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31
décembre 2005 Quoi
de neuf sur le site
Mise
à jour des pages Espace
Famille et Organigramme
à la suite de la fermeture du service Espace Famille, rubrique Tout sur
SOS Femmes Accueil
Et
les derniers témoignages retenus : 194. Je
n'arrive pas à y voir clair. Mistinguette a-t-elle été
violée ? De quoi s'agit-il ? 195. Je
suis faible et il le sait. Coinette se séparerait bien de son concubin. 196.
Un homme victime
de violences. Jean-Pierre rend compte de ce qu'il a vécu.
Les
bonnes pages
Le
"genre" serait à distinguer du "sexe" afin de séparer
le pôle naturel du pôle culturel de la sexualité. Cette distinction,
issu des théories féministes, fut mise en cause par Judith Butler
dans Gender Trouble en 1990. Ce livre, enfin traduit, est à l'origine
des théories queer : l'identité serait "flottante"
plutôt que constituée. Trouble dans le genre, Pour un féminisme
de la subversion, Judith Butler, éd. La Découverte, Paris, 2005,
280 p., 23 euros.
Femmes
sous emprise, Les ressorts de la violence dans le couple, Marie-France Hirigoyen,
Oh ! éditions, Paris, 2005, 300 p., 18,90 euros. Auteure en 1998 de Harcèlement
moral devenu ouvrage de référence, Marie-France Hirigoyen s'intéresse
ici à la violence de couple. La pyschanalyste s'inscrit en faux contre
les thèses d'Elisabeth Badinter et Marcella Iacub et affirme que violences
physique et psychologique sont indissociables, les coups n'étant que la
manifestation visible d'une emprise psychique qu'elle compare au conditionnement
sectaire.
Les
féminismes en questions, Christelle Taraud, éd. Amsterdam, Paris,
2005, 180 p., 15 euros. L'historienne Christelle Taraud s'est passionnée
pour les débats médiatisés où sont intervenues les
féministes ces quinze dernières années. Au fil du livre,
le lecteur mesure à quel point les lois sociales sont liées à
la question anthropologique de l'identité humaine.
Unanimité
contre les violences conjugales Tous les députés ont
voté le 15 décembre 2005 en première lecture la proposition
de loi sénatoriale qui renforce la législation en matière
de lutte contre les violences faites aux femmes. En voici les différents
points. AGE DU MARIAGE - L'âge légal du mariage pour les filles,
15 ans actuellement, est aligné sur celui des garçons, soit 18 ans. ALOURDISSEMENT
DES PEINES - Le fait de commettre des violences entre conjoints (mariés,
concubins ou pacsés) ou anciens conjoints devient une "circonstance
aggravante". Elle est applicable en cas de meurtre, portant la peine encourue
de 30 ans de prison à la réclusion criminelle à perpétuité,
et en cas de viol. - La confiscation par un des conjoints des papiers d'identité
ou des "moyens de paiement" est considéré comme un vol
et donc passible de trois ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende. MARIAGES
FORCES - Audition obligatoire des futurs époux par l'officier d'état
civil en cas de doute sur le consentement au mariage. - Allongement de six
mois à deux ans du délai de demande de nullité du mariage
pour vice de consentement en cas de cohabitation des époux. - Le procureur,
et non plus seulement un des époux, peut attaquer un mariage en cas de
doute sur le consentement. - Possibilité d'annuler un mariage en cas
d'intimidation des parents sur un des époux (sans menace de violence de
ces derniers) MUTILATION SEXUELLE - Possibilité de condamner une
mutilation sexuelle, notamment l'excision commise à l'étranger sur
une victime mineure "résidant habituellement en France", de lever
le secret professionnel, avec une prescription portée à 20 ans. TOURISME
SEXUEL - Possibilité de prononcer l'interdiction de sortie du territoire
pour des personnes ayant commis des agressions sexuelles. - Le procureur peut
ordonner l'inscription des empreintes génétiques dans le fichier
national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) en
cas de condamnation par un tribunal étranger pour des infractions sexuelles
d'un Français ou d'un étranger "résidant habituellement"
en France. PEDOPORNOGRAPHIE ET EXPLOITATION SEXUELLE DES ENFANTS - Transcription
de la décision-cadre européenne de décembre 2003 - Possibilité
d'engager des poursuites contre un Français ayant commis à l'étranger
des actes de proxénétisme. - Aggravation des peines pour la diffusion
d'images pédopornographiques - Possibilité d'interdiction d'exercer
des activités en contact avec des mineurs pour les personnes condamnées
pour proxénétisme envers des enfants. - Possibilité de
poursuivre l'incitation à la pédopornographie. - Report du départ
du délai de prescription pour les actes de proxénétisme envers
un mineur à la majorité de la victime. Une
exposition contre l'avortement au sein du Parlement Européen provoque le
scandale parmi les députés Selon
Fenêtre sur l'Europe du 23 novembre 2005, une exposition anti-avortement
au sein du Parlement Européen organisée par le Parti de la Famille
en Pologne, réputé pour son euroscepticisme et son ultraconservatisme
et soutenu par l'Eglise catholique polonaise, a provoqué un tollé
parmi les députés européens. En effet, le matin du 17 novembre
2005, une série de grands panneaux photos trônait dans une zone publique
du Parlement, qui représentaient des enfants derrière des barbelés
dans des camps nazis, avec une légende choc : "Si une mère
vient à tuer son enfant, comment peut on éviter que les hommes ne
s'entretuent ?" La comparaison de l'avortement à la Shoah a été
heureusement jugée scandaleuse, alors que l'on a commémoré
les 60 ans de la 2nde guerre mondiale cette année. Pourtant cet argument
est régulièrement repris par les "pro vie". Mia de Vits
(belge) et sa collègue, Genwefa Grabowska (polonaise), qui avait autorisé
l'exposition, ont fait retirerles panneaux. Elles assurent avoir été
trompées par le titre "La vie et les enfants en Europe" et déclarent
n'avoir pas vu l'ensemble des panneaux auparavant, ce que dément Maciej
Giertych, président de la délégation de la Ligue des Familles.
De nombreux députés et des organisations prochoix (IPPF, Catholics
for a free choice, Elfriede Harth) ont vivement réagi à cette
action, en envoyant une pétition et une lettre au président du parlement.
Lors d'une conférence de presse, ils se sont même estimés
victimes d'une violation du droit à la liberté de parole comme sous
"le régime soviétique", et les membres du Parlement Européen
qui avaient protesté ont été qualifiés de nazis. M.
Borrell a adressé une lettre de protestation contre la censure dont il
s'estime victime. Il avait à ses cotés Konrad Szymanski, député
de Droit et ustice (PiS), le parti du gouvernement et du président polonais,
Lech Kaczynski. Ils ont également déposé une requête
sous la forme d'une déclaration écrite au Parlement Européen
pour examen d'un traité international visant l'interdiction totale de l'avortement
et de l'euthanasie. Si
le pape était une femme, l'avortement serait légal Selon
Les Pénélopes le 25 novembre 2005, c'était l'un des slogans
que l'on pouvait entendre et lire lors de la manifestation de clôture de
la XXeme Rencontre Nationale de Femmes en Argentine le 10 Octobre. Depuis 2 ans,
cette rencontre est peu à peu devenue une tribune pour demander la reconnaissance
du droit des femmes à disposer de leur corps et dénoncer les conséquences
négatives d'une telle situation, notamment pour le droit à l'avortement
pour les femmes dont la grossesse est due à un viol. Site des Pénélopes
: http://www.penelopes.org/ Le
Vatican et l'homosexualité Selon Le Monde du 23 novembre
2005, le Vatican a déclaré que les homosexuels ne doivent plus avoir
leur place dans les séminaires, ni dans les noviciats. Devant la multiplication
des scandales sexuels mettant en cause le clergé catholique, le Vatican
a décidé de réagir d'une manière sans doute tardive,
mais ferme : un texte bref (trois feuillets), en chantier depuis longtemps mais
divulgué, mardi 22 novembre 2005 à Rome, à la suite de fuites.
C'est bien d'un rappel à l'ordre, au ton sec, qu'il s'agit. Signé
par la congrégation de l'éducation catholique, ce document rappelle,
d'abord, la position constante de l'Eglise qui distingue entre les actes et les
tendances homosexuelles. Les actes sont des "péchés graves",
"intrinsèquement immoraux et contraires à la loi naturelle".
Quant aux tendances, elles sont "objectivement désordonnées"
mais les femmes et les hommes homosexuels doivent être accueillis avec "respect
et délicatesse". Toute "marque de discrimination" doit être
condamnée. Les
gynécologues-obstétriciens sont appelés à "repenser"
leur pratique de l'épisiotomie Redoutée
des femmes enceintes, citée comme l'une des dérives de la "surmédicalisation"
de la naissance, l'épisiotomie est désormais remise en question
par les professionnels de la santé, selon Le Monde du 26 novembre 2005.
Le Collège national des gynécologues et obstétriciens français
(CNGOF) a rendu publique jeudi 24 novembre 2005 une nouvelle recommandation concernant
cette pratique chirurgicale qui consiste, lors de l'accouchement, à inciser
le périnée à l'extrémité postérieure
de la vulve pour faciliter le passage de la tête du bébé.
"Ce n'est pas le geste qui est remis en cause, mais sa large voire systématique
utilisation, explique le docteur François Goffinet. Au vu des données
scientifiques, nous estimons que le nombre d'épisiotomies actuellement
pratiquées est excessif." En France, 47 % des accouchements donnent
lieu à une épisiotomie. Ce chiffre atteint même 68 % pour
les femmes qui mettent au monde leur premier bébé. Désormais,
"il n'y a plus de recommandation systématique de l'épisiotomie",
soulignent les experts, qui appellent les professionnels de la santé à
"repenser" leur pratique afin de parvenir, "dans un premier temps",
à 30 % d'épisiotomies.
L'OMS
estime urgent de lutter contre la violence domestique Dans un rapport
sur la "santé au féminin et la violence domestique" cité
par Le Quotidien du Médecin du 25 novembre 2005 et Le Monde du 28 novembre
2005, l'OMS rappelle que la maltraitance envers les femmes est "très
répandue, profondément enracinée, et souvent occultée
et qu'il faut agir d'urgence pour la prévenir". L'étude a été
menée entre 2000 et 2003 auprès de 24.000 personnes dans le monde
(Bangladesh, Brésil, Ethiopie, Japon, Namibie, Pérou, Tanzanie,
Samoa, Serbie Monténégro et Thaïlande). Entre 15 % (Japon)
et 71 % (Ethiopie) des femmes interrogées ont subi à un moment ou
à un autre de leur vie des agressions physiques ou sexuelles, ou les deux
à la fois, exercées par un partenaire intime. Ces brutalités
ont causé des traumatismes physiques dans une proportion allant de 19 %
en Ethiopie à 55 % au Pérou. Souvent, les équipes de l'OMS
ont découvert que c'était la première fois que ces femmes
battues pouvaient parler de la violence de leur mari ou compagnon, considérée
comme "normale" dans certaines sociétés. "Mon mari
me gifle, m'oblige à avoir des rapports sexuels contre ma volonté
(...). Je pensais que c'était normal et que c'était la façon
dont tous les maris se comportaient," témoigne une femme interrogée
au Bangladesh. Dans chacun des pays étudiés, une partie des sondées,
acceptent certaines raisons de battre une femme," comme l'infidélité
ou le fait de désobéir à son mari. Si dans les zones urbaines
du Brésil, du Japon, de Namibie et de Serbie, les trois quarts des femmes
interrogées ont rejeté toutes ces "raisons", elles n'étaient
qu'un quart au Bangladesh, en Ethiopie, au Pérou et au Samoa, signe d'une
inquiétante résignation.Pour le rapporteur spécial de l'ONU
sur la violence à l'égard des femmes, Yakin Ertþrk, "l'étude
remet en cause l'idée selon laquelle le foyer est un lieu où les
femmes sont en sécurité en démontrant qu'elles sont plus
exposées à la violence dans le cadre de relations intimes que partout
ailleurs". Sur le site de l'OMS : http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs239/fr/
Prise
en compte de l'analyse du genre dans l'origine des violences conjugales Le
rapport de l’OMS intitulé « Rapport mondial sur la violence et la
santé » paru en 2002 qualifie la violence de "défi planétaire"
dont le coût serait considérable en termes de répercussion
sur la santé des victimes et de fardeau pour les établissements
de santé. Le ministère de la santé français a donc
jugé nécessaire d’analyser les phénomènes de violence
en termes de santé publique et de mettre en œuvre des actions dans ce domaine.
Un comité d'orientation interministériel présidé par
le Dr Anne Tursz (directrice de recherche à l'INSERM, pédiatre et
épidémiologiste) a conduit les travaux préparatoires à
l’élaboration de ce plan. Ce comité a réuni six commissions
de travail thématiques : - Enfants, adolescents et jeunes, présidée
par le Dr François Baudier - Genre et violence présidée
par le Dr Jacques Lebas Format - Institutions, organisations et violence présidée
par le Dr Omar Brixi Format - Personnes âgées et personnes handicapées
présidée par le Pr Marie-Eve Joël - Santé mentale
présidée par Mme Anne Lovell - Violence, travail, emploi et santé
présidée par le Pr Christophe Dejours. Le rapport de synthèse
des travaux sur "Violence et santé" a été remis
au ministre de la Santé et des Solidarités le 18 octobre 2005, il
servira de base à l’élaboration du Plan violence et santé,
qui trouvera une déclinaison dans les plans régionaux de santé
publique. La commission "Genre, santé et violences" a insisté
sur l'existence de l'enquête ENVEFF mettant en exergue les chiffres précoccupants
des violences faites aux femmes en France et longtemps mésestimés.
Elle a fait état de son regret que les statistiques ne prennent pas assez
en compte les caractéristiques de la personne, notamment son appartenance
sexuelle ainsi que les rapports de pouvoir et les représentations sociales
et culturelles en jeu. Si la commission reconnait les différences entre
hommes et femmes, elle ne saurait accepter les arguments "essentialistes"
qui revendiquent des spécificités (sensibilité pour les femmes)
qui contribuent à rendre "naturels" les rôles sociaux et
masquent les relations de pouvoir et les enjeux culturels et sociaux d'égalité.
Des interprétations psychologiques pourraient conduire à penser
que les femmes aient une propension au masochisme, seraient plus naïves ou
confiantes et que les hommes aient une propension au machisme, à l'agressivité
ou des besoins irrépressibles de pouvoir ou dans leur sexualité.
Ce sont des arguments de bien peu de poids au regard des injonctions sociales
faites aux femmes qui les pousse à prendre en charge le bien être
et la santé des autres, enfants, conjoints et parents, parfois au détriment
de la leur propre. Il serait nécessaire de prendre en compte également
les processus en jeu dans la construction de la virilité, ses rituels,
les mécanismes de conditionnement des garçons qui leur apprend à
exercer le pouvoir et la sexualité, à dissimuler leurs affects,
à se distancier des femmes pour construire leur "supériorité"...,
préceptes éducatifs qui paraissaient avoir disparu et semblent revenir
au galop. C'est pourquoi la manière d'aborder les relations entre santé
et les violences en termes de "genre" permet donc d'expliquer plusieurs
types de mécanismes et de les problématiser. Sur le site du ministère:
http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/violence_sante/sommaire.htm Les
principaux moyens contraceptifs utilisés aujourd'ui en France Selon
Associated Press le 7 décembre 2005, les principales méthodes
contraceptives utilisées en France sont aujourd'hui la pilule, avec 61
% des utilisatrices, et le stérilet (23%). Les techniques qui dominaient
avant l'introduction de ces méthodes, vers 1965, à savoir le retrait
et l'abstinence périodique, ne représentent plus respectivement
que 2 et 3%, selon les chiffres cités dans une étude de l'Institut
national d'études démographiques (INED). Toutefois, en cas d'échec
de la contraception, une femme sur deux recourt aujourd'hui à l'avortement.
La "révolution contraceptive" est "relativement récente
dans l'histoire de l'humanité", rappelle Etienne van de Walle, l'auteur
de l'étude. La limitation des naissances se répand en France à
partir de la fin du XVIIIème siècle et dans les autres pays d'Europe
près d'un siècle plus tard. Un
nouveau bilan mitigé de la mise en oeuvre de la loi sur l'IVG Selon
les Actualités Sociales Hebdomadaires du 09 décembre 2005, la loi
du 4 Juillet 2001 relative à l'interruption volontaire de grossesse et
à la contraception a permis des avancées qui se traduisent par une
meilleure prise en charge des situations individuelles. Mais des difficultés
non négligeables subsistent autant imputables à des facteurs d'ordre
pratique qu'à des problèmes d'ordre structurel. C'est le bilan contrasté
qu'a fait la Délégation aux Droits des Femmes de l'Assemblée
Nationale dans son rapport d'activité 2003-2004 qui traite également
de la situation des femmes issues de l'immigration. Si l'accès à
l'IVG est ouvert à un nombre plus important de femmes, grâce à
l'allongement du délai légal à 12 semaines et la meilleure
prise en charge des mineures, autorisées à recourir à l'IVG
sans autorisation parentale. Par ailleurs, l'IVG se fait dans des meilleures conditions,
sous l'effet de la possibilité d'IVG médicamenteuse en médecine
de ville et la revalorisation du forfait applicable à l'IVG. Cependant,
le rapport déplore les délais de prise en charge encore excessifs
dans certaines régions et à certaines périodes et l'accès
à l'IVG en médecine de ville est encore trop limité. En effet,
l'adoption des textes permettant d'appliquer la loi a été tardive
et le nombre de praticiens habilités à pratiquer cette forme d'IVG
est encore trop restreint. Il est nécessaire d'élargir à
l'ensemble des médecins généralistes la possibilité
de pratiquer l'IVG médicamenteuse, dès lors qu'ils auraient reçu
une formation spécifique. Enfin, la motivation et la formation des médecins
dans les années à venir risquent d'être affectés, compte
tenu des tensions sur les effectifs de médecins pratiquant des IVG et des
perspectives démographiques, la relève n'est pas assurée,
ce qui se traduira nécessairement, explique Bérengère Poletti,
auteur du rapport, par une dégradation des conditions d'accès. Le
nombre d'IVG annuel reste élevé, d'où la nécessité
de mener une politique de contraception mieux ciblée et plus efficace,
afin de proposer un moyen contraceptif plus en adéquation avec les besoins
de chaque femme. Un
rapport accablant sur les discriminations subies par les femmes issues de l'immigration Alors
que leur importance numérique s'accroît, les femmes immigrées
demeurent victimes de leur invisibilité dans le débat public, selon
le rapport 2003-2004 de la Délégation aux Droits des Femmes de l'Assemblée
Nationale cité par Le Monde du 9 décembre 2005 : répudiation,
polygamie, mutilations sexuelles, mariages forcés ... C'est peu de dire
que le tableau dressé est sombre mais il n'est pas nouveau. Les conclusions
du rapport sont assez proches du groupe de travail "Femmes de l'immigration"
remis au gouvernement en mars dernier, reprenant lui même les conclusions
du rapport du Haut Conseil à l'Intégration (HCI). La délégation
se place ainsi sur la même ligne que la HCI sur la question du respect en
France, des droits civils des femmes immigrées. Elle plaide pour la dénonciation
des conventions bilatérales qui méconnaissent le principe d'égalité
entre les hommes et les femmes et souhaite que la nationalité du pays de
résidence l'emporte lorsqu'elle est plus favorable aux droits des personnes,
de manière générale qu'elle privilégie l'application
de la loi du domicile. Et non celle de la nationalité pour les immigrés
installés de façon durable en France. En matière de lutte
contre la polygamie, la délégation estime nécessaire de verser
les prestations familiales liées à un tuteur extérieur à
la famille, afin d'éviter qu'elles ne soient détournées de
leur objet et qu'elles bénéficient vraiment aux enfants. Autre phénomène
dénoncé : les mutilations sexuelles. Il conviendrait d'établir
une visite médicale obligatoire au cours de la dernière année
de l'école primaire et de sanctionner les parents ayant fait commettre
à l'étranger des mutilations sexuelles sur leur enfant mineur étranger
résidant en France. Les députés préconisent également
de rallonger le délai de prescription des actes de mutilation sexuelle
à 20 ans à compter de la majorité de la victime. En matière
de lutte contre les mariages forcés, il serait recommandé également
de rendre obligatoire l'audition séparée des deux époux lors
de mariages célébrés à l'étranger, l'harmonisation
de l'âge nubile entre les garçons et les filles, l'instauration d'un
délit de mariage forcé, la modification du code civil, pour permettre
au ministère d'être habilité à demander en justice
l'annulation d'un mariage forcé, lorque le consentement d'un époux
a été obtenu par fraude, violence ou contrainte ou encore la mise
en place d'un dispositif d'accueil spécifique pour les jeunes filles et
les femmes fuyant les mariages forcés. Le
royaume des mères adolescentes Selon
20 Minutes du 11 décembre 2005, la pudeur britannique n'est pas un mythe.
Contrairement à leurs voisins européens, les Anglais demeurent désespérément
silencieux quand vient le temps de parler de sexe. Les adolescentes en paient
le prix. Elles sont beaucoup plus nombreuses à tomber enceintes accidentellement
qu'ailleurs en Europe de l'Ouest. "Niclette Iduma sourit fièrement
en regardant sa petite de 8 mois babiller sur les genoux d'une coordonnatrice
au centre de logement social pour jeunes mères de Redbridge, un quartier
pauvre de l'Ouest de Londres". Des Niclette, il y en a des milliers en Angleterre.
Plus ou moins 47.000. Le pays est le champion indétrônable des adolescentes
mères de l'Europe occidentale avec un ratio de 42,8 pour 1.000 femmes de
moins de 18 ans. Une position de leader peu enviable puisque l'avenir de ces jeunes
femmes est gravement hypothéqué par leur grossesse précoce.
Le gouvernement britannique gère tant bien que mal cette patate chaude
qui lui coûte l'équivalent d'environ 90 millions de dollars par année
dans les centres de planification familiale et des organismes jeunesse. Le taux
de grossesse chez les adolescentes a baissé de 9 % depuis 99, mais le parti
travailliste aura fort à faire s'il veut réussir sa mission de réduire
ce taux à 2,3 % pour 2010.Les intervenants auprès des jeunes n'en
démordent pas : la tendance se renversera le jour où des cours d'éducation
sexuelle et relationnelle seront obligatoires dans les écoles. "Présentement,
c'est à la discrétion des professeurs d'aborder les relations sexuelles
et les méthodes contraceptives en classe, indique Melissa Dear de l'Association
du Planning Familial. On sait que les parents sont encore extrêmement mal
à l'aise pour parler de sexe à leurs enfants mais cette pudeur sème
la confusion chez les jeunes". Nathalie Misalievich, formatrice de l'organisme
Education for choice visite les écoles secondaires pour discuter
de sexe avec les étudiants de 14 à 16 ans.Beaucoup de mythes ont
la vie dure d'une génération à l'autre. "Cette méconnaissance
jumelée aux images hypersexualisées des médias contribuent
aux grossesses accidentelles chez les jeunes filles. Les adolescents ressentent
une pression d'être sexy comme jamais auparavant. La culture du binge
drinking, c'est-à-dire de la beuverie, un fléau chez les jeunes
Anglais, n'aide en rien la cause, sachant que 60% des adolescentes sont ivres
lors de leur première relation sexuelle et généralement alcool
rime souvent avec rapport non protégé." La
délinquance féminine en plein boum Selon Le Parisien
» / Aujourd'hui en France du 08 décembre 2005, les femmes ne sont
pas en reste en matière de délinquance. Elles sont en effet de plus
en plus nombreuses à commettre vols et actes de violence et notamment chez
les mineures. Ce constat est celui du rapport édité par l'Observatoire
de la Délinquance (OND). Le nombre de femmes délinquantes a augmenté
de 40% entre 1996 et 2004 .En 1996, elles étaient 50.000 à avoir
été mises en cause par les services de police et de gendarmerie,
8 ans plus tard, elles étaient plus de 71.000 avec une forte proportion
de mineures. Le nombre de vols a progressé de 21% chez les femmes , alors
que le nombre global de vols reste stable en France (-0,9%). Ce sont surtout des
vols à l'étalage, et dans une moindre mesure de destruction ou de
dégradation, mais beaucoup moins d'infractions graves, comme des vols à
main armée. En revanche, ce qui est surprenant c'est l'augmentation de
femmes mises en cause pour faits de violence (+11%) (22.000 en 2004), surtout
les mineures (+220%). En revanche, pour les violences sexuelles, l'immense majorité
des auteurs reste des hommes. |
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29
novembre 2005 Quoi
de neuf sur le site Le
ministère délégué à la cohésion sociale
et à la parité et son ministre, Catherine Vautrin, publient à
l'occasion du 25 novembre 2005, journée internationale pour l'élimination
de la violence à l'égard des femmes, un guide destiné aux
professionnels, intitulé : Violence au sein du couple : le rôle
des professionnels. Ce guide est téléchargeable sous format
pdf 622 Ko sur cette
page. Décès
imputables aux violences conjugales, rubrique infos temporaires, une
enquête ministérielle au sein du dossier de presse du ministère
à l'occasion de la journée internationale de l'élimination
de la violence à l'égard des femmes, à télécharger
sur cette
page. Synthèse
de l'enquête sur les décès imputables aux violences conjugales
ajouté à la page violences
conjugales : les chiffres, rubrique violences conjugales. Sympathique
cadeau que nous a fait le dessinateur de presse Chimulus http://www.cpolis.com/chimulus/
pour la page d'accueil de notre site pour le 25 novembre, journée internationale
pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes :
http://www.sosfemmes.com
(dessin
en archive) Et
les derniers témoignages retenus : 189. Mon
père frappait ma mère. Crudycat témoigne des conséquences
sur toute la famille. 190. Je
suis accusée de tentative d'homicide avec préméditation.
T. a vécu une situation terrible de violences conjugales tous azimuts.
Et aujourd'hui ... 191. Secret
professionnel. Cette femme est accusée par son employeur et un usager
d'avoir rompu le secret professionnel. Vraiment ? 192. Ne
laissez jamais quelqu'un vous traiter de la sorte. Même après
le divorce, l'enfer peut continuer ... Cerise a besoin de soutien. 193. Confession
d'un bourreau d'un jour. Fabrice a frappé sa femme. Elle l'a quitté.
Les
bonnes pages
Deux albums pour les
4-8 ans qui aident à lutter contre les stéréotypes sexistes
dès le plus jeune âge et à parler de l'égalité
des sexes avec les petit-es et avec leurs parents : * La princesse et le
dragon de Robert Munsch, illustré par Michael Martchenko. La princesse
Elisabeth doit épouser le prince Ronald. Un jour, un dragon détruit
son château, brûle sa jolie robe et emporte le prince. Elisabeth décide
de poursuivre le dragon et de sauver Ronald. Un livre où les filles chassent
le dragon ! Prix : 9,80 euros. * Quand Lulu sera grande de Fred L.
Quand Lulu sera grande, elle rangera sa chambre à sa façon, jouera
au foot, soignera les animaux et conduira un camion, même si les grands
disent que "c'est que pour les garçons". Prix : 9,80 euros.
... dans toutes les bonnes librairies ou directement chez l'éditeur : http://www.talentshauts.fr/
Penser la pornographie,
Ruwen Ogien, PUF, Questions d'éthique 2003, 16 euros, 172 p. : les Presses
Universitaires de France consacrent un volumineux dictionnaire à l'univers
du sexe. Une première en France. http://www.puf.com/Book.aspx?book_id=016942 La
progression de la violence dans les relations sociales se répercute sur
les enfants
Selon l'Observatoire décentralisé de l'action sociale (ODAS), en
2004, le nombre d'enfants en danger a fortement progressé, passant de 89
000 à 95 000, ce qui représente une augmentation de près
de 7 %, rapporte Le Monde du 02 novembre 2005. En une seule année, les
conseils généraux ont enregistré autant nouveaux signalements
qu'au cours des cinq années précédentes, de 1998 à
2003. Pour le délégué général de l'ODAS, Jean-Louis
Sanchez, ces chiffres ne sont pas directement liés à la précarité
économique. "Les minima sociaux, et notamment le RMI, ont permis de
sortir beaucoup de familles de la grande pauvreté, observe-t-il. Aujourd'hui,
les familles sont surtout déstabilisées en raison de la monoparentalité
et de l'inoccupation. Il faut donc tenter de rompre leur isolement et de mieux
les insérer dans le tissu social." Gynécologie
médicale et médecine d’urgence : deux spécialités
consacrées par l'université
Selon Le Quotidien du Médecin du 26 octobre 2005, la gynécologie
médicale et la médecine d'urgence pourront disposer de professeurs
nommés dans leur spécialité à partir de 2006. Les
disciplines ont été rattachées à plusieurs sous-sections
du Conseil national des universités à la faveur d'un arrêté
des ministères de l'Education nationale et de la Santé paru le 15
octobre au Journal officiel. Malgré les demandes récurrentes de
ses représentants, la médecine générale court toujours
après cette reconnaissance universitaire. Les
atouts de l'anneau contraceptif
Peu connu, l'anneau contraceptif est un mode de contraception longue durée
à découvrir. On le glisse comme un tampon dans le vagin où
il libère l'équivalent d'une pilule minidosée pour trois
semaines. Il permet d'éviter les oublis liés à une prise
quotidienne, tout en protégeant d'une grossesse non désirée.
Quels sont les arguments en faveur de ce moyen contraceptif ? Lire ici sur Doctissimo
: http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/contraception/articles/9066-anneau-contraceptif-atouts.htm L'avortement
des mineures en question en Californie
Selon Courrier International (novembre 2005), il y a trois ans, le gouverneur
Gray Davis déclarait que la Californie était l’Etat “le plus favorable
à l’avortement” de tout le pays. L’élection spéciale du 8
novembre prochain donnera aux opposants à l’avortement leur meilleure chance
depuis trente ans de modifier ce qualificatif. Les électeurs devront en
effet se prononcer – entre autres – sur la proposition 73, laquelle exige du médecin
qu’il prévienne un des deux parents quarante-huit heures avant de pratiquer
une interruption volontaire de grossesse sur une jeune fille de moins de 18 ans.
Le projet a déclenché une bataille intense auprès d’un électorat
qui reste partagé. Pour ses partisans, il rend un rôle important
aux parents, et ce à un moment vital. “C’est la première fois depuis
l’affaire Roe contre Wade que nous avons la possibilité d’adopter une loi
pour sauver des enfants en Californie”, rapporte le San Francisco Faith,
un magazine qui appartient à James Holman, principal soutien financier
de la proposition 73. [En Californie, l’un des Etats les plus libres du pays,
44 000 jeunes filles – dont 1 620 avaient moins de 15 ans – ont choisi en 2000
de se faire avorter.] Pour ses adversaires, le projet a des implications qui vont
au-delà de la notification aux parents et constitue en fait la dernière
bataille en date dans la longue guerre de l’avortement. Au
Nigéria, trafic de femmes pour les trottoirs européens
Routes défoncées, bâtisses lépreuses, Benin City respire
la misère. Seules quelques touches de prospérité témoignent
de la vigueur de l'économie informelle : un golf, de belles demeures, «achetées
avec l'argent de la prostitution», affirme une habitante. Il y a plusieurs
siècles, Benin City fut le coeur prospère d'un royaume esclavagiste,
elle est aujourd'hui le repaire des vendeurs de femmes : 90 % des Nigérianes
arpentant les trottoirs d'Europe sont originaires de cette région du sud-ouest
du Nigeria ; la quasi-totalité des familles de Benin City a au moins un
membre prostitué à l'étranger, selon Libération du
8 novembre 2005. Beaucoup de femmes prostituées sont expulsées
après une arrestation par la police. Malades, traumatisées, en dépression,
accros à la drogue, les rescapées des trottoirs d'Europe restent
dans les limbes, esprit déchiré entre un rêve d'ailleurs brisé
et la misère noire qui est à Benin City leur seul horizon. La famille
rejette celle qui revient sans rien, alors qu'elle était censée
améliorer la condition de tous. Afin de s'assurer du silence des femmes,
les trafiquants les soumettent à des rituels vaudous. Juliette se souvient
de son passage au temple. «Ils ont pris des poils sous mes bras, sur mon
sexe, des cheveux, et ils m'ont fait jurer que je resterais leur esclave tant
que je n'aurais pas remboursé ma dette et racheté ma liberté.»
En 2003, le Nigeria a édicté une loi contre le trafic d'êtres
humains ; l'agence du même nom (en abrégé Naptip), créée
dans la foulée, a obtenu une condamnation. Selon la Naptip, ce trafic rapporte
9,5 milliards de dollars par an. Le témoignage de Lolita, prostituée
de Benin City, sur Afrik.com : http://www.afrik.com/article7232.html
Des
musulmans à l'heure du "Djiad antisexiste" Pratiquantes
et féministes, elles veulent combattre le patriarcat de l'intérieur.
«Le processus de libération n'est pas le monopole du féminisme
séculariste.» Le cheveu en bataille et le sourire contagieux, l'écrivaine
et philologue française Layla Bousquet revendique la pluralité des
luttes féministes, dont celles menées dans le cadre d'une pratique
religieuse, indique Libération du 02 novembre 2005. Ex-militante féministe
de la première heure - elle appartenait au Mlac (Mouvement pour la liberté
de l'avortement et de la contraception, créé en 1973) -, elle a
ensuite travaillé avec des groupes de femmes chrétiennes, juives
et musulmanes. Elle est devenue musulmane il y a une vingtaine d'années.
«Il y a aujourd'hui dans l'islam un vaste mouvement féminin qui,
forcément long et compliqué, remet puissamment en question le patriarcat.»
Aux
Pays-Bas, des bordels organisent une journée porte ouverte
Selon l'AFP le 7 novembre 2005, plus de 2 000 personnes ont visité des
maisons de prostitution samedi lors d’une journée porte-ouverte organisée
par l’Assocation des exploitants de maison de relaxation (VER) de la province
de Hollande du Nord aux Pays-Bas. Le VER espère ainsi démontrer
par cette opération de transparence que les abus et les dérives
dénoncés par le syndicat des prostituées de Rode Draad (Le
Fil rouge) ne valent pas pour l’ensemble des maisons de prostitution de la province.
La prostitution est légalisée depuis le 1er octobre 2000 aux Pays-Bas. Propos
sexistes du ministre de l’enseignement supérieur
Selon Le Monde du 29 octobre 2005, des scientifiques se sont indignés des
propos «sexistes» tenus par le ministre de l’enseignement supérieur.
Les récentes nominations exclusivement masculines, au conseil d’administration
du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et surtout les propos de
François Goulard, ministre, ont suscité des remous. Après
la publication des nominations, Mme Dubois-Violette avait dénoncé
sur Europe 1, la baisse continue du nombre de femmes au CNRS et de ses instances
dirigeantes. «Le problème vient de ce que cette dame se serait bien
vue à un poste de direction. La question est de savoir si elle était
la plus désignée pour celui-ci», avait dit M. Goulard. «Maintenant,
si ça peut vous faire plaisir, je peux nommer mon assistante» a-t-il
déclaré le 20 octobre au Sénat. Le réseau "Encore
féministes !" http://encorefeministes.free.fr
a demandé à la HALDE de s’auto-saisir d’une enquête sur ce
cas et de demander au ministre François Goulard de prouver qu’il ne s’agit
pas là d’une discrimination en raison du sexe des personnes évincées.
Nouvelle
campagne télévisuelle contre les violences conjugales
Selon l'AFP le15 novembre 2005, un clip montrant une femme terrorisée au
sein même de son propre foyer sera diffusé à partir du 21
novembre sur sept chaînes françaises "pour placer l'homme face
à ses responsabilités", a annoncé la Fédération
Nationale Solidarité Femmes (FNSF). La séquence, dévoilée
mardi à la presse, montre une jeune femme terrorisée qui court dans
la forêt, avant de se retrouver soudain face à un mur d'intérieur,
tapissé et décoré. Chez elle. On comprend alors que cette
femme est "piégée, dans son propre foyer, sous propre toit",
explique dans un communiqué la FNSF, fédération de 59 associations
qui accompagnent chaque année 40.000 femmes victimes de violences. "Une
femme sur dix déclare avoir été victime de violences de la
part de son conjoint ou ex-conjoint dans les douze derniers mois", rappelle
le docteur Gilles Lazimi, coordinateur de la campagne. Cette phrase ponctue le
clip avant que ne soient énoncées les peines encourues par les hommes
violents: 3 à 5 ans de prison. "On veut responsabiliser les hommes
sur leurs comportements sexistes et leur rappeler ce qu'ils encourent", poursuit
ce médecin généraliste qui a questionné lui-même
100 de ses patientes. Une sur cinq a fait état de violences sexuelles subies
au cours de sa vie et près d'une patiente sur trois a reconnu des violences
physiques. "En ciblant pour la première fois les agresseurs, on
rend à la femme son statut de victime, on la déculpabilise et on
libère sa parole", ajoute M. Lazimi. "Il faut faire changer la
honte de camp", conclut-il. Une enquête menée en 2000 a
montré que seulement 8% des femmes victimes de violences conjugales portent
plainte et que 6% de ces plaintes ont des suites judiciaires. Cette campagne
télévisuelle (TF1, France 2, M6, RTL9, MCM, TMC et Teva) s'accompagnera
d'actions en Ile-de-France et en régions jusqu'au 25 novembre, journée
internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. La
Cour Européenne valide l'interdiction du voile à l'université
en Turquie
Une étudiante turque qui revendiquait le port du foulard islamique à
l'université d'Istanbul a été déboutée par
la cour des droits de l'homme, selon Le Figaro du 11 novembre 2005. La cour européenne
des droits de l'homme a rendu, hier, en appel, un arrêt contre le port du
voile islamique en Turquie. Confortant les principes laïcs de la République
fondée par Mustapha Kemal, les juges de Strasbourg ont rejeté en
appel la requête d'une étudiante en médecine , qui contestait
le règlement interne très strict de l'université d'Istanbul.
Il
pourrait manquer 200 millions de femmes sur Terre en 2025 Jean
claude Chesnais est démographe et économiste à l'INED. Dans
Le Monde du 12 novembre 2005, il parle de la Chine, du veillissement global de
la population, des difficultés à venir, de l'influence de la médecine,
des biotechnologies. Dans certaines régions du monde, on peut penser que
la répartition entre hommes et femmes pourrait être modifiée
grâce aux techniques médicales. En l'absence de discrimination, le
nombre de femmes dépasse d'environ 5 % celui des hommes. Ce n'est pas le
cas en Chine et en Inde, où, de part et d'autre, il manque 50 millions
de femmes. Dans ces pays, comme en Corée du Sud, des stations d'échographie
portables permettent, dans les villages, de sélectionner les foetus garçons,
et des avortements illégaux sont ensuite pratiqués. Cela pour répondre
à des considérations religieuses - les hommes assurent le culte
des ancêtres - ou économiques - coût de la dot. Si cette tendance
se généralise, il n'est pas exclu que le déficit de femmes
atteigne 200 millions en 2025 sur la planète. Les conséquences risquent
d'être lourdes. Une
audience publique sur l'avortement au Parlement européen
Selon le Mouvement Français pour le Planning Familial, plusieurs femmes
de pays membres de l'Union Européenne ont témoigné au Parlement
Européen le 18 octobre 2005 sur le manque d'accès à l'avortement
dans la légalité et la sécurité sanitaire dans leurs
pays et les conséquences que cela implique. La réunion s'est focalisé
sur la situation en Irlande, en Lituanie, à Malte, en Pologne, au Portugal,
en Slovaquie, et en Espagne. L'une des témoins, Alicja (Pologne), avait
décidé de porter le dossier à la Cour Européenne des
Droits de l'Homme à Strasbourg en Février 2005 sur les positions
du gouvernement polonais. Le dossier est toujours ouvert. En relation avec l'évenement
, ces membres du parlement européen ont rédigé une lettre
ouverte pour faire de l'avortement un droit pour toutes les femmes dans l'Union
européenne. Parallèlement, selon Associated Press du
17 novembre 2005, le pape Benoît XVI a reçu la veille en audience
un mouvement anti-avortement italien et a salué le travail de ses membres
qui écrivent "des pages d'espoir" pour l'humanité. S'exprimant
devant une soixantaine de membres du "Mouvement pour la vie" place St-Pierre
à Rome à l'occasion de son audience hebdomadaire, le souverain pontife
a estimé que ce groupe défendait la dignité de la personne
humaine "de la conception à la mort naturelle". Femmes
abusées : risque accru de cancer du col Selon libération
du 16 novembre 2005, les victimes de violences sexuelles délaissent le
suivi médical. Les femmes victimes d'abus sexuels dans leur enfance développeront-elles
plus que les autres un cancer du col de l'utérus ? «Il n'y a pas
eu d'étude là-dessus, la question reste ouverte, mais cela serait
logique», affirme Marc Shelly, médecin de santé publique à
l'hôpital Fernand-Widal (Paris). C'est en tout cas ce que sous-entend une
étude de l'association Aremedia en collaboration avec l'Inserm, à
paraître prochainement. Ce travail met en évidence qu'une femme sur
quatre ne pratiquant pas régulièrement des frottis a subi des abus
sexuels avant l'âge de 16 ans. «C'est énorme», commente
Marc Shelly. Car aujourd'hui, l'absence de dépistages réguliers
est l'un des facteurs de risque principal du cancer du col de l'utérus.
Le frottis permet en effet de repérer des lésions précancéreuses.
Et donc de traiter au plus tôt. Détectée à temps, la
lésion est curable à 100 %. «Mais ces femmes montrent très
souvent un désintérêt pour leur santé, et leur santé
gynécologique en particulier», notent les chercheurs. Elles cumulent
souvent d'autres comportements à risques, tel l'alcoolisme, les toxicomanies,
voire des tentatives de suicide. Sept
ans de prison ferme pour avoir transmis le sida Selon Radio France
International le 17 novembre 2005, Yves Prépont, chauffeur au Conseil régional
de Guyane, âgé de 41 ans, a été jugé à
Cayenne et reconnu coupable d’avoir transmis volontairement le virus du sida à
plusieurs femmes. L’usage de faux a aussi été retenu contre lui
: l’accusé, connaissant sa séropositivité, avait présenté
à ses partenaires un test VIH falsifié. Il écope de sept
ans ferme. |
| 31
octobre 2005 Quoi
de neuf sur le site Les
derniers témoignages retenus : 184. Je
frappe mon mari. Cette femme est auteure de violences. Un témoignage
rare. 185. Je
nage en pleine mouise sentimentale. Cette femme mariée sollicite des
échanges sur sa situation. 186. Dans
l'impasse ... France est harcelée et menacée par son ancien
conjoint. Elle demande conseil. 187. Une
boîte bien ficelée. E. a longtemps tu les viols qu'elle a subis
à 12 ans dans les caves d'un immeuble. 188. Aidez-moi.
Dom est invalide et subit la conduite de son mari. Les
bonnes pages
Un bon dossier "Vivre
après l'inceste" dans Lien Social n° 769 d'octobre 2005,
notamment un reportage à la maison d'accueil Jean Bru à Agen, seul
établissement à accueillir des mineurs victimes d'abus sexuels en
France ... (coordonnées en bas
de cette page sur notre site) http://www.lien-social.com/
Un dossier sur "Le
Travail aujourd'hui" analyse les transformations du travail, sa division
sexuée, le droit à la vie personnelle des salariés, le statut
juridique des discriminations dans l'entreprise, dans le n°130 de Hommes
et Libertés, 5 euros, 138 rue Marcadet, 75018 Paris. Traçage
des délinquants sexuels aux USA Selon Elle du 12 septembre
2005, la prévention des délinquants sexuels tourne au déballage
public aux Etats-Unis. Depuis juin dernier, le site http://www.mapsexoffenders.com/
localise grâce à Google Map les personnes déjà condamnées
pour crimes sexuels sur enfants. On inscrit son quartier, sa rue et des petites
gouttes rouges marquent leur présence ... Pour essayer, notez "Broadway"
pour "Street" et "New York" pour "City", c'est tout.
Edifiant ... Même après avoir purgé leur peine de prison,
les délinquants sexuels doivent signaler leur adresse : pour la connaître
et voir la photo de l'individu concerné, dans notre exemple, cliquer sur
une petit goutte rouge. La
FDA critiquée par USA Today aux Etats Unis Aux Etats-Unis,
la Food and Drug Administration (FDA), chargée du contrôle des médicaments,
"expose les femmes à un risque inutile", critique USA Today,
alors que la FDA a décidé de reporter indéfiniment sa décision
sur la délivrance de la "pilule du lendemain" sans ordonnance
(voir notre bulletin du 30 septembre 2005). "De nombreuses grossesses non
désirées, et les choix douloureux qu'elles entraînent, pourraient
être évitées si la contraception d'urgence était plus
facile à obtenir. Malheureusement, la FDA a cédé à
la pression politique des opposants à l'avortement, aux dépens de
ses propres critères d'exigence", regrette le quotidien américain
cité par Courrier International le 30 août 2005. Pilule
et cancer
Selon Le Quotidien du Médecin du 1er septembre 2005, après sa réunion
de juin dernier, le groupe d'expert du Centre International de Recherche sur le
Cancer (CIRC) avait classé comme agents cancérogènes les
associations estroprogestatives utilisées en contraception ou en traitement
hormonal substitutif (THS) de la ménopause. De fait, les mentions légales
des pilules et le THS relèvent le risque de cancer du sein. En pratique,
le travail d'analyse de la littérature mené par les 21 chercheurs
issus de 8 nations différentes a été plus précis que
cela. En ce qui concerne les contraceptifs oraux, le risque du cancer du sein
serait légérement supérieur chez les utilisatrices et redeviendrait
proche de zéro après 10 ans. La pilule était déjà
classée dans le groupe 1 de produits cancérogènes (pour le
cancer du foie, extrêmement rare dans les pays occidentaux) et augmenterait
le risque cancer du col utérin mais réduirait le risque de cancer
de l'ovaire et de l'endomètre, dont l'effet protecteur serait prolongé
plus de quinze ans après la fin de l'utilisation. Les experts soulignent
que le bilan est globalement plus positif. Sexualité,
conjugalité et transformation des rapports de genre
L’enquête Contexte de la Sexualité en France (Responsables : Nathalie
Bajos et Michel Bozon. Equipe de recherche : neuf personnes, dont Michèle
Ferrand, Laurent Toulemon, Henri Leridon, Armelle Andro) a obtenu un financement
de l’ANRS en novembre 2003, complété par un financement de la Fondation
de France. Dans la lignée de l’enquête ACSF 1992, la nouvelle enquête
adopte une perspective large et envisage l’ensemble des modifications sociales
qu’a connues récemment la société française (structures
familiales, lois sur la parité ou le PACS, précarisation de certains
groupes sociaux etc.). Elle appréhende les trois composantes de la sexualité
que sont les actes, les relations et les significations, en les inscrivant à
la fois dans les trajectoires individuelles et dans le contexte social. Sur
le site de l'INED : http://www.ined.fr/bdd/projrech/saisie/m_projet_phare.php?idprojet=P0433 Un
dispositif anti viol
Selon le bulletin du MFPF (début septembre 2005), une femme vient de présenter
un préservatif féminin anti-viol qui "harponne" l'agresseur.
Le "rapex" (rape en anglais = viol) se porte comme un tampon et, en
cas de pénétration, des crochets se referment sur le pénis
de l'agresseur. Meurtri, le violeur sera obligé de s'encourir à
l'hôpital "la queue entre les jambes" (sic). Tel est le principe
d'un nouveau dispositif anti-viol mis au point par une Sud-Africaine qui a jugé
qu'il était temps de protéger les femmes contre ce crime qu'est
le viol. Pour mieux comprendre, il est nécessaire de savoir que le
viol tient du sport national en Afrique du Sud, qui bat tous les records en la
matière, avec le taux de prévalence du VIH (sida) ... Le nombre
de viols recensés est de loin le plus élevé du monde et,
compte tenu de la situation, il peut être très sérieusement
recommandé aux femmes de tous âges d'adopter ce dispositif. Transmission
sexuelle possible du VHC
Selon Le Quotidien du Médecin du 6 septembre 2005, une équipe de
Necker-enfants malades de l'Hôpital de la Pitié Salpêtrière
a publié une mise au point sur la transmission sexuelle du VHC responsable
de l'hépatite C. Dans près de 20% des cas d'infection par le VHC,
l'hypothèse d'une transmission sexuelle doit être évoquée.
Il s'agit en particulier de personnes ayant des partenaires sexuels multiples
ou des pratiques à risque. Pour rappel, on estime à 600.000
personnes le nombre de porteur du VHC en France, dont la moitié en est
ignorante. L'hépatite C peut être responsable d'une cirrhose ou un
cancer du foie. Il existe des traitements. A l'état de cirrhose ou de cancer,
seule une transplantation peut sauver le malade. Infos complètes :
http://www.soshepatites.org/ L'Ontario
renonce à la charia
Selon Le Figaro du 13 septembre 2005, le gouvernement de l'Etat canadien de l'Ontario
a renoncé à l'instauration de la charia, la loi islamique, pour
arbitrer les litiges au sein des familles mususlmanes. L'Ontario a interdit les
tribunaux islamiques après des années de controverse. Un
vaccin contre le papillomavirus à l'origine du cancer du col de l'utérus
? Selon
Elle du 12 septembre 2005, les médecins disposeront en 2006 de plusieurs
type de vaccins contre le papillomavirus à l'origine du cancer du col de
l'utérus, responsable de plus de 1000 décès par an. Dans
90% des cas, le cancer est lié au papillomavirus transmis par voie sexuelle.
La vaccination sera donc utile mais on ne sait pas encore si elle sera recommandée
à toutes les jeunes femmes. Et il ne faudrait pas que, se sentant protégées,
elles abandonnent le préservatif, qui est le meilleur rempart aux IST et
seul capable de protéger du VIH (sida), avec le Fémidom. Quota
de femmes en Norvège
Selon Libération du 12 septembre 2005, une nouvelle loi impose en Norvège
un quota de 40 % de femmes dans les conseils d'administration des grosses entreprises,
sous peine de fermeture. Une mesure unique au monde. Signes
religieux ostensibles
Selon Le Monde du 11 septembre 2005, le ministère de l'Education Nationale
avait recensé 240 élèves porteurs de signes religieux ostensibles
le jour de la rentrée de 2004 et 639 sur l'ensemble de l'année scolaire.
Une semaine après la rentrée scolaire 2005, une douzaine de cas
d'élèves portant un signe religieux ostensible ont été
recensés par le ministère. Pour sa deuxième année
d'application, la loi du 15 mars 2004 interdisant à l'école "les
signes manifestant ostensiblement une appartenance religieuse" connaît
ainsi une mise en oeuvre jugée "très satisfaisante" par
tous les acteurs de l'Education Nationale. "Des
règles, quand je veux, si je veux"
On les pensait indissociables de la féminité, aujourd'hui, de plus
en plus de femmes choisissent de retarder leurs règles, voire de les supprimer.
Elle du 19 septembre 2005 a enquêté sur une pratique révolutionnaire
mais troublante. On connaissait la pilule Jasmine pour différer les règles,
aujourd'hui le nouveau panel de contraceptifs progestatifs (stérilet, implant)
ou de longue durée (patch) ont pour effet d'amoindrir, diminuer voire supprimer
les règles. Si certaines femmes ont besoin de sentir les cycles au travers
du saignement, certaines voient dans cette suppression une nouvelle libération.
Pratique
de l'IVG en ville : une mise en place qui prend du temps
Après la loi du 4 juillet 2001 sur la mise en place de l'avortement médicamenteux
en ville, l'arrêté du 23 juillet 2004 et la circulaire du 26 novembre
2004 qui en précise les conditions, le Dr Marie-Laure Brival (vice-présidente
de l'Ancic) dresse un bilan de cette pratique dans Le Quotidien du Médecin
du 16 septembre 2005 . Les DDASS ne recensent pour l'instant que 150 conventions
environ passées sur l'Ile-de-France entre médecins libéraux
et centres de planification. La mise en place est lente et représente un
travail considérable pour les centres référents qui assurent
la formation des médecins généralistes, le soutien logistique
du réseau et même les statistiques. "Aucun moyen n'a été
prévu pour la mise en place, de façon ciblée, c'est à
qui se débrouillera pour trouver des financements", alors que les
gynécologues-obstétriciens sont d'office reconnus par la loi comme
compétents pour pratiquer une IVG médicamenteuse (même ceux
qui n'en réalisent jamais), les généralistes doivent, quant
à eux, attester une pratique antérieure régulière,
autrement dit prouver qu'ils ont travaillé dans un centre d'orthogénie.
"Absurde discrimination, remarque le Dr Brival, tous nécessitent la
même formation. Au moins une interprétation de la loi permet-elle
à tout médecin généraliste volontaire de se former
à l'IVG médicamenteuse. En revanche, les grands exclus de la loi
sont les médecins des PMI (protection maternelle infantile). Par sa gratuité
et sa proximité, la PMI représente un lieu idéal pour les
femmes qui souhaitent avorter, en particulier pour celles en situation de précarité.
Mais les PMI relèvent de la compétence des Conseils Généraux.
Fin avril 2005, le Conseil Général de la Seine-Saint-Denis a donné
son accord en espérant que cela fasse tâche d'huile pour les autres
départements", confie le Dr Brival. Mais il est vrai que le protocole
de l'IVG médicamenteuse a de quoi rebuter les médecins libéraux
: les cinq consultations sont facturées 100 euros forfaitairement. Il faut
attendre que les médecins prennent le temps d'apprivoiser la méthode.
Ce sera ensuite aux femmes elles-mêmes de se réapproprier cet événement
et d'être assurées qu'avorter chez elles leur offre une intimité
spéciale. Adolescence
et accès à la pornographie
Selon Le Monde du 17 septembre 2005, deux adolescents sur trois ont vu des films
pornographiques. Une étude de l'INSERM met au jour une corrélation
entre la consommation régulière de ce type d'images, les difficultés
scolaires et les conduites à risque. 80 % des garçons et 15% des
filles interrogées de 14 à 18 ans avaient regardé un film
X, le plus souvent à la télévision, au moins une fois dans
l'année écoulée. Faut-il s'inquiéter de la forte proportion
d'adolescents qui regardent des images pornographiques ? A l'âge où
tout se sexualise, il est tentant de parler, de voir, de s'amuser des histoires
de sexe. "Quand la pornographie se limitait aux magazines érotiques
sur lesquels était inscrit 'réservé aux adultes', la notion
de transgression était évidente dans la tête des adolescents.
Aujourd'hui, ce qui ne va pas, c'est l'absence de limites définies par
les adultes pour marquer les territoires de l'autorisé et de l'interdit,
explique Xavier Pommereau, psychiatre spécialiste de l'adolescence. Il
faut absolument limiter les accès, continuer à obliger les diffuseurs
à marquer des territoires clairs. Cependant, la majorité des ados
font la différence entre le porno, qui les amuse, et leur histoire amoureuse,
sur laquelle ils sont plutot prudes et sentimentaux. Quant aux grands consommateurs
de porno, il faut fait faire un lien avec éventuellement cette consommation
boulimique et d'autres conduites à risque" Quant aux filles, le nombre
de celles regardent ces images est loin d'être ridicule. Mais elles s'intéresseraient
plus aux histoires érotiques, seraient plus mûres, plus affectives,
tandis que les garçons préféreraient l'action, la démonstration,
la puissance, voire la violence du hard. Ni
Putes ni Soumises s'internationalise
L'association Ni putes ni soumises, né en 2002 dans les banlieues françaises,
séduit à l'étranger où des comités se sont
créés pour "internationaliser" cette lutte, comme le souhaite
la direction du mouvement, rapporte Libération du 30 septembre 2005."Nous
avons été séduites par l'énergie de Fadela Amera,
par le nom provocateur de l'association, et par les thèmes qui sont évoqués
sans tabous", explique Amineh Kakabaveh, qui a fondé un comité
en Suède en juin après avoir assisté à une conférence
de la présidente de "NPNS", et était présente vendredi
à l'université du mouvement à Dourdan (Essonne). Des comités
existent déjà en Belgique, aux Etats-Unis, en Espagne, en Italie,
en Suède et au Maroc, explique Siem Abchi, chargée de fédérer
et d'organiser cet intérêt à l'étranger. "Il y
a des demandes croissantes d'information sur le travail du mouvement à
l'étranger", ajoute-t-elle, précisant que l'association a également
des correspondants au Liban. "Dès que l'on cherche à s'émanciper,
nous sommes perçues comme occidentalisées, et l'on considère
que nous avons trahi", s'exclame dans la salle une quinquagénaire
d'origine marocaine. "Le modèle d'égalité et de laïcité
français est-il exportable ?", s'interroge-t-elle. Anna Guerrero vient
de monter le premier comité Ni putes ni soumises en Espagne où,
dit elle, "Le grand fléau, c'est la violence conjugale".
A noter que Fadela Amara, présidente de Ni putes ni soumises a apporté
son soutien à Laurent Fabius, selon Le Monde du 11 octobre 2005 : pas certain
que ce genre de parti pris officiel serve le mouvement et sa présidente
déjà éreintée par des articles et des publications
récentes. Bien des événements, comme ce dernier, amènent
à penser que NPSS est de plus en plus instrumentalisée par sa présidente
à des fins strictement personnelles. Techniques
de stérilisation rapide par implant
Selon Libération du 11 octobre 2005, depuis trois ans, Hervé Fernandez,
gynécologue à l'Hôpital Antoine Béclère de Clamart,
propose aux femmes ne souhaitant plus avoir d'enfants une technique de stérilisation
rapide venant d'Australie qui consiste à poser un implant dans les trompes.
Depuis la loi du 4 Juillet 2001, la stérilisation à visée
contraceptive pour les hommes et les femmes majeurs est autorisée. Cinquante
mille femmes bénéficient de la stérilisation chaque année
et c'est la première méthode contraceptive dans le monde. Les raisons
invoquées sont souvent l'intolérance ou les contraintes de procédés
contraceptifs classiques. Le procédé Essure, moins lourd et plus
sûr, se fait sans anesthesie générale, n'est pas douloureux
et ne nécessite pas d'incision. La pose du micro implant à l'entrée
des trompes se fait par voie naturelle à l'aide d'un hystéroscope
et dure de 10 à 30 minutes. La patiente a juste à prendre un antalgique
et un anti-inflammatoire avant l'intervention . Elle peut rentrer chez elle une
ou deux heures après et reprendre une activité normale dès
le lendemain. Cinq ans après, cette méthode est beaucoup plus sûre
que par coelioscopie. le seul inconvénient est qu'elle n'est pas d'une
efficacité immédiate. Trois mois après la pose, la patiente
doit vérifier par une échographie que le dispositif est toujours
en place, que la trompe s'est épaissie autour de l'implant et qu'elle est
bien bouchée, d'où la nécessité dans l'intervalle
de prendre un contraceptif. Bien sûr, cette méthode est irréversible
et le médecin doit en informer la patiente à la 1ère consultation
et s'assurer du caractère définitif de sa décision. Un dossier
lui est remis pour un délai de réflexion de 4 mois. La femme après
ce délai doit confirmer sa demande par écrit. Le
Royaume-Uni envisage de pénaliser les clients de prostituées
Selon The Observer d'octobre 2005, la législation pourrait se durcir au
Royaume Uni quant aux clients des prostituées. "Les relations sexuelles
avec des femmes victimes de trafic doivent être considérées
comme un viol", a déclaré un ministre, une déclaration
qui pourrait avoir des suites. Sur le trafic des êtres humains à
fin d'exploitation sexuelle, lire
ici sur notre site. La
discrimination sexuelle, facteur premier de pauvreté
Selon Le Monde du 13 Octobre 2005, l’inégalité des sexes est l’un
des premiers moteurs de la pauvreté et de l’exclusion sociale. C’est la
conclusion du rapport, publié hier, du Fonds des Nations Unies pour la
Population. Le document étudiait dans quelle mesure la communauté
mondiale a rempli, depuis 2000, les huit objectifs du Millénaire pour le
développement, censés réduire la pauvreté de moitié
d’ici à 2015. Verdict des 250 experts : c’est en réduisant la discrimination
sexuelle dans le monde que l’on réduira la pauvreté, tout en sauvant
des vies et en améliorant l’existence des populations. Parmi les priorités,
il faudra d’abord permettre aux femmes d’accéder à l’enseignement.
Le rapport montre que pour chaque année supplémentaire d’éducation
de la mère, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans baisse
de 5 à 10 %. Autre impératif, améliorer la santé des
femmes en matière de procréation afin de réduire la mortalité
infantile, d’éviter les avortements dangereux et de lutter contre le sida.
Le document avertit également que la violence sexiste "tue ou cause
un grave préjudice à autant de femmes et de filles entre 15 à
44 ans que le cancer", accroissant d’autant les dépenses (soins de
santé, frais de justice, surveillance policière, etc). Aux Etats-Unis,
le chiffre de ces dépenses s’élève à 12,6 milliards
de dollars par an. Ainsi, la discrimination sexuelle est non seulement un obstacle
au développement, mais elle est aussi très coûteuse. Les
nouveaux pères britanniques pourront pouponner aux frais de l'Etat
Selon Le Monde du 23 octobre 2005, les pères de famille britanniques pourront
bientôt s'occuper de leur bébé pendant trois mois aux frais
de l'Etat. Le gouvernement leur promet de porter ensuite, avant la fin de la législature
- probablement en 2009 - ce congé de paternité à six mois.
Actuellement, les femmes britanniques ont droit à un congé de maternité
de six mois. Pendant les six premières semaines, elles touchent 90 % de
leur salaire ; ensuite, elles reçoivent une rémunération
forfaitaire, quel que soit leur salaire réel, de 106 livres (155 euros)
par semaine. Cette indemnité est versée par les employeurs, à
qui elle est remboursée par le Trésor. A certaines conditions, les
mères peuvent prendre six mois supplémentaires, non payés.
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30
septembre 2005 Quoi
de neuf sur le site Publication
de la version en anglais du site
grâce à, d'une part, Pamela Strawgate (voir
son site) qui a réalisé la traduction, d'autre part, la Délégation
Régionale aux Droits des Femmes et à l'Egalité de Champagne-Ardenne.
Mise en ligne du
livret d'accueil et du règlement de fonctionnement du CHRS (format
pdf), rubrique Tout sur SOS Femmes Accueil Publication
des comptes 2004, rubrique Tout sur SOS
Femmes Accueil Et
les derniers témoignages retenus : 175. Pas
moyen de le quitter, pourquoi ? K. est victime de viols et de violences graves
de la part de son conjoint. 176. Comportement
déplorable. Mina dénonce le comportement du médecin qui
a reçu sa fille pour une IVG. 177. Chronique
d'un inceste ordinaire. Véro a subi les effets de la prescription et
son calvaire n'est pas reconnu par la justice. 178. J'ai
décidé de porter plainte. T. a été violé
à 16 ans par un patient dans un hôpital. 179. Pourvu
qu'il me laisse tranquille ... Diana vient de quitter son ami au comportement
violent. 180. Soyez plus fortes
que moi. Cherry a quitté un conjoint violent, après 10 ans de
souffrance. 181. Plus jamais je ne
laisserai un homme me rabaisser. M. raconte sa vie et ses souffrances.
182. Victime de viol, je poursuis
au civil. Mylnea cherche des victimes ayant poursuivi au civil, le crime étant
prescrit dans son cas. 183. Je
viens de vous lire et me sens moins seule. Victime de violences, Frédérique
envisage le divorce ... mais elle a besoin de soutien. Rapport
INSERM sur l'efficacité des pyschothérapies
Le 26 février 2004, l’Inserm a publié un rapport sur l’évaluation
des psychothérapies : « Psychothérapie - Trois approches évaluées
– Expertise collective » (Editions de l’Inserm Paris 2004), rapport demandé
par les services du Ministère, à savoir la Direction Générale
de la Santé (DGS) et deux associations de patients : UNAFAM et FNAP Psy.
Il présente la synthèse des travaux du groupe d’experts nommés
par l’Inserm et repose sur l’étude critique de plus de mille études
scientifiques internationales et françaises sur l’évaluation des
psychothérapies. Le Ministère de la Santé et les associations
de patients souhaitaient une évaluation de l’efficacité des trois
formes principales de psychothérapie : - les thérapies psychanalytiques
à court terme, - les thérapies comportementales et cognitives
(TCC), - les thérapies familiales. L’étude de l’Inserm a
conclu à une efficacité nettement supérieure des TCC par
rapport à la psychanalyse et aux thérapies familiales, pour presque
tous les troubles envisagés. Des trois approches, la moins efficace est
la psychanalyse. Ses résultats pour les troubles mentaux sérieux
sont du niveau de celui du placebo. L’efficacité des thérapies familiales
et systémiques se situe à un niveau intermédiaire, entre
les TCC et la psychanalyse. Le 5 février 2005, le Ministre de la Santé
Philippe DOUSTE-BLAZY annonce, devant un parterre de psychanalystes, qu’il a retiré
du site internet du Ministère ce rapport Inserm ; désormais, aucune
référence n’y sera faite de la part du Ministère. Lire
la synthèse du rapport INSERM. Une
reine au Danemark ?
Le Danemark envisage de modifier sa constitution pour permettre aux femmes de
monter sur le trône. La loi fondamentale n'autorise que les hommes à
monter sur le trône. Un amendement à cette loi sera présenté
au Parlement en octobre prochain. (Associated Press, 29 août 2005).
USA
: décision remise sine die sur la vente libre de la pilule du lendemain
L'agence fédérale américaine de réglementation des
produits alimentaires et pharmaceutiques (FDA) a ajourné sine die toute
décision sur la commercialisation sans ordonnance du contraceptif "plan
B", connu sous le nom de la "pilule du lendemain", a-t-on appris
samedi auprès de la FDA. La décision de la FDA qui survient après
28 mois de controverse sur ce sujet très sensible aux Etats-Unis suscite
une levée de boucliers dans les rangs du parti démocrate dont les
ténors politiques ont reproché au patron de la FDA, Lester Crawford,
d'avoir agi en ce sens pour des motifs politiques et non scientifiques. La FDA
avait autorisé en 1999 la vente sous ordonnance de ce contraceptif (levonorgestrel)
commercialisé aux Etats-Unis par les laboratoires Barr. Quatre ans plus
tard, un panel de la FDA avait recommandé qu'il puisse être vendu
sans ordonnance. Mais les dirigeants de la FDA avaient rejeté l'an dernier
cette recommandation, par crainte de provoquer une révolution au sein de
la droite chrétienne anti-avortement, qui constitue une composante importante
de la majorité présidentielle de George W. Bush. Le feu vert de
la FDA aurait en effet permis aux adolescentes de plus de 17 ans d'acheter "la
pilule du lendemain" en toute liberté. Pour justifier son refus la
FDA avait affirmé manquer d'informations sur les risques posés par
cette pilule pour les moins de 16 ans. Cette fois, Lester Crawford a admis qu'elle
était sans risques pour les plus de 17 ans, mais il a justifié l'ajournement
sine die de la commercialisation sans ordonnance en affirmant que cela soulevait
des questions compliquées de règlements, pour permettre la vente
libre de ce produit aux adultes mais pas aux adolescentes. La décision
de la FDA, ne signifie pas toutefois que "plan B" ne puisse se retrouver
en vente libre sur les étalages de certains drugstores. Certains Etats
américains exercent eux-mêmes la supervision des produits pharmaceutiques
et sept d'entre eux ont autorisé la vente libre de "plan B",
sans restriction d'âge. (Associated Press, 29 août 2005)
Le foetus serait insensible à la douleur jusqu'à
un stade avancé de la grossesse Alors que le débat
fait rage aux Etats unis, cet argument s'il venait à être confirmé
selon une étude scientifique américaine, ce serait un des principaux
arguments des opposants à l'avortement qui tomberaient. Source : Foetuses
'don't feel pain until the final third of pregnancy', Andrew Gumbel, Los Angeles,
in The independent 24 août 2005 http://news.independent.co.uk/world/americas/article307947.ece
Australie
: quand la loi ancestrale permet le viol
Les femmes aborigènes réclament une évolution des lois traditinnelles
de leur tribu afin qu'elles ne piussent plus servir à justifier des abus
sexuels sur mineurs. Cette revendication fait suite à la condamnation d'un
aborigène de 55 ans à un mois de prison pour avoir eu des relations
sexuelles avec une jeune fille de 14 ans; Après avoir entendu des rumeurs
qui racontaient que l'adolescente lui était promise depuis l'âge
de 4 ans, avait un petit ami, l'homme l'a frappée avec un boomerang avant
de la forcer à avoir un rapport sexuel. "Cette condamnation à
un mois de prison est une honte, car cela ne dissuade absolument pas les hommes
qui songent à violer des femmes, explique Boni Robertson, une intellectuelle
aborigène respectée. Selon elle, cet homme aurait dû être
condamné à une plus lourde peine. "Combien de temps nos femmes
vont-elles êtres ignorées par les tribunaux et subir ces horribles
crimes, alors que les coupables se réfugient derrière un droit ancestral
?" se demande l'intellectuelle. Elle n'hésite pas à déclarer
que "le juge s'est moqué du travail effectué par ceux qui entendent
rendre justice aux femmes et enfants violentés au nom d'une culture millénaire".
(Courrier International , 24 août 2005) Ambitions
au féminin
L’Elysée ne se conjugue pas qu’au masculin. Parmi les postulants à
la prochaine présidentielle, deux nouvelles volontaires : Michèle
Alliot-Marie et Ségolène Royal. Dans le Journal du Dimanche du 25
septembre, MAM déclare avoir « l’intention de jouer un rôle
de premier plan » en 2007. Quant à Ségolène Royal,
si elle jouit d’une indéniable popularité auprès des Français,
il n’en va pas de même pour ses collègues socialistes, ainsi Laurent
Fabius demandait ce week-end : « Qui va garder les enfants ? », tandis
que Jean-Luc Mélenchon : « La présidence de la République
n’est pas un concours de beauté ». Sans commentaire. (Libération,
Nouvel Observateur, 26 septembre 2005). Réforme
du congé parental
Le nouveau congé parental d’un an, au troisième enfant, actuellement
de 512 euros par mois sera porté à 750 à condition que l’interruption
soit limitée à un an, selon les Echos. Au troisième enfant,
les parents auront toujours le choix entre ce nouveau congé court, qui
pourrait entrer en vigueur en 2006, et la formule actuelle de trois ans, qui donne
droit à une indemnité de 512,64 euros maximum. Ce sont les mères
qui prennent à 98 % les congés parentaux et l’objectif de la nouvelle
formule est de ne pas les tenir trop longtemps éloignées du marché
du travail. (AFP – 22 septembre 2005).
Le suicide révèle la souffrance singulière des jeunes homosexuels
Les gays ont, toutes choses égales par ailleurs, treize fois plus de risque
de tenter de mettre fin à leurs jours que les hétérosexuels,
selon une étude épidémiologique française inédite
citée par Le Monde. Un phénomène souvent lié au secret,
« psychologiquement épuisant », qu'ils maintiennent sur leur
vie privée. Une étue inédite, menée par l'association
Aremedia, montre que, toutes choses égales par ailleurs, les homosexuels
âges de 16 à 39 ans ont treize fois plus de risques de faire une
tentative de suicide que les jeunes hétérosexuels. Pour le docteur
Marc Shelly (médecin de santé publique, responsable du centre de
dépistage anonyme et gratuit de l'hôpital Fernand-Widal), qui a dirigé
l'enquête, le phénomène correspond à « une forte
dégradation de l'estime de soi ». |
| 30
août 2005 Quoi
de neuf sur le site Grâce
à une subvention de la Délégation Régionale aux Droits
des Femmes et à l'Egalité de Champagne-Ardenne qui nous a permis
de salarier quelqu'un un mois sur ce travail, création d'un nouvel annuaire
de ressources psychothérapeutiques, tous départements métropolitains ;
2ème mise à jour de l'annuaire
des lieux d'accueil et centres d'hébergement ; mise à jour
de la page Planning
Familial et compléments ; mise à jour complète de toutes
les pages de liens de la rubrique Liens,
contacts Et
les derniers témoignages retenus : 170. Mon
témoignage d'homme battu. Message de Bernard, victime de violences
de la part de sa compagne. 171. Quel
nom mettre sur ce qui m'est arrivé ? Coralie se demande comment nommer
ce qu'elle a vécu ou comment des parents ne jouent pas leur rôle
de protecteurs ... 172. Quel
beau couple ! Le monde à l'envers : son concubin veut chasser M. de
la maison qui lui appartient à elle ! 173. Mon
mari, un monsieur très bien ... qui me viole sans arrêt. Caroline
veut divorcer pour mettre fin à l'esclavage sexuel dont elle est victime.
174. L'inceste, c'est
la mort pour toujours. B. a été violée pendant des années
par son père. Les bonnes pages
"Le deuxième
sexe" de Simone de Beauvoir, Ingrid GALSTER (sous la direction de), Presses
de l'Université Paris-Sorbonne, 365, p., 20 euros. Un essai sur le scandale
provoqué par cet ouvrage majeur qui allait devenir le livre fondateur du
féminisme. Digitall
Future, n°2, trimestriel, printemps 2005, 3,50 euros + port, IIAV, Obiplein
4, 1072 JB Amsterdam, Pays-Bas. Un nouveau venu de la presse féminste dans
sa forme, avec des textes en français et une version anglaise, et son contenu
: faire connaître les actions de toutes les féministes à travers
la planète. Culture
d'élite, culture de masse et différence des sexes, Geneviève
Sellier et Eliane Viennot (sous la direction de), L'Harmattan, Paris, 200, 184
p., 17 euros. Recueil d'articles cherchant à comprendre les motifs de la
dévalorisation des oeuvres créées par des femmes. En analysant
le sens et la portée d'oeuvres littéraires, cinématographiques
et télévisées dans le contexte de leur production historique
depuis 150 ans, les 7 études mettent au jour les mécanismes en jeu
dans l'édification d'une tradition culturelle "universelle" ...
de laquelle les femmes sont absentes. Les grossesses
au dessus de 35 ans de plus en plus fréquentes Depuis les
années 1970, le nombre de grossesses tardives ne cesse d'augmenter. Selon
l'INSEE cité par le Le Monde du 4 juillet 2005, 17,5 % des enfants nés
en 2004 ont une mère âgée de 35 ans ou plus (contre 8 % en
1980) et 3,3 % une mère de plus de 40 ans. Le Haut Conseil de la population
et de la famille juge cette évolution préoccupante et parle même
de "véritable problème de santé publique" concernant
les premières maternités tardives. Cet avis ne fait pas l'unanimité
chez les professionnels de santé dont certains estiment que l'on culpabilise
à tort les mères les plus âgées. Selon la sociologue
Michèle Ferrand, cette évolution est le fruit d'un nouveau modèle
né de la généralisation de la contraception, de la légalisation
de l'avortement, de "l'essor des scolarités féminines"
et de l'arrivée massive des femmes sur le marché du travail.
Une femme prêtre Geneviève
Bebey, 56 ans, à peine ordonnée prêtre par trois femmes "évêques"
(excommuniées) le 2 juillet dernier a été aussitôt
excommuniée par l'Eglise catholique. Selon Le Monde, elle estime avoir
agi de façon "légitime" pour répondre à
une situation obsolète. Dans le monde, 65 autres femmes dont 40 américaines
se prépareraient au sacerdoce. Tourisme
sexuel
Selon Le Monde du 3 et 4 juillet 2005, 3 millions d'enfants sont victimes d'exploitation
sexuelle dans le monde. A la suite d'un rapport interministériel, le gouvernement
et 17 professionnels du tourisme ont signé une charte contre le tourisme
sexuel. Parmi les signataires, les sociétés Accor, Aéroports
de Paris, Air France, Fram, Jet Tours, Lastminute.com, Travelprice, Nouvelles
Frontières, Thomas Cook et ... le Club Méditerranée qui avait
refusé en 2000 d'informer ses clients sur le risques encourus. Les signataires
s'engagent à former leur personnel et informer leurs clients contre les
risques du tourisme sexuel. Cette année, les passagers ont vu un film
qui montre un homme se dévêtant dans un espace réduit ; la
caméra recule et fait découvrir un couloir de prison au bout duquel
il s'apprête à subir une fouille au corps avant d'intégrer
sa cellule. Le commentaire : "voilà ce qui arrive aux personnes qui
confondent tourisme et exploitation sexuelle". Les
jeunes turques voilées partent étudier à l'étranger
Au nom des principes de laïcité et d'égalité entre les
sexes érigés en 1923 par Mustafa Kemal, le fondateur de la République
Turque, les femmes dont la tête est couverte sont bannies des établissements
publics. Telle avocate ne peut plaider devant un tribunal à cause de sa
tenue vestimentaire, non tolérée en un tel endroit, rapporte Le
Monde du 1er juillet 2005. De même, les jeunes filles doivent choisir entre
retirer le voile à l'entrée de la faculté ou rester chez
elles. Grâce à des mouvements islamiques qui se sont multipliés
ces dernières années, des jeunes femmes sont envoyées dans
des universités en Europe, dans le Golfe, en Azerbaïdjan, aux Etats-Unis.
Soucieux de ne pas provoquer l'armée, gardienne des principes kémalistes
et très sourcilleuse sur le sujet, le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan,
n'a rien tenté pour briser l'interdiction. Une
femme vice-présidente en Afrique du Sud Le président
Thabo Mbeki a choisi le 22 juin une femme, Phumzile Mlambo-Ngcuka, comme vice-présidente
de l'Afrique du Sud. Zouloue, Mlambo-Ngcuka a 49 ans. La désignation à
ce poste très en vue, selon Le Monde du 24 juin, est un signe politique
fort car le vice-président a des chances réelles de devenir le prochain
président de l'Afrique du Sud à l'expiration du deuxième
mandat de Thabo Mbeki en 2009. Celui-ci a fait de la promotion de la femme l'une
de ses priorités et, au lendemain des élections d'avril dernier,
avait formé un gouvernement comprenant 22 femmes sur 50 ministres, dont
certaines à des postes essentiels, comme les affaires étrangères,
la justice, les mines ou l'éducation. Camille
et Monica ne se marieront pas
Selon Libération du 9 et 10 juillet 2005, le projet de mariage de Camille
et Monica, interdit par un jugement de Nanterre (Cf. bulletin
du 27 juin dernier), a été rejeté en appel par la cour
de Versailles. Camille a fait part de son intention de se pourvoir en cassation.
Noël Mamère, maire de Bègles, soutient les deux transexuelles
qui, sur le papier, sont homme et femme. Le
mariage homosexuel légalisé en Espagne
Après les Pays-Bas, la Belgique et le Canada, l'Espagne est le quatrième
pays a avoir adopté le 30 juin dernier une loi autorisant le mariage homosexuel.
Cette même loi autorise les couples homosexuels à adopter. Selon
le Monde du 2 juillet 2005, les listes d'attente sont déjà longues
dans les mairies des grandes villes. Fin
de la distinction entre enfants légitimes et naturels en 2006
L’ordonnance consacrée à la réforme de la filiation a été
publiée au Journal officiel du mardi 6 juillet 2005. Désormais,
afin de se conformer à l’évolution des modes de vie (40% des naissances
ont lieu hors mariage), la distinction juridique entre enfants légitimes
et enfants naturels (nés hors mariage) est supprimée. D’autres mesures
sont instaurée par cette ordonnance, notamment en matière d’établissement
de la filiation maternelle : l'indication du nom de la mère dans l'acte
de naissance, qui restera facultative, établira la filiation à son
égard. La mère non mariée n'aura donc plus à reconnaître
l'enfant dont elle a accouché. Toutefois, ces différentes mesures
n'entreront en vigueur que le 1er juillet 2006. Evolution
de l'intervention sociale auprès des personnes prostituées : la
FNARS mène l'enquête
Fin 2004, la Fnars lance une enquête nationale "rapide" sur la
prostitution ou plutôt les tendances générales observées
sur 2001, 2002 et 2003, par des services très concernés par l’accueil
et l’accompagnement social de personnes concernées par la prostitution.
Dix services (tous spécialisés dans l’accompagnement de ce public
sauf un) de 10 villes différentes françaises nous ont ainsi fait
remonter les informations relatives à leurs rapports d’activités
sur ces 3 années. Il ne s’agit donc pas d’un état des lieux de la
prostitution mais bien de la synthèse de constats opérés
par différents services dans leur activité quotidienne auprès
des personnes, témoignant alors davantage d’une activité de services
que d’une situation de la prostitution. Ces services sont de tailles diverses
et mettent en oeuvre des modalités d’intervention sociale spécifiques
à leur territoire et à leur projet associatif. Ils peuvent ainsi
être spécialisés auprès d’un public particulier (ex
: personnes étrangères) ou sur un type d’accompagnement spécifique
(ex : travail de rue). Dix constats principaux ont été établis
: 1 - En dehors de Paris, tous les services indiquent une forte augmentation
du nombre de personnes rencontrées que ce soit dans la rue (+ 61 %) ou
dans les services (+ 32 %). Sur Paris, le service interrogé indique une
relative baisse du nombre de personnes rencontrées dans la rue et au service
; cette observation est essentiellement liée à une baisse du travail
de rue exercée par le service, cumulée à une probable relative
diminution du nombre de personnes en situation de prostitution visible sur la
ville. 2 - Les femmes représentent, de façon stable sur 3 ans,
environ 80 % des personnes rencontrées par les services. 3 - La très
grosse majorité des personnes rencontrées se situe dans la tranche
d’âge 19-39 ans (environ 70-75 %). Les services constatent globalement,
par ailleurs, un rajeunissement des personnes rencontrées et une baisse
de la prostitution "âgée". 4 - Les services constatent
une présence très majoritaire de personnes étrangères
rencontrées soit près de 70 % en 2003, en augmentation relative
au fil des ans (à souligner : le doublement du nombre de personnes étrangères
originaires d’Europe de l’Est). 5 - Les personnes françaises sont majoritairement
rencontrées dans les services tandis que les personnes étrangères
le sont nettement plus dans la rue. On constate néanmoins en proportion
globale une augmentation du nombre de personnes françaises rencontrées
dans la rue entre 2001 et 2003. Cette observation pourrait illustrer une précarisation
des personnes prostituées françaises ou encore refléter l’impact
de la qualification du travail de rue opérée ces dernières
années. 6 - Les services indiquent qu’entre 2001 et 2003, le nombre
de personnes prostituées rencontrées dans la rue, prostitution la
plus courante, reste quasi stable. Cette forme de prostitution apparaît
d’autant plus importante par rapport à d’autres (appartement, bars, internet)
qu’elle est de loin la plus accessible en terme de visibilité et d’intervention
sociale. Les services soulignent, à ce titre, que les modalités
d’accompagnement social doivent nécessairement évoluer pour aller
vers d’autres formes de prostitution. 7 - C’est dans les domaines de l’accueil
/ échanges / orientation, du travail de rue, de la santé et de la
prévention que s’inscrit globalement de façon très prioritaire
l’intervention sociale des services. 8 - Les associations rendent compte d’importants
besoins en terme de développement de pratiques et de réponses, en
particulier en matière de travail de rue, d’accompagnement administratif,
de prévention, de santé, de protection, et d’hébergement
des personnes. 9 - Les sources de financement des services sont diverses,
mais les Ddass apparaissent clairement comme les premiers et plus importants financeurs
des services. Leur investissement reste globalement stable, voire, pour certains
services, en augmentation sur les 3 ans. Les villes qui sont sur des soutiens
financiers d’ordre moyen ou peu important auraient développé leur
implication sur certains territoires au cours des 3 ans. 10 - Dès 2001,
tous les services affirment entretenir des collaborations avec d’autres associations,
des fédérations ou collectifs, les Ddass, les hôpitaux et
les écoles. Plus de la moitié des services disent également
entretenir des liens avec l’ANPE, la CPAM, la DGAS, la justice, les conseils généraux,
la Caf et la police. Les services juridiques et les ONG sont également
cités comme partenaires de quelques services alors que les Drass et les
conseils régionaux entretiennent des liens quasi-inexistants avec les services
interrogés. Une intensification des collaborations au fil des ans est observée
par une majorité des services avec les Ddass, les hôpitaux, les associations.
Sur la dernière année, la police, les services juridiques, la justice
et la ville font également l’objet de plus grandes collaborations. Certains
services ont par ailleurs signifié une plus grande collaboration en 2002
et en 2003 avec les ONG, les écoles et les fédérations.
Pour conclure, les tendances de l’état des lieux ne sont pas surprenantes
mais elles ont au moins le mérite de s’appuyer sur des données chiffrées,
dans un contexte où les constats du secteur associatif rejoignent assez
peu ceux du ministère de l’Intérieur ... |