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Il faut des années pour chasser ses démons

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Août 2008

Bonjour,
Il y a 10 ans maintenant, j'avais 16 ans, que j ai rencontré M. Ce fut pour moi une belle rencontre qui m'aidera a m'échapper de la vie familiale ou je viens d'apprendre 2 ans auparavant que mes parents m'ont menti et que la personne qu'on me présente depuis 14 ans comme étant mon père n'est autre que mon frère. M me fait rire, m'aime et s'occupe de la gamine que je suis a merveille. Pourtant, il a déjà à ce moment là des attitudes agressives. Il est possessif et ne supporte pas qu'on le contredise. Il s'énerve a la moindre contrariété et se mutile lorsqu'il ne maîtrise plus la situation. Je suis tellement amoureuse et persuader qu'il fera mon bonheur que je ne fais pas attention plus que ça a tous ses détails, qui aujourd'hui me paraissent si évident. A l'âge de 18 ans c 'est décidé, on va vivre ensemble. Cela fait deux mois qu'il a pris une chambre en foyer, il me convainc de le rejoindre et de m'installer au foyer avec lui. On obtient un studio, une semaine s'écoule et le premier coup de poing arrive. Je ne comprends pas ce qu'il se passe, j'ai mal, mais surtout mal à l'intérieur. Ou est passée la personne protectrice qui m'a promis un avenir merveilleux. La raison de sa colère, un plat pas assez bon a son gout. Je suis tellement perdu, j'ai cesser tout contact avec ma famille, mes amies car pour lui les personnes qui m'entoure sont mauvaises et profite de moi. J'ai personne vers qui me tourner, personnes a qui me confier, il a bien fait son travail. Je suis définitivement seule, je dois me faire pardonner et demain je ferais des efforts pour que ça se passe mieux. Aujourd'hui, j'ai fait la plus belle erreur, j'ai accepter l'inacceptable. A présent dès que M est contrarié, je subis ses humeurs. Insultes, coup de pieds, baffes, humiliations...Mais je garde espoir, je l'aime et il changera. En 2001, arrive notre première enfant, et tout au long de ma grossesse, j'ai l impression de vivre avec un autre homme. Il est heureux, tout se passe bien. L'arrivée de ma fille est un bonheur de courte durée, les deux premiers mois c'est un conjoint exemplaire et un père investit dans son rôle de papa. Je reprend le travaille et là tout dérape. Il se met a fréquenter d'autre femme, il est toujours absent, ne travail pas, je suis obligé de prendre une nounou pour la p'tite car il n'est pas normal pour lui d'assumer un enfant a la place de sa mère. Les crises reprennent encore plus forte, il est de plus en plus violent. J'ai peur, une peur incontrôlable. Je perd du poids a vu d'il, je ne mange plus, café et cigarettes sont ma nourriture. Septembre 2002, j'ai retard de règles, je suis enceinte. Malheureusement, faute d'une hygiène de vie correct, je ne me suis pas rendu compte que la grossesse est là depuis déjà 5 mois et demi. L'annonce de cette nouvelle va déclencher chez M une colère extraordinaire. Celle-ci va déclencher mon premier départ du domicile. Avec l'aide d'une association je m'enfuis avec ma fille et mon ventre de futur maman. Je suis partis depuis à peine 8H00, je l'appelle. Il est en larme, regrette, et demande pardon. Je l'aime toujours et encore, je décide de rentrer. Une semaine après mon retour, le cercle infernale de la violence reprend. Je prends enfin conscience qu'il ne changera jamais. Mon fils viens au monde et la vie n'est que crie et coup. Dorénavant, je survie, j'essaie tant bien que mal de protéger mes enfants de ce climat de violence, car ils grandissent et je vois bien qu'il souffre. Je vais quitter plusieurs fois encore le domicile toujours à l'aide de l'association, mais je reviendrai a chaque fois. Je vivrais les années 2003, 2004, 2005, 2006 avec la peur au ventre, l'angoisse de rentrer chez moi, la phobie de faire les choses de travers. Aout 2005, je l'appelle pour lui dire que EDF nous coupé l'électricité, j'ai régler le problème mais je veux qu'il prenne conscience qu'on des soucis d'argent. lorsqu'il rentre, je me prend une baffe, il me pousse dans notre chambre, me jette sur le lit, me remet deux ou trois coup, pousse la commode contre la porte, et m'attache les mains et les pieds avec du gros scotch. Il me ferme également la bouche avec l'aide de celui-ci. Les enfants sont là derrière la porte, ils cris. Je prie pour rester en vie. Il s' en va avec les enfants, je me hisse jusqu'a la commode ou il a laisser le couteau qu'il lui a servi a coupé le scotch, je me détache et pars me refuger chez ma voisine. Je ne porterais pas plainte, j'ai trop peur. Un jour de 2006, en sortant du travail, je perds les clés de mon appartement, et de ma voiture. C'est une nouvelle crise, j'ai pas le droit de renter chez moi tant que je les ai pas retrouver. Je suis obligé de dormir chez ma voisine. 2007, mes yeux sont grands ouverts, je ne l'aime plus, il m'a brisé mais rendu si forte. il faut que je parte. J'ai rencontré un homme qui m'a permis de reprendre confiance en moi, qui m' convaincu que la vie c'est pas ça, que l'amour c'est beau et magique ( Cette relation n'ira pas plus loin, mais je tiens a remercier, A, de m'avoir monter le bon chemin). M se doute de quelque chose, un jour il prend mon téléphone et part avec. Il rentre le soir a 21h00, il est très énervé. Il a eu un appel, on lui a raccroché au nez. Il veut savoir qui c'est. Il ferme les rideaux du salon, et commence a frappé, je suis en sang, l'interrogatoire va durer 3h00, je suis fatigué, mes idées ne sont plus claires, je vois flou. J'ai réussi a le calmer. J'ai mal de partout mais je sais a ce moment là que c'est la dernière fois que je le laisse me faire du mal. Il part a la cuisine se faire a manger, je vais me coucher en espérant me réveiller le lendemain. J'ai cru mourir, il est tant de mettre un terme a tout ça avant que mes enfants n'est plus de maman. Je me réveille le lendemain, mon visage est difforme. J'amène les p'tits à l'école, et je file à la gendarmerie. Je vais aux urgences, pour faire constater les coups, et puis je vais faire ce qui étais jusqu'à maintenant impossible pour moi, je porte plainte pour violences conjugales. Les gendarmes qui m'accueillent sont formidables, Ils m'écoutent et vont de suite le chercher ce qui me permet de prendre mes affaires et de récupérer mes enfants à l'école. Ca y est, je suis libérer, j' ai fait un grand pas dans le futur, j'ai beaucoup moins peur, et la justice a reconnu que je suis une victime. Il a été jugé 3 mois plus tard et a été condamné a 1 mois de prison avec sursis, avec 5 ans de mise a l'épreuve. J'ai gagné. La séparation n'a pas été simple au début, je me suis retrouver sans rien, avec pour tout bagages nos vêtements, et ma voiture. J'ai été accueillis dans un centre d'hébergements a Lyon (69) ou j'ai rencontré une équipe d'assistante social formidable et surtout des femmes qui ont vécus les mêmes choses que moi. Ensuite une association m' a accueilli dans un appartement pour une période de six mois. Je me suis reconstruit, j'ai repris gout a la vie, j'ai redonner une vie saine a mes enfants. M m'a harceler les premiers mois, il m'a fait du chantage affectif, refusait de prendre ses enfants le week-end pour que je n'ai pas de temps libre, mais la liberté n'a pas de prix et pour rien au monde j'échangerai ce que j'ai aujourd'hui. Je rentre chez moi le cur léger, je fais de mon mieux pour vivre pleinement ma renaissance.
2008, je refais ma vie, j'ai rencontré un homme doux, attentionné, tendre et sincère, nous allons nous marier et avoir un enfant. M continue de m'ennuyer, il ne supporte pas qu'il y ait un autre homme dans ma vie, et encore moins dans celle de ses enfants. Il menace, il jure mais je n'ai plus peur, je suis heureuse.
J'espère que ce témoignage aidera les femmes qui on comme moi un jour accepté l'inacceptable.
Merci pour votre site qui m'a permis il y a 6 ans de trouver l'adresse d'une association. C'est là qu'a commencé l'acheminement de ma rupture avec mon bourreau

Bonjour,
Merci pour ce témoignage si fort qui se passe de tout commentaire : vous décrivez si bien l'engrenage et la difficulté de s'en sortir.
Mais quelle victoire ensuite sur vous-même et sur la vie !
J'aimerais tellement le publier...
Me le permettez vous avec cette adresse ? Une autre anonyme ?
J'attendrai votre autorisation explicite.

Cordialement,
Chantal POIGNANT
Conseil

merci de l'avoir lu si vite, vous pouvez le publier sans problème, avec cette adresse. Je vous précise que j'ai 26 ans, je m appelle Vanessa. Je serais ravie de correspondre avec des femmes qui ont souffert comme moi ou bien qui sont encore sous l'emprise de leur conjoint. Après avoir vécu une histoire comme celle-ci, il faut des mois voir des années pour se retrouver complètement et chasser ses démons, mais je reste persuadé que le bonheur n'arrive pas qu'aux autres. Merci encore, c'est la meilleure des thérapie de voir mon témoignage sur votre site.

vanessadurand7190@neuf.fr

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