina envoie à toutes les victimes de violences conjugales un appel vibrant à ne pas se laisser engloutir par le malheur et la culpabilité. Sabrina R. a 38 ans et habite à Lyon.
La Gifle, Sabrina R., éditions Danger Public, 396 pages, 16,90 €, sortie librairie le 6 mars 2008.

Parution des chiffres de la DREES : nombre relativement stable d'IVG
Selon le Bulletin Etudes & Résultats / DREES n° 624 février 2008 (Les
interruptions volontaires de grossesse en 2005,
Annick Vilain), le nombre d'interruptions volontaires de grossesse reste relativement stable, avec 206.300 IVG en 2005, contre 210.700 l'année précédente, mais il a augmenté chez les mineures, passant de 11.500 à 12.140, selon une étude de la Drees (ministères). Avec quelques petites fluctuations d'une année sur l'autre, le nombre d'IVG a peu varié depuis leur légalisation en 1975, malgré le développement de la contraception d'urgence (pilule du lendemain), mais il continue à croître chez les mineures et les femmes de moins de 20 ans. Près de 12.140 filles de 15 Ã 17 ans et 850 moins de 15 ans ont pratiqué une IVG en 2005. Parmi les plus de vingt ans, le nombre d'IVG a diminué légèrement en 2005 pour toutes les tranches d'âge. Le nombre d'IVG reste stable, et en augmentation chez les jeunes, malgré une utilisation intensive des méthodes de contraception. En effet, d'après le baromètre santéde l'Institut de prévention et d'éducation pour la santé(INPES), 71% des personnes âgées de 15 à54 ans déclarent "faire quelque chose pour éviter une grossesse", le plus souvent la pilule. Les femmes connaissent et utilisent de plus en plus la contraception d'urgence. Depuis juin 1999, date à laquelle celle-ci est devenue accessible en pharmacie sans prescription médicale, son utilisation s'est très fortement développée: il s'est vendu sept fois plus de Norlevo (pilule du lendemain) en 2006 qu'en 1999. La part dans le total des IVG médicamenteuses, qui peuvent être pratiquées jusqu'à sept semaines d'aménorrhée (fin de la cinquième semaine de grossesse) dans un établissement public et privé autorisé, et depuis 2004, par un praticien ayant passé convention, est passée de 16% en 1995 à 44% en 2005. Les IVG sont réalisées essentiellement dans le secteur public, plus souvent qu'avant : 72% en 2005 contre 60% en 1990. L'activité est très concentrée sur certains établissements, puisque 6% d'entre eux représentent plus du quart du total des IVG effectuées dans l'année. Près des trois quarts des IVG concernent des femmes âgées de 18 à 35 ans. Ce sont celles de 20 à 24 ans qui y ont le plus souvent recours (27 IVG pour 1000 en 2005). De fortes disparités régionales dans le nombre d'IVG persistent. Elles sont plus fréquentes dans les Dom, le Sud de la métropole et en Ile-de-France. La France se situe avec la Suède et le Royaume-Uni parmi les pays de l'Union européenne qui ont les taux de recours à l'IVG les plus élevés.

Les MST explosent à nouveau en France
Selon Le Figaro du 12 février 2008, la recrudescence des gonocoques, des chlamydia et de la syphilis serait la conséquence d'une reprise des comportements sexuels à risques. La politique de prévention des maladies sexuellement transmissibles (MST) a du plomb dans l'aile. Tous les indicateurs montrent une recrudescence des infections (gonocoques, chlamydia, syphilis), transmises lors de rapports sexuels, qu'il s'agisse de relations hétéro ou homosexuelles. Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de l'Institut de veille sanitaire publie en effet cette semaine des chiffres attestant de cette augmentation des MST en France. Outre les conséquences sanitaires propres à ces infections
(maladies chroniques chez l'homme, risques de stérilité chez la femme), ces données sont la traduction d'une reprise des comportements à risques, d'un moindre recours au préservatif et donc d'un risque accru de transmission du virus du sida. Les infections à gonocoques présentent la particularitéd'avoir une courte période d'incubation et de donner des symptômes "bruyants" chez l'homme. Elles sont donc à ce titre un indicateur très réactif des comportements sexuels à risques. Un réseau de laboratoires d'analyses médicales analyse chaque année le nombre de souches de gonocoques isolées. Au cours des trois dernières années, la croissance du nombre de cas est constante, avec 50 % en plus en 2006 par rapport à 2005. Avec une augmentation très marquée chez les femmes (plus 264 %) et en province (plus 94 %). L'âge moyen des patients concernés est de 30 ans pour les hommes et de 23 ans pour les femmes. Il faut enfin noter une progression des souches résistantes à la ciprofloxacine, un des antibiotiques de référence dans cette affection. L'infection à chlamydia trachomatis est la plus fréquente chez la femme. Elle ne provoque que peu de symptômes mais, en l'absence de traitement, elle peut induire des lésions au niveau des trompes, responsables de stérilité ou de grossesse extra-utérine. Depuis le début des années 2000, une croissance des infections à chlamydia est observée en France, comme dans tous les autres pays industrialisés. En Angleterre par exemple, cette augmentation peut être mise sur le compte d'un dépistage systématique proposé aux moins de 25 ans, dans le cadre de la lutte contre la stérilité. Il faut souligner qu'en France, entre 2003 et 2006, le nombre de cas a augmenté de 55 % chez l'homme et de 62 % chez la femme. Reste à savoir si une telle augmentation est à mettre sur le compte de la progression de la maladie ou seulement sur l'amélioration du dépistage et du diagnostic.

Lutte contre les violences conjugales : l'Assemblée Nationale dresse un
bilan mitigé de l'application de la loi du 4 Avril 2006

Selon Actualités Sociales Hebdomadaires du 25 janvier 2008, l'Assemblée Nationale reconnaît dans un bilan que la loi du 4 Avril 2006 a permis de renforcer la prévention et la répression des violences au sein du couple ou commises contre les mineurs et d'introduire un dispositif pénal plus efficace. Mais il n'empêche que son application se heurte à une limite importante : la disparité des politiques pénales menées par des parquets. C'est un constat mitigé que dressent ainsi les députés dans un rapport d'information de l'application de ce texte, rendu public en décembre dernier. Les parlementaires jugent en effet inacceptables les disparités
flagrantes demeurant entre parquets sur le territoire de la République. Et plus particulièrement que soient encore classés sans suite des plaintes, assorties d'une incapacité totale de travail ou soit encore proposée une médiation pénale pour des faits commis en récidive. Sur ce dernier point, bien qu'une circulaire de la chancellerie du 19 Avril 2006 précisant les dispositions de la loi du 4 Avril 2006 ait préconisé un recours exceptionnel à cette
mesure, les parlementaires ont noté une utilisation encore trop fréquente de ce dispositif sur la capacité du mis en cause à se remettre en question. Plus globalement, l'Assemblée Nationale insiste sur la nécessité de prolonger les actions de formation pour améliorer les conditions d'accueil dans les commissariats et surtout de former les nouveaux fonctionnaires de police à la spécificité de ces problématiques. Il faut en outre, selon elle, remobiliser les
différents acteurs de la chaîne pénale sur les questions de violences conjugales. Il conviendrait également de mieux articuler les décisions judiciaires au plan pénal et au plan civil, à savoir de mieux coordonner les décisions relatives à l'attribution du logement et de l'autorité parentale, notamment la décision de l'éviction du conjoint violent du domicile conjugal et, d'autre part, la décision d'attribution de la garde des enfants. Les parlementaires admettent aussi qu'il faudrait mieux coordonner les décisions prises entre les juges des enfants et les juges aux affaires familiales. Enfin, ils soulignent l'importance de mieux
prendre en charge les violences psychologiques et de développer des structures d'accueil d'urgence, tout autant pour les victimes qui doivent se sentir soutenues que pour les auteurs, condition de mise à exécution effective de la mesure d'éviction du domicile du
conjoint violent.

Stérilisation : 30 000 Françaises sautent le pas chaque année
Selon Destination Santé du 15 février 2008, depuis la loi du 4 juillet 2001, la stérilisation féminine est autorisée en France dans un but contraceptif. C'est évidemment un choix déterminant, dans la mesure où il implique le renoncement à une future maternité. Pour éviter une décision trop précipitée, la patiente bénéficie donc d'un délai de réflexion de 4 mois avant l'intervention. "Les femmes qui choisissent la stérilisation ont en moyenne 35 ans", précise le Dr Aubert Agostini, gynécologue-obstétricien à l'hôpital de la Conception de Marseille. "Leurs motifs sont de deux ordres. Le premier est médical, s'agissant de patientes chez qui une contraception classique est médicalement déconseillée. Mais de manière générale, les demandes viennent de femmes qui ont déjà réalisé leur désir de maternité et ne veulent plus être contraintes par une contraception. " Le 31 octobre 2007, la Haute Autorité de Santé (HAS) a reconnu la technique Essure comme méthode de stérilisation permanente. Celle-ci est "susceptible d'être proposée comme technique de stérilisation en première intention, chez la femme autour de 40 ans n'ayant plus de désir de maternité." Cette technique repose sur l'insertion dans chaque trompe d'un micro-implant. Elle se fait par les voies naturelles. Cet implant est une sorte de petit ressort qui, une fois libéré, prend la forme de la trompe. A l'intérieur de l'implant, des fibres de polyéthylène vont boucher définitivement les trompes au
bout de trois mois. Pendant ces trois mois, le recours à une contraception classique reste nécessaire. Au terme de cette période, un contrôle radio obligatoire vérifie le bon positionnement des implants. "Cette technique se pratique sans anesthésie générale et
en ambulatoire. La patiente ne reste que quelques heures en milieu hospitalier, et elle peut reprendre une activité normale dès le lendemain", souligne le Dr Agostini. L'autre technique autorisée en France repose sur la ligature des trompes. C'est un acte chirurgical qui se fait sous cœlioscopie. Dans ce cas, une anesthésie générale, une hospitalisation et un arrêt de travail d'une semaine sont
nécessaires. De petites cicatrices abdominales subsistent alors, et
le niveau de risque de cette méthode, plus ancienne, serait légèrement plus élevé. La stérilisation en revanche, est immédiate mais apparemment pas toujours définitive. Quelques cas de grossesses obtenues après stérilisation chirurgicale sont en effet connus. "A
l'inverse", insiste le Dr Agostini, "la stérilisation par voie naturelle est totalement irréversible."

 

31 janvier 2008

Quoi de neuf sur le site
Les nouveaux témoignages retenus ce mois :
350. Je sais que je dois partir. Camille subit des violences psychologiques.
351. Je suis la reine du mensonge. Victime de violences, Jade se dévalorise.
352. Un grain de sable parmi tant d'autres. P. a été victime d'abus sexuels et de viols chez sa nourrice.
353. Il a tué ma soeur. Message d'Aurore.
354. Mon père veut me marier avec mon cousin. Assa appelle à l'aide.

Victimes d'inceste : le congrès d'AIVI
Sous le patronage du Ministère de la Santé, le 4 octobre 2008, l'Association Internationale des Victimes de l'Inceste (AIVI) propose un congrès international sur le thème "Soigner les victimes d'inceste". L’inceste provoque chez les victimes d’inceste , des troubles et symptômes qui génèrent une souffrance intense. Cela peut durer des années sans que le moindre soulagement intervienne. Automutilations, tentatives de suicide, anorexie, boulimie, alcoolisme, toxicomanie, prostitution, dépressions, phobies... peuvent être le quotidien des enfants, adolescents et adultes qui ont traversé le traumatisme de l’inceste. Le Congrès d’AIVI 2008 va tenter de répondre à une double problématique : d’une part l’errance thérapeutique des victimes d’inceste et d’autre part l’isolement des professionnels face à ce traumatisme si peu étudié et rarement enseigné. L'AIVI souhaite proposer aux participants plusieurs techniques de soin pour les victimes enfants et adultes expérimentées en France, Belgique et au Canada. Quelques présentations seront suivies du témoignage d’une survivante ou d’un survivant qui s’est soigné grâce à cette technique.
Dossier d'information au format PDF : http://aivi.org/congres/docs/DPcongres2008.pdf
Site dédié http://aivi.org/congres où vous pouvez vous inscrire en ligne.
Dépliants et affiches à disposition sur simple demande à congres@aivi.org.

Elections municipales : où en est la parité ?
L’Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes a présenté le 23 janvier 2008 un rapport intitulé "2001 l’odyssée paritaire : rencontres avec les élues municipales" et faisant le bilan de la loi du 6 juin 2000 imposant la parité sur les listes de candidatures pour les élections municipales dans les villes de plus de 3500 habitants. Il essaie également de dégager les possibles conséquences de la récente loi du 31 janvier 2007 sur "l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives" pour les élections de mars 2008. La loi de 2000, qui impose la parité sur les listes sans pourtant contraindre à une stricte alternance, a permis de faire passer le pourcentage de femmes dans les conseils municipaux de 21,7% en 1995 à 33% en 2001. Le nombre de femmes élues maires a progressé mais reste faible (11,9% au total) même s’il est plus important dans les grandes villes (13,9% pour les villes de plus de 100 000 habitants). La loi de 2007 impose pour les municipales de 2008 une stricte alternance sur les listes entre les hommes et les femmes et, surtout, elle exige que la parité soit également respectée pour les adjoints au maire. L’enquête menée par l’Observatoire laisse pourtant craindre que les têtes de listes, donc les futurs maires, soient encore très majoritairement des hommes en 2008. Ce devrait être le cas pour 85% des listes présentées dans les villes de plus de 20 000 habitants.

Mutilations sexuelles : combien de femmes concernées en France ?
Selon La Croix le 29 janvier 2008, une première enquête va êttre conduite en février et mars 2008 dans les 42 maternités et 126 centres de protection maternelle infantile de la région Procence-Alpes-Côte d'Azur en vue d'évaluer le nombre de femmes victimes de mutilations sexuelles. Cette enquête sera la première du genre. Le ministère de la santé estime à 60.000 les individus de sexe féminin excisés ou en danger de l'être en France.
Voir aussi sur l'espace Femmes/Egalité sur le site du ministère du travail, des relations sociales et de la solidarité : cliquez ici.

Fiasco pour la réforme dun nom de famille
Selon Le Figaro du 5 janvier 2008, peu de parents ont recours à la nouvelle loi sur le nom de famille en vigueur depuis janvier 2005. Les enfants continuent à porter le nom de leur père. Trois ans après la réforme du nom de famille, le bilan trahit une impopularité certaine de la loi, pour ne pas dire un échec. Peu de parents, en effet, ont choisi d'accoler leurs deux noms pour l'état civil de leur enfant, et encore moins ont donné le seul nom de la mère. Ainsi, la très grande majorité des nouveau-nés continuent aujourd'hui de porter traditionnellement le nom de leur père. Sur les 10.114 déclarations de naissance avec reconnaissance en 2007 à Lille (selon l'Insee, le département du Nord comptait l'année dernière encore le plus grand nombre de naissances des villes de province), seules 479 demandes ont été faites.

Le quai d'Orsay limite l'accès au PACS pour les homosexuels expatriés
Interviewés par Le Monde du 19 décembre 2007, ils ont tous deux choisi de vivre en Asie mais ils croyaient pouvoir se pacser sans difficultés à l'ambassade de France. "Nous avons vite déchanté, raconte ce ressortissant français qui souhaitait s'unir avec son compagnon. Les services étaient très réticents, ils nous ont fait longuement patienter, puis l'ambassadeur a tenté de nous dissuader en nous mettant en garde contre les troubles à l'ordre public local, qui pénalise l'homosexualité. Nous avons finalement réussi à obtenir une date mais elle a été annulée sans explication. Depuis, aucune nouvelle." L'ambassade de France ne faisait sans doute qu'appliquer la circulaire du ministère des affaires étrangères du 28 septembre 2007, qui limite considérablement la portée du PACS à l'étranger. Avant d'examiner une demande, l'ambassadeur ou le chef de poste doivent désormais "s'assurer que l'ordre public local ne
prohibe pas la vie de couple, hors mariage, de deux personnes de sexe différent ou de même sexe". Si l'union libre ou l'homosexualité sont interdites, la demande "ne peut être examinée", selon la circulaire. La porte n'est pas complètement fermée pour autant : lorsque les demandeurs sont tous deux français et qu'ils "persistent dans leur volonté en dépit de la mise en garde de l'ambassadeur ou du chef de poste consulaire", la demande peut être examinée à une condition : les futurs pacsés doivent reconnaître dans une lettre qu'ils ont reçu une "mise en garde" et qu'ils en ont "compris la portée". Cette "reconnaissance d'avis donné" doit être conservée par l'ambassade ou le consulat. Les partenaires doivent également s'engager à ne pas se prévaloir du PACS dans le pays concerné. Pour le ministère, cet encadrement des PACS homosexuels signés à l'étranger a pour but de garantir la sécurité des ressortissants
français. "Nous ne souhaitons pas qu'ils aient des difficultés dans les pays où l'homosexualité est réprimée", note le Quai d'Orsay. Ces restrictions concernent près de quarante pays, qui vont de l'Algérie au Cameroun en passant par l'Egypte, l'Inde, le Liban, le Maroc, le Nigeria, le Togo, la Tunisie ou la Syrie.

Les Françaises ont de plus en plus de difficultés à accéder à l'avortement
Selon Le Monde du 8 décembre 2007, de nombreux médecins font jouer la clause de conscience, surtout pour les interventions tardives. Chaque année, entre 3.000 et 5.000
femmes se rendent à l'étranger pour pouvoir avorter, après avoir dépassé le délai légal d'interruption volontaire de grossesse (IVG) en France. Sur Internet, elles s'échangent les bons tuyaux. L'adresse du Planning familial le plus proche, les contacts avec les cliniques néerlandaises ou anglaises, une évaluation du prix qui leur en coûtera (entre 500 et 1.000 euros selon les cas). La loi du 4 juillet 2001 avait pourtant relevé le seuil de l'IVG de dix à
douze semaines de grossesse, essentiellement dans le but d'éviter ces départs. Mais l'allongement du délai légal est peu voire pas respecté dans les hôpitaux, et les difficultés d'accès à l'IVG chirurgicale persistent. "La gestion de la pénurie et le bricolage
militant deviennent la règle, analyse Fatima Belal, coordinatrice régionale Ile-de-France du Planning familial. Les dix-douze semaines, seuls les médecins militants acceptent de les faire.
Au-delà, c'est l'étranger, et cela n'a plus rien de subversif." Plus de trente ans après la loi Veil de 1975, l'avortement reste un droit précaire. "La France a autorisé l'IVG mais n'a toujours pas organisé de politique nationale de santé publique qui conforterait et favoriserait son application", explique Marie-Laure Brival, gynécologue-obstétricienne, présidente de l'Association nationale des centres d'interruption de grossesse et de contraception (Ancic).
L'application de la loi est erratique, soumise à la bonne volonté des médecins. Partout en France, en dehors des centres d'interruption de grossesse, dont c'est la finalité, l'IVG continue à être considérée comme une activité peu gratifiante pour les médecins. La clause de conscience est souvent opposée, spécialement pour ne pas pratiquer les IVG entre dix et douze semaines de grossesse. Les médecins qui acceptent se retrouvent donc en première
ligne, confrontés au regard réprobateur de leurs collègues.L'autre raison du désengagement des établissements est d'ordre financier. A 250 euros le forfait pour une IVG chirurgicale contre 652 euros pour une fausse couche, l'IVG est un acte sous-évalué, réalisé à perte
par les hôpitaux. "Or, avec la tarification à l'activité à 100 % en 2008, qui impose une rentabilité maximum aux hôpitaux, l'IVG risque d'être encore plus en difficulté", craint Marie-Laure Brival. Pour parer cette évolution la ministre de la santé a accepté le principe d'une revalorisation de l'IVG chirurgicale, au 1er mars 2008. Roselyne Bachelot a également fait adopter, dans le projet de loi de finances de la Sécurité sociale pour 2008, l'extension de la pratique de l'IVG médicamenteuse aux centres de planification et d'éducation familiale. Cette avancée ne concerne cependant qu'une partie des femmes, puisque l'IVG médicamenteuse n'est pratiquée que jusqu'à sept semaines de grossesse. Le problème reste entier pour les milliers de femmes qui découvrent tardivement leur grossesse non désirée.

30 millions de chinois célibataires
Selon la Gazette des femmes de mai-juin 2007, inquiet du déséquilibre (le ratio des naissances est désormais de 118 garçons pour 100 filles et on prévoit que 30 millions d'hommes seront célibataires en 2020), le gouvernement vient d'annoncer de nouvelles mesures pour protéger les fillettes. Les échographies déterminant le sexe de l'enfant à naître et les avortements de fœtus féminins seront contrôlés plus sévèrement. Des allocations spéciales seront aussi versées aux parents qui ont des bébés filles.

 

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