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| La
violence conjugale : les chiffres (9/12)
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Au moins 2.000.000
de femmes victimes de violence conjugale en France 400
meurent sous les coups de leur conjoint chaque année, soit plus d'une femme
par jour ... (Droit de Savoir, mars 99, TF1) Vous
trouverez ci-dessous quelques chiffres complémentaires, avec indications
des sources. Il est difficile de quantifier la violence conjugale ... En
dehors des enquêtes d'opinion, les études s'appuient à la
fois sur les données de la police et celles de la justice, sur des interviews
de femmes victimes de violences et des associations qui les accueillent. |
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Rapport
Henrion - février 2001
Ministère de la Santé Sur
652 femmes victimes d'homicides entre 1990 et 1999, sur Paris et sa
proche banlieue, la moitié a été tuée par leur mari ou leur compagnon. Un chiffre
terrifiant, révélé par un rapport sur les violences conjugales. "En France,
une femme meurt de violences conjugales tous les cinq jours", explique le professeur
Roger Henrion, membre de l'Académie nationale de médecine et responsable de cette
étude pour le ministère de la Santé. L'équipe du professeur a interrogé au
hasard un échantillon de 7000 femmes, âgées de 20 à 59 ans, habitant la capitale
et sa petite couronne. Il ressort que 10% d'entre elles ont subi des violences
conjugales au cours des douze derniers mois. Insultes, harcèlement moral, agressions
physiques, viols, la liste est longue de ces sévices commis dans l'intimité des
couples. Les conséquences sont à chaque fois dramatiques. Plusieurs femmes
victimes souffrent de troubles émotionnels (dépression, boulimie, anorexie …),
certaines, à bout de nerfs, se suicident. Et une partie meurt carrément sous les
coups de leur conjoint. "Parmi les victimes présentées dans le rapport, 30 % ont
été poignardées, 30 % ont été abattues par arme à feu, 20 % ont été
étranglées et 10 % ont été rouées de coups jusqu'à la mort", précise le professeur
Henrion. Le profil de l'agresseur n'est pas toujours celui que l'on s'imagine.
"Il s'agit en majorité d'hommes bénéficiant par leur fonction professionnelle
d'un certain pouvoir. On remarque une proportion très importante de cadres (67%),
de professionnels de la santé (25%) et de membres de la police ou de l'armée",
commente Roger Henrion. Ces violences conjugales restent bien trop souvent
taboues et franchissent peu les murs des domiciles familiaux. Mais quand les femmes
parlent, elles s'adressent en premier lieu à leur médecin. "Ce dernier a un rôle
clé dans le dépistage des violences, le recueil de l'histoire et la rédaction
d'un certificat, pièce essentielle lors d'un dépôt d'une plainte", selon le professeur
Henrion. Mais le médecin est souvent pris en tenaille entre le secret médical
et la non-assistance à personne en danger. Un site Internet (www.sivic.org)
est mis à la disposition des médecins pour se former à l'ensemble de ces problèmes.
Le texte du rapport
est disponible en intégral sur le site du Ministère de la Santé :
cliquez
ici.
Enquête Nationale Droits des Femmes 1999-2000
dite Enveff (Enveff = enquête
nationale sur les violences envers les femmes en France) Commandée
par le Secrétariat d'Etat aux Droits des Femmes, coordonnée par
l'Institut de démographie de l'université Paris I (Idup), l'enquête
a été réalisée en
1999 auprès de 6.970 femmes âgées de 20 à 59 ans
par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs appartenant
au CNRS, à l'Ined, à l'Inserm et aux universités.
En 1999, plus d'un million
et demi de femmes ont été confrontées à une situation
de violence, verbale, physique et/ou sexuelle. une
femme sur 20 environ a subi en 1999 une agression physique, des coups
à la tentative de meurtre 1,2 %
ont été victimes d'agressions sexuelles, de l'attouchement au
viol. Ce chiffre passe à 2,2 % dans la tranche d'âge des 20-24 ans.
les viols concernent
0,3 %
de l'échantillon, chiffre qui rapporté
à la population globale donnerait 48.000 victimes (sur 15,88 millions
de femmes de 20-59 ans). Ce chiffre a été jugé "effarant"
par la démographe Maryse Jaspard (Institut démographique de l'Université
de Paris I) [autres chiffres
sur le viol]. la
majorité des violences se produit au sein de la sphère familiale
ou privée. les
violences conjugales relevées par l'enquête vont des menaces, chantage
affectif sur les enfants, mépris, à la séquestration, la
mise à la porte, les rapports sexuels imposés, les coups et la tentative
de meurtre. Elles concernent une femme sur 10 vivant en couple en 1999
et 30 % de celles qui s'étaient séparées de leur
compagnon au moment de l'enquête. Les plus jeunes sont les plus touchées
(15,3 %). ces
violences conjugales relèvent de toutes les classes sociales. Les
agricultrices sont les moins atteintes (5,1 %), les étudiantes (12,4 %)
et les foyers vivant des allocations chômage ou RMI (13,7 %) les plus
affectés. les
agressions physiques ou sexuelles sont rares en dehors du milieu familial
ou de la sphère privée (respectivement 1,7 et 1,9 %).
au travail,
le harcèlement moral concerne 3,9 % des femmes (situations
imposées, critiques injustes, mises à l'écart répétées, ...),
les injures et menaces 8,5 %, les agressions physiques 0,6 %. Le harcèlement
sexuel, avances ou agressions sexuelles, frappent 1,9 % des salaiées.
Une fois sur 5, il s'agit d'un supérieur hiérarchique. Plus
de détails sur le site de l'INED : cliquez
ici. |
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Enquête CNIDF déc. 99 - mars 2000
Programme Daphné de la Commission Européenne.
2.029 questionnaires répartis également entre l'Italie et la France.
Résultats
pour la France :
43,9 % des femmes
ont déclarées avoir été victimes de violences.
78,4 % pensent
que les violences faites aux femmes s'exercent principalement en famille.
84,1 % des femmes
interrogées classent les violences physiques en tête (les Italiennes
dénoncent d'abord les violences morales dans 69,4 % des cas).
principales raisons
données à l'aggressivité du conjoint : volonté
d'imposer son autorité 62,7 % ; alcoolisme 54,3 % ; le fait
qu'il ait lui-même été maltraité enfant 46,6 %.
La notion de milieu d'origine défavorisé vient loin derrière
(20 %).
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Enquête Droits des Femmes 1988 Secrétariat
aux Droits des Femmes 1989 sur
130.000 interventions de la police urbaine pour violences conjugales, 8.800 plaintes
ont été enregistrées. 60 %
des appels Police Secours de Paris concernent les violences conjugales. 87 %
des violences conjugales sont exercées dans la maison.
50 % en soirée, 22 % la nuit, 58 % à cause de l'alcoolisme.
85 % des victimes
ont entre 20 et 45 ans. 54 %
sont mariées, 38 % vivent en concubinage.
les 3/4 sont françaises, les 2/3 sans profession. |
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Enquête Fédération Nationale Solidarité Femmes 1988/89
500 questionnaires auprès de femmes accueillies par des
associations pour violences conjugales
94 %
ont exercé une activité professionnelle. Au début de leur
union, elles ne sont plus que 72 %. Celles qui ont arrêté de
travailler l'ont fait dans 61 % des cas à la suite d'une interdiction
du conjoint. 58 %
n'ont jamais subi de violence dans leur enfance. 87 %
s'occupent seules des soins et de l'éducation des enfants, 90 %du
ménage et des courses. pour
58 % d'entre elles, les difficultés ont existé depuis le début
du couple. à
la suite de la première "scène", 22 % étaient
parties du domicile. seules
12 % font état de l'alcool comme étant une des circonstances
de déclenchement des violences.
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Enquête
Eurobaromêtre mars à mai 1999
1000 personnes interrogées par Etat membre de l'Union
Européenne
+ données objectives 1
femme sur 5 a été victime de la violence de son compagnon au moins
une fois dans sa vie. 25 %
des crimes concernent un homme ayant aggressé sa femme ou partenaire.
seulement 4 %
des européens n'ont jamais entendu parler de violence domestique contres
les femmes. Un citoyen sur 2 pense qu'elle est assez répandue (très
répandue pour 1/4). 62 %
des européens pensent que la violence à l'égard des femmes
est inacceptable dans toutes les circonstance et 94 % pensent que celui qui
bat sa femme doit être condamné par un tribunal mais ...
1 seul cas de violence
sur 20 est signalé à la police.
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Une femme
est tuée chaque semaine par son conjoint en Europe
par Sonia Wolf, Agence France-Presse Strasbourg. Novembre 2002.
La violence conjugale est devenue
un phénomène endémique en Europe où chaque semaine
une femme est tuée par son mari ou son concubin, selon le Conseil de l'Europe
qui a appelé [récemment] ses 44 États membres à la
réprimer plus durement. Pour les femmes de 16 à 44 ans, la violence
conjugale serait la principale cause de décès et d'invalidité
avant le cancer, les accidents de la route et la guerre, selon des statistiques
citées par un rapport du Conseil de l'Europe. En Europe, selon les pays,
de 20 à 50% de femmes sont victimes de violences conjugales. Mais il n'existe
pas de «portrait-robot» du conjoint violent et aucune couche sociale
n'est épargnée, selon le rapport. «La pauvreté
et le manque d'instruction ne sont pas des facteurs significatifs, l'incidence
de la violence domestique semble même augmenter avec les revenus et le niveau
d'instruction», souligne Mme Olga Keltosova (Démocrates européens,
Slovaquie), auteur du texte. Selon elle, une étude néerlandaise
a même révélé que presque la moitié de tous
les auteurs d'actes de violence à l'égard des femmes sont titulaires
d'un diplôme universitaire. «La violence domestique, sous toutes ses
formes - agression physique, abus sexuel, viol, menaces et intimidation -, est
le fléau mondial le mieux partagé», a-t-elle souligné.
L'auteur du rapport cite également la «violence psychologique»,
souvent occultée mais parfois plus douloureuse que les coups. «Les
attaques verbales, les humiliations, les menaces, les harcèlements répétés,
l'enfermement conduisent la femme à perdre toute confiance en elle, ce
qui l'empêche plus tard de se prendre en charge», explique Mme Keltosova.
Des études citées par le rapport font état de 1,35 million
de femmes victimes de violence domestique en 2001 en France et environ 10 000
par an en Norvège. En Russie, «13 000 femmes sont tuées
chaque année, pour la plupart par leur mari ou partenaire», précise
le rapport qui propose en parallèle le chiffre de 14 000 Russes tués
en 10 ans pendant la guerre d'Afghanistan. Face à ce constat dramatique,
le Conseil de l'Europe a demandé à ses États membres de prendre
des mesures préventives mais aussi d'élaborer un arsenal pénal
pour que les auteurs de violences domestiques soient sévèrement
sanctionnés. Si dans certains pays le viol dans le couple est considéré
comme un crime, «beaucoup d'autres estiment que les conjoints ont droit
à un accès sexuel illimité à leur femme», regrette
Mme Keltosova. «Le fait que ces violences se pratiquent au domicile de la
victime, dans un huis clos, a toujours été un prétexte pour
qu'on les qualifie de problème relevant de la sphère privée,»,
a-t-elle déploré. Parmi les mesures proposées figure
notamment «l'éloignement immédiat du partenaire violent du
domicile et de l'environnement quotidien de la femme et de ses enfants, sans preuve
et sans attendre une décision de justice».
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Un
décès de femme est imputable aux violences conjugales tous les quatre
jours Ministère
délégué à la cohésion sociale,
novembre 2005 Sur
l'ensemble des années 2003 et 2004, en France métropolitaine, une
femme meurt en moyenne tous les 4 jours des suites des violences au sein du couple.
Contre seulement un homme tous les 16 jours. Les violences subies par les
femmes sont un facteur déterminant de leur décès comme de
leur acte homicide : une
femme victime sur deux subissait déjà des violences contre seulement
un homme sur cinq ; une
femme auteur sur deux subissait des violences contre seulement un homme sur quinze.
Sur 1789 morts violentes pour lesquelles l'auteur a été identifié,
228 ont eu lieu dans le cadre d'un couple, soit un cas sur huit, dont 17 cas d'euthanasie.
Un décès sur dix résulte de coups portés sans intention
de donner la mort. La violence conjugale préexistait dans deux sur trois
de ces cas. La séparation est clairement une période à
risque puisqu'elle intervient dans 31 % des affaires. Les actes homicides
commis par des "ex" sont un phénomène essentiellement
masculin, souvent rural, et toujours avec la volonté de donner la mort.
Enquête publiée par le ministère délégué
à la cohésion sociale et à la parité à l'occasion
de la journée internationale pour l'élimination de la violence à
l'égard des femmes au sein de ce dossier de presse à télécharger
en cliquant ici (au format pdf, 320 Ko). Les chiffres département
par département, région par région, et leur analyse. |
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Un
décès de femme est imputable aux violences conjugales tous les trois
jours Délégation
aux victimes du ministère de l’intérieur, 2007 Menée
par la Délégation aux victimes du ministère de l’intérieur,
l’Etude nationale des décès au sein du couple fait état d’une
femme tuée tous les 3 jours. Parmi les 168 personnes décédées
en France en 2006 dans ce cadre, les femmes sont majoritaires puisqu’elles représentent
82% des cas. A télécharger ici (pdf, 2.331 Ko) : http://www.femmes-egalite.gouv.fr/bilan2006_deces.pdf
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Enquête
Seine Saint-Denis 2007 Conseil Général
de Seine-Saint-Denis En
Seine-Saint-Denis, une étude menée sur les 18-21 ans montre que
les jeunes femmes sont particulièrement victimes de violences, que l'espace
public est sexiste et inégalitaire, que les jeunes filles ne peuvent pas
s'y déplacer librement et que le cadre familial est particulièrement
"dur" pour les filles. Les résultats de l'enquête sur "les
comportements sexistes et les violences envers les filles", réalisée
en 2006 par le conseil général de Seine-Saint-Denis, sont alarmants.
Cette étude quantitative, la première sur ce sujet en France, a
été réalisée auprès de 1 600 jeunes femmes
du département âgées de 18 à 21 ans. Spécialiste
des violences faites aux femmes, Maryse Jaspard, responsable scientifique de cette
enquête, se dit "étonnée par l'ampleur du phénomène".
Pourtant, cette socio-démographe connaît bien le sujet. Chercheuse
à l'Institut national d'études démographiques (Ined), elle
a dirigé l'enquête nationale sur les violences envers les femmes
en France (Enveff) de 2000. Selon l'étude du conseil général
de Seine-Saint-Denis, 23 % des enquêtées affirment avoir subi des
violences physiques (bousculades, empoignades, gifles, coups, menaces avec arme)
au moins une fois dans leur vie (à l'exception de la dernière année),
30 % au cours des douze derniers mois. Sur cette même période, seize
filles ont déclaré avoir été l'objet d'une tentative
de meurtre. Concernant les agressions sexuelles (mains baladeuses, avances, chantage
sexuel, strip-tease imposé), les chiffres sont respectivement de 14 % et
5 %. Seize filles se disant également victimes de tentatives de viol, dix
d'un viol. Théâtre de ces violences : le cadre familial pour les
violences physiques. "On ne s'attendait pas à trouver avec une telle
ampleur des taux de brutalité physique exercée par des membres de
la famille sur des jeunes femmes majeures", commente Maryse Jaspard. Les
pères sont responsables des violences les plus graves, suivis des beaux-pères,
des mères puis des frères. Le harcèlement sexuel a plutôt
pour cadre les "espaces publics". Selon Maryse Jaspard, "l'approche
statistique confirme ainsi ce que dénoncent avec véhémence
les mouvements sociaux de femmes : les deux tiers des jeunes filles enquêtées
ont déclaré avoir subi du harcèlement sexuel autre
que verbal alors qu'elles circulaient dans un lieu public". Les violences
sexuelles (attouchements, tentatives de viol et viols) se déroulent plutôt
dans le cadre familial et sont principalement perpétrées par des
proches. L'université apparaît comme un "lieu protecteur".
Les taux de violences physiques et sexuelles y sont divisés par deux par
rapport à ceux des autres cadres de vie. Ces chiffres peuvent-ils s'expliquer
par l'origine sociale ou géographique de ces familles ? A la question,
Maryse Jaspard répond par la négative : "Il n'y a pas de liens
significatifs entre les niveaux de violences subis et l'appartenance sociale."A
contrario, il semble qu'il y en ait un avec le pays de naissance des filles et
de leurs parents : "Les enquêtées de nationalité étrangère
[14 % de l'échantillon] ainsi que celles originaires des DOM [4 %]
ont été davantage victimes de violences physiques et sexuelles au
cours de leur vie que celles qui sont nées et ont grandi en métropole."Ces
mauvais résultats pourraient s'expliquer en partie par une "libération
de la parole", et par un abaissement du "seuil de tolérance des
comportements sexistes". Pour Maryse Jaspard, le développement de
"l'estime de soi" chez les filles pourrait susciter chez les hommes
une volonté de contrôle accru sur les femmes, voire des violences. Lire
+ : http://www.seine-saint-denis.fr/Enquete-sur-les-comportements.html |
Enquête
Victimation 2007 Observatoire National de la Délinquance Les
violences physiques ou sexuelles ont concerné près de deux millions
de personnes de 18 à 60 ans en France, soit 5,6 % de la population, au
cours des années 2005 et 2006. Cette estimation est le fruit d'une enquête
de l'Insee, menée auprès d'un échantillon de plus de 11.200
personnes au premier trimestre 2007, pour le compte de l'Observatoire nationale
de la délinquance (OND).Pour la première fois depuis sa création
en 2003, l'OND, présidé par le criminologue Alain Bauer, dispose
de données récoltées directement auprès des victimes
qui, mêlées aux statistiques policières, composent le rapport
annuel 2007 sur la criminalité en France. 930.000 victimes de violences
physiques ont été agressées par une personne qui ne vit pas
avec elles, tandis que 820.000 l'ont été à l'intérieur
de leur famille. "Peu ou mal connue jusqu'à aujourd'hui, (cette) violence
à l'intérieur des ménages révèle un phénomène
d'une fréquence comparable à celle des autres violences physiques",
souligne l'OND dans une interview donnée au quotidien Le Monde (12 novembre
2007). Dans cette catégorie, les femmes sont majoritaires. De façon
générale, elles sont de plus en plus concernées par la violence,
toutes formes confondues : 1,1 million en ont été victimes en 2005-2006,
contre 900 000 hommes. La courbe s'est même inversée par rapport
aux années précédentes : "On observe à présent
une proportion de femmes victimes de 6,1 %, significativement plus élevée
que celle des hommes (5,1 %)." Dans les crimes et délits enregistrés
par la police et la gendarmerie en 2006, les atteintes volontaires à l'intégrité
physique, continuent d'augmenter. Les vols avec violence ont progressé
de 5,6 %, tandis que les coups et violences volontaires d'origine non crapuleuse
ont augmenté de 9,8 % par rapport à 2005. Les viols et agressions
sexuelles sur mineurs, en revanche, ont diminué de 4,3 % et 9,6 %, ainsi
que les atteintes aux biens non violentes (3,8 %), dont le nombre baisse depuis
2003. Le nombre de mineurs mis en cause, 201.000, a augmenté de 4,1 %.
En un an, leur part dans les atteintes volontaires à l'intégrité
physique (hors vols violents) a progressé de 18,5 % (contre 6,6 % pour
les majeurs). Enquête
de victimation 2007 (OND), PDF, 488 Ko.
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