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Archives > Bulletins d'Info année 2006
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30 décembre 2006

Bonne année 2007 à toutes et tous !

Quoi de neuf sur le site
 L'Ambassade du Canada et ses employés apportent un soutien financier et amical aux actions de SOS Femmes Accueil, lire ici.
 Les derniers témoignages retenus :
258. Je lance une association : aidez-moi ! Marie-Paule souhaite créer une association pour les mères qui se débattent pour leurs enfants contre leur père et la justice.
259. Partir, d'accord, mais comment se reconstruire ? Karine regrette de ne pas avoir porté plainte et souffre de la rapidité avec laquelle son ancien compagnon est passé à une autre histoire.
260. Je suis un objet et je me hais. Deviphoolan a été violée plus jeune.
261. Retour du passé... Besoin de parler à quelqu'un. Je ne sais pas, je ne sais plus. Mistinguette a été violée à 16 ans. Elle se punit encore de ce qui s'est passé ...
262. N'ayez pas peur de porter plainte, c'est la seule façon d'être la plus forte. Fabienne témoigne.
263. Trois ans de souffrance conjugale et, là, je craque. Mélanie est incroyablement maltraitée ... Que fait-elle encore avec cet homme ?
264. Ai-je des chances d'être tranquille ? M. est harcelée par l'homme violent qu'elle vient de quitter.
265. C'est moi qui commence ... V. raconte la violence réciproque de son couple.
266. Je me suis fait avoir. Natilan a accepté une procédure de requête conjointe, pour avoir la paix plus vite.
267. Je culpabilise d'avoir porté plainte. Estelle est victime de violences mais, après avoir porté plainte, l'agresseur parvient à la culpabiliser.

Victimes : connaître ses droits
Le ministère de la justice a mis en ligne vendredi 8 décembre le guide actualisé d’information et d’aide aux victimes. Ce guide intitulé "les droits des victimes" permet d’accompagner les victimes dans leurs démarches, au niveau de toutes les étapes de la procédure, de la plainte à la demande d’aide juridictionnelle, jusqu’à l’indemnisation.
Au regard du droit, être victime suppose deux conditions :
- une infraction (contravention, délit, crime) ;
- un préjudice (physique, moral, matériel...).
Le guide doit être prochainement disponible dans tous les lieux susceptibles d’accueillir du public (tribunaux, maisons de justice et du droit, associations d’aide aux victimes, commissariats, gendarmeries...).
Télécharger le guide directement sur le site du ministère de la Justice (pdf) : http://www.justice.gouv.fr/publicat/guide_victime.pdf

Catherine Vautrin annonce la parution en mars d'un "code du droit des femmes"
A l'occasion du colloque qui s'est tenu début décembre à l'initiative du ministre de la Santé, Xavier Bertrand, pour promouvoir la lutte contre les mutilations sexuelles féminines, la ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la Parité, Catherine Vautrin, a annoncé qu'un "code du droit des femmes" serait édité en 2007, si possible à l'occasion du 8 mars, selon l'AFP le 4 décembre 2006. "Nous avons tout un arsenal législatif, mais dans des textes et des codes différents, et je souhaite que la législation concernant les femmes gagne en lisibilité", a déclaré la ministre, en annonçant son intention d'"éditer un code du droit des femmes". Ce code, qui "sortira rapidement en 2007, peut-être, symboliquement, pour la Journée des femmes du 8 mars", devrait répondre, selon elle, à la demande du mouvement féministe d'un dispositif global de lutte contre les violences faites aux femmes. Le livre sera destiné aux professionnels mais aussi au grand public, a précisé à l'AFP le ministère, qui a pris pour exemple l'actuel "Code de l'exclusion" (Editions Dalloz). Parité, violences conjugales, droit des femmes au travail, harcèlement moral, droit de la famille, santé, droit des femmes de l'immigration: le livre fera le tour de manière exhaustive de tous les droits des femmes et des recours possibles lorsque ces droits sont bafoués. La ministre a souhaité par ailleurs "renforcer la prévention" contre les mutilations sexuelles féminines pour remplir "l'objectif ambitieux d'éradiquer ces pratiques d'ici à 2010". "Nous voulons la tolérance zéro et le soutien systématique aux femmes", a-t-elle ajouté. Mme Vautrin a rappelé que la loi du 4 avril 2006 contre les violences faites aux femmes comprenait des dispositions concernant la répression de l'excision: prise en compte par la justice française des mutilations sexuelles commises à l'étranger à l'encontre d'une victime résidant habituellement en France, allongement du délai de prescription (jusqu'à 20 ans après la majorité), levée du secret médical.
Par ailleurs, selon Actualités Sociales Hebdomadaires du 29 novembre 2006, la ministre déléguée à la cohésion sociale et à la parité a annoncé, mercredi 22 novembre, de nouvelles mesures pour 2007 contre les violences conjugales, tout en écartant l'éventualité d'une loi-cadre. Certaines voix, notamment parmi les associations de défense des droits des femmes, s'étaient en effet élevées pour réclamer un texte inspiré du modèle espagnol. Mais "le dispositif législatif existe déjà en France, il faut le faire connaître et le faire appliquer", leur a répondu Catherine Vautrin, après avoir présenté une communication sur le sujet en conseil des ministres, en ajoutant qu'il ne fallait pas "que le débat s'enlise sur la place législative mais que la société s'empare du sujet". C'est pourquoi elle a, en particulier, fait la promotion, au cours de sa conférence de presse, d'une série de dix courts-métrages, diffusés, à partir du samedi 25 novembre, journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, d'abord sur Arte et TV5 Monde, puis dans les salles de cinéma, début 2007. Une plate-forme téléphonique nationale, joignable à partir d'un numéro unique à quatre chiffres (encore indéterminé), viendra aussi se substituer, début 2007, au 01 40 33 80 60 de "Violence conjugale - Femmes Info service", en activité depuis 14 ans mais auxquels se superposent des numéros locaux, "au fonctionnement très hétérogène", selon le dossier de presse du ministère. Autre mesure annoncée pour le 1er janvier : l'aide au relogement des femmes contraintes de quitter le domicile conjugal, qui deviendront prioritaires dans l'attribution de logements sociaux.

Sexualité : que d'idées reçues !
Les Africains ont une vie sexuelle très active, les jeunes font l’amour de plus en plus tôt, les couples mariés ont moins de désir sexuel, les célibataires occidentaux peinent à rencontrer des partenaires… voici quelques idées reçues auxquelles une étude publiée dans The Lancet vient de tordre le cou. Les auteurs, des chercheurs britanniques, américains, sud-américains et français (Inserm) ont étudié la diversité des comportements sexuels à partir de publications scientifiques, d’enquêtes nationales et de bases de données de 59 pays des 5 continents. Le but des scientifiques : mieux connaître les mœurs sexuelles pour que les programmes de prévention des maladies sexuellement transmissibles (MST) soient plus adaptés et plus efficaces. Les résultats, publiés sur le site internet du Lancet, montrent d’abord que dans la majorité des pays du monde les individus n’ont qu’un seul partenaire… et que la polygamie est plus fréquente dans les pays riches que dans les pays en développement !

Une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon
Telle est la conclusion d'une étude rendue publique en conseil des ministres par Catherine Vautrin, ministre déléguée à la cohésion sociale et à la parité, mercredi 22 novembre, quelques jours avant la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, samedi 25, rapporte Le Monde du 22 novembre 2006. "Le constat est dramatique, souligne Mme Vautrin. Les victimes, qui, contrairement à ce que l'on pense parfois, viennent de tous les milieux, ont souvent peur de parler. Pour les encourager à sortir du silence, nous allons lancer ces jours-ci une campagne de sensibilisation sur les violences conjugales et créer dès le début de l'année prochaine un numéro d'appel unique pour les victimes." La justice commence à prendre la mesure de ces violences. Le procureur de Douai, qui a instauré en 2003 une politique de "tolérance zéro", fait figure de précurseur : les hommes violents sont systématiquement placés en garde à vue et nombre d'entre eux sont placés pendant quinze jours dans un foyer où ils sont tenus de participer à des groupes de parole. "L'outil essentiel pour la prise en charge des sujets violents est la technique de groupe, notait le psychiatre Roland Coutanceau dans un rapport remis en 2005 à Mme Vautrin. Ces sujets, décrits comme banalisant les faits de violence, sont en quelque sorte "condamnés" à écouter d'autres un peu plus avancés sur le chemin de la réflexion, de la compréhension, de la capacité à exprimer leurs propres émotions." Depuis le 1er janvier, 113 morts violentes ont été recensées au sein de couples ou d'ex-couples. "Près de 1/7e des décès sur le plan national sont commis dans la sphère privée", souligne l'étude. Les femmes représentent 83 % des victimes. Dans les cas de décès masculins, 66 % des femmes meurtrières avaient subi des violences conjugales.

Parité en politique : les partis traînent des pieds
Malgré la loi du 6 juin 2000, qui va être modifiée et rendue plus contraignante, la France est encore au 84e rang mondial pour le nombre de femmes députées, selon Le Monde du28 novembre 2006. Celles-ci sont aussi sous-représentées dans les exécutifs municipaux et régionaux. Un premier bond en avant législatif a été accompli avec la loi du 6 juin 2000 pour l'égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités politiques. Une deuxième étape devrait être franchie avec le projet de loi présenté en conseil des ministres, mardi 28 novembre. "Avant la loi, les femmes étaient absentes et personne ne s'en souciait. Aujourd'hui, on s'aperçoit qu'elles existent, mais elles restent minoritaires", estime Cristina Lunghi, fondatrice de l'association Arborus, qui milite pour la promotion des femmes. "Ce n'est pas parce qu'on a fait le premier pas qu'on arrivera plus facilement à faire le deuxième", met en garde Marie-Jo Zimmermann, députée (UMP) de la Moselle et rapporteure générale de l'Observatoire de la parité. La présidente de la délégation de l'Assemblée nationale aux droits des femmes, auteure de plusieurs propositions de loi en ce domaine, en parle en connaissance de cause. Longtemps, celles-ci sont restées lettre morte, jusqu'à ce que, le 4 janvier, à l'occasion des voeux de début d'année, le président de la République, Jacques Chirac, inscrive le renforcement de la parité au rang des priorités du gouvernement. La loi de juin 2000 oblige les partis politiques à présenter un nombre égal d'hommes et de femmes dans les scrutins de liste : aux élections régionales, aux municipales dans les communes de plus de 3.500 habitants, aux sénatoriales dans les départements où les sénateurs sont élus à la proportionnelle (à partir de 4 élus à l'heure actuelle) ainsi qu'aux européennes. Elle prévoit également des retenues financières sur les dotations des partis politiques qui ne respectent pas la parité pour la désignation de leurs candidats aux élections législatives. Le nouveau texte, présenté mardi et élaboré après de nombreux arbitrages, porte essentiellement sur trois points. L'objectif de parité concernerait désormais aussi les exécutifs municipaux et régionaux. Pour les élections cantonales, le projet de loi prévoit que titulaires et suppléants soient de sexes différents. Enfin, il renforce les pénalités financières infligées aux partis qui n'auront pas présenté autant de femmes que d'hommes aux élections législatives. Cette dernière disposition ne s'appliquera pas, toutefois, dès le scrutin de juin 2007. Il avait aussi été envisagé d'étendre la parité aux villes de moins de 3.500 habitants et aux intercommunalités : cette contrainte supplémentaire a été écartée.

Plus de 5 millions de femmes victimes de complications des avortements
Avant la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) il y a 30 ans en France, des milliers de femmes étaient hospitalisées pour des complications d’avortements clandestins et quelques centaines en mourraient. Cette situation qui nous parait être l’image d’un passé révolu n’est pourtant que le pâle reflet de ce que l’on observe aujourd’hui sur la plus grande partie de la planète. Selon jim.fr, en raison des insuffisances des infrastructures sanitaires et du planning familial dans les pays les plus pauvres, des interdits légaux qui concernent 40 % des femmes vivant dans les pays en voie de développement et de l’opprobre vis-à-vis de l’IVG qui règne ans de nombreuses régions où elle est pourtant autorisée, l’OMS estimait récemment que 19 millions d’avortements non médicalisés étaient pratiqués dans le monde chaque année occasionnant 68.000 décès, soit 1/8 de la mortalité en rapport avec la grossesse. Une épidémiologiste américaine a tenté de mieux évaluer la morbidité liée à ces avortements non médicalisés au niveau de la planète. Ces avortements sont provoqués de diverses manières, soit par insertion intra-vaginale d’objets solides ou de substances réputées abortives, soit par ingestion de produits locaux abortifs, soit plus récemment par l’utilisation par des non professionnels de médicaments favorisant l’avortement, comme les prostaglandines. Le travail de Susheela Singh a été basé sur des études conduites sur les hospitalisations dans 13 pays pauvres représentant l’Afrique, l’Asie et l’Amérique du Sud. Globalement, le taux annuel d’hospitalisation pour complications d’avortements non médicalisés allait de 3/1000 au Bengladesh à 15/1000 en Egypte avec une moyenne de 5,7/1000. Extrapolés à la totalité de la population mondiale ces chiffres laissent penser que 5 millions de femmes seraient hospitalisées chaque année pour de telles complications (en dehors de la Chine où l’avortement est autorisé et pris en charge médicalement).

La défenseure des enfants plaide pour de "nouvelles parentalités"
Dans son premier rapport d'activité, remis lundi 20 novembre au président de la République, la nouvelle défenseure des enfants, Dominique Versini, se prononce en faveur de la reconnaissance d'un statut juridique "des tiers qui partagent ou ont partagé la vie de l'enfant et ont des liens affectifs avec lui", selon Actualités Sociales Hebdomadaires du 25 novembre 2006. Se fondant sur le constat d'une "coexistence croissante, à côté des parents, de tiers exerçant une fonction de parentalité", la successeure de Claire Brisset appuie sa demande par "la sociologie des nouvelles configurations familiales", selon laquelle au moins 1,6 million d'enfants vivent dans une famille recomposée, 30.000 dans une famille homoparentale et 64.000 dans une famille d'accueil. Mais si la parenté est une notion juridique, désignant les liens du sang ou de l'adoption, la parentalité n'est en revanche qu'un concept désignant "une fonction plus ou moins permanente exercée de fait par un adulte auprès d'un enfant à travers une compétence (rôle parental et/ou éducatif)". C'est donc "pour offrir une meilleure sécurité juridique à l'environnement de l'enfant" que l'ex-secrétaire d'Etat chargée de la lutte contre l'exclusion souhaite voir émerger ce nouveau statut des tiers.

Le Haut conseil de la Population et de la Famille préconise une contraception anonyme et gratuite pour les mineures
Selon Actualités Sociales Hebdomadaires, Le Monde et Libération du 8 décembre 2006, le Haut Conseil, qui est chargé depuis 1985, d'éclairer le président de la République sur les questions relatives à la démographie et à la famille, a rendu mardi 5 novembre un avis demandant le renforcement des actions d'information auprès des jeunes et surtout, la gratuité de la contraception pour les jeunes filles de moins de 18 ans. "Préparer les jeunes gens à leur future vie affective et sexuelle plutôt que de consoler les jeunes filles dans les salles d'opération des hôpitaux constitue un objectif facile à partager et à atteindre", note l'avis. En France, en 2004, environ 13.000 mineures ont subi une interruption volontaire de grossesse. "Ces jeunes filles qui manquent d'information ne savent pas que la contraception est gratuite dans les centres de planification, souligne la vice-présidente du Haut Conseil de la population et de la famille, Marie-Thérèse Boisseau. Elles se heurtent en outre au fait que, en matière de contraception, la prescription d'un médecin est obligatoire : pour obtenir la pilule, elles doivent donc consulter, ce qui les oblige, si elles veulent être remboursées par la Sécurité sociale, à en parler à leurs parents, ce qui est souvent difficile." Israël Nisand, professeur de gynécologie obstétrique au CHU de Strasbourg et membre du Haut Conseil, propose de s'inspirer d'une expérience menée en Alsace : dans la vallée reculée de la Bruche, qui ne dispose d'aucune structure de planification, plusieurs généralistes et douze pharmaciens ont accepté en 2002 de ne pas faire payer les mineures qui viennent les voir pour une contraception. La caisse primaire d'assurance-maladie de Sélestat (Bas-Rhin) prend en charge les dépenses sur un fonds expérimental de la Sécurité sociale. "La sexualité des adolescents doit être considérée comme un problème de santé publique et non de moralité", conclut le professeur Nisand. Absence d'informations sur la contraception, méconnaissance de leur corps, idées reçues sur la fécondité, ou mauvais usage du préservatif (qui, "utilisé isolément, est insuffisamment efficace en tant que contraceptif") se conjuguent souvent, à ce stade, pour entraîner une grossesse non désirée. Quand cette dernière ne révèle pas des circonstances encore plus graves, a souligné Israël Nisand, avec un comportement cherchant à "combler des carences affectives remontant à l'enfance", ou, notamment pour les plus jeunes, une situation incestueuse, ou encore un mal-être s'exprimant par une grossesse, à entendre comme "un cri d'alarme, à mettre en parallèle avec d'autres conduites de mise en danger du corps, tels que tatouages, piercings, anorexie, boulimie". A l'inexpérience des premières fois, s'ajoute, poursuit le Haut conseil dans son avis, un besoin de confidentialité, voire de secret, autour de la vie sexuelle, qui n'est pas rendu possible par la législation actuelle. Un réseau de prévention pourrait donc être construit, après diagnostic local, à l'initiative conjointe du conseil général et de l'Etat, avec la participation de médecins généralistes et de pharmaciens volontaires, pour la gratuité des consultations et de la délivrance des plaquettes contraceptives. Autre cheval de bataille du HCPF - qui lorgne du côté des Pays-Bas, qui peut s'enorgueillir du taux le plus bas de grossesses et d'IVG chez les mineures -, l'instance insiste "sur la nécessité de renforcer les actions d'informations auprès des jeunes, notamment dans les établissements scolaires", comme c'est le cas, dans les écoles néerlandaises, dès la classe équivalant à notre CM1, selon Israël Nisand. Mais cette mission ne doit pas incomber seulement aux enseignants, même spécifiquement formés à cet effet, nuance le Haut conseil, qui plaide pour y associer des intervenants extérieurs, professionnels (des plannings familiaux, des centres hospitaliers, etc.) avec lesquels les adolescents pourront entrer plus facilement en contact, ultérieurement.

Excision
Avant de venir en France, confie Haby Sarré citée par Monde du 13 décembre 2006, "je ne savais pas que je n'étais pas comme les autres. Je croyais qu'aucune femme n'avait de clitoris". La loi a beau en interdire la pratique et les actions de prévention se multiplier, dans notre pays, environ 30.000 femmes d'origine africaine sont excisées. Et 30.000 fillettes ou adolescentes seraient susceptibles de l'être à leur tour. Ce n'est pas faute d'avoir déjà agi. Pour lutter contre cette coutume qui vise à "purifier" la femme avant son mariage en lui sectionnant, du tranchant du couteau et sans anesthésie, tout ou partie du clitoris et des petites lèvres, la France s'est mobilisée dès les années 1980. Elle fut longtemps le seul pays à poursuivre les exciseuses en justice, et la loi du 4 avril 2006 a encore augmenté l'efficacité de ces mesures. Quant à la prévention, elle est menée depuis vingt ans sur le terrain. Notamment par le biais des associations et des professionnels de santé intervenant dans le secteur de la protection maternelle et infantile (PMI). "Dans les années 1980, parmi les populations concernées par cette pratique, 40 % à 60 % des fillettes examinées en région parisienne par les médecins de la PMI étaient encore excisées, rappelle Isabelle Gillette-Faye, sociologue et directrice du Groupe femmes pour l'abolition des mutilations sexuelles (GAMS). Aujourd'hui, dans les centres où une opération systématique d'information a été menée auprès des mères, ce pourcentage est devenu proche de zéro." Pas de doute, la prévention paye. Mais elle reste insuffisante. Car l'excision, pour nombre de familles africaines, venues notamment de certaines ethnies du Sénégal, du Mali, de Côte d'Ivoire et de Mauritanie, reste bien une réalité. Et c'est souvent à l'occasion de vacances "au pays" qu'elle a lieu, parfois à l'insu des parents demeurés en France. Une situation que redoutent les associations, mal armées pour y répondre. "S'ils sont attentifs, tous les enseignants sont capables de savoir qu'une petite fille a été excisée pendant les vacances, parce que cela se voit : ce n'est plus la même petite fille, affirme le docteur Emmanuelle Piet, chargée des PMI de la Seine-Saint-Denis. S'il est trop tard pour réparer le mal, il revient donc à l'enseignant de faire part de ses soupçons."

 

25 novembre 2006, journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes

Quoi de neuf sur le site
 Proposition d'une "bibliographie possible" à la rubrique violences conjugales
 Mise à jour de la page la violence : aspects de droit pénal et création de liens vers le code pénal (légifrance), rubrique violences conjugales
 Les derniers témoignages retenus :
250. Je l'aime, pourtant ... Le mari de L. la frappe, l'oblige à embourser ses dettes (il ne travaille pas) et se conduit ignoblement : pourtant, L. dit l'aimer ...
251. Les souvenirs refoulés ne disparaissent jamais : la mémoire garde des traces. X a été abusée.
252. Ma meilleure amie, c'est bien moi. Fifie nous donne de ses nouvelles : elle est en train de s'en sortir !
253. Je suis victime des violences de mon fils. Cette mère ne sait comment faire et ne comprend pas pourquoi personne ne lui vient en aide ni ne l'aide.
254. Je suis un homme maltraité ... et sa femme est psychologue, ce qui n'arrange rien ...
255. Mon père est un monstre et ma mère se sacrifie. K. cherche des solutions pour lui venir en aide.
256.
Je suis très en colère. Marie a été victime de violences conjugales et insiste sur le fait que les violences ne sont pas forcément des coups.
257. Quelques nouvelles. Julie, message 156, donne de ses nouvelles à la suite de son divorce.

Les bonnes pages
 L'immigration par escroquerie sentimentale, Marie-Annick Delaunay, éd. Tatamis. Depuis la loi RESEDA de 1998 du gouvernement Jospin, les mariages mixtes – entre personnes de nationalités différentes - expliquent l'essentiel de l'augmentation des flux migratoires réguliers en France. Ces mariages ont été multipliés par huit entre 1997 et 2005 ; ils ont progressé plus vite que les mariages entre deux Français et la part de ceux qui ont été célébrés à l'étranger est devenue aussi importante que ceux célébrés en France. L'augmentation du nombre de mariages mixtes sincères ne suffit pas à expliquer une telle explosion. Certains étrangers sont tentés de détourner l'institution matrimoniale de sa raison d'être en contractant un mariage avec un conjoint français dans le seul but d'acquérir titre de séjour et naturalisation. Le mariage ne constitue pas la seule filière d'immigration par "rapprochement familial" ; un nombre croissant de femmes françaises de toutes origines sont victimes d'étrangers organisant la paternité comme mode opératoire de régularisation. Ayant eu un enfant avec un homme dont elles ignoraient la véritable situation de clandestin, les mères réalisent après la naissance de l'enfant que ce dernier n'a été voulu et reconnu par le père qu'à des fins de régularisation personnelle et pour éviter l'expulsion. Dans un but d’information et de prévention, ce livre met en garde contre ces escroqueries sentimentales qui se multiplient, et appelle à un changement pour y mettre un terme. Les faits, tous les faits, sont exposés sans diabolisation ni angélisme, sans généralisation caricaturale ni stigmatisation. L'auteur,
Marie-Annick Delaunay est présidente de l'association "Non aux mariages et paternités de papiers", créée le 5 juillet 2004 (voir cette page sur le site). André Bercoff, auteur de la préface, est écrivain et journaliste. Prix : 16 €. Sortie le 28.11.2006.
 Les Poules, Dominique Resch, éd. Transbordeurs : c'est le coup de coeur ! Lire ici.

Un décès tous les trois jours à la suite de violences conjuguales
Reuters le 22 novembre 2006, tous les trois jours en France, une femme décède des suites des violences infligées par son conjoint, selon des statistiques présentées en conseil des ministres, rapporte Reuters le 22 novembre 2006. "En moyenne au cours des neuf premiers mois de l'année, un décès de femme intervient tous les trois jours des suites de violences au sein du couple", peut-on lire dans le compte-rendu du conseil.
Selon un sondage CSA pour Le Parisien/Aujourd'hui en France et Amnesty International publié ce même 22 novembre, 30% des Français pensent qu'il y a dans leur entourage une femme subissant ou ayant subi des violences psychologiques ou physiques. Pour huit sondés sur dix, ce problème doit être une priorité de la campagne pour l'élection présidentielle de 2007.
Dans un communiqué, Amnesty International France rappelle que "les violences faites aux femmes sont une violation de leurs droits humains, nourries par une discrimination de genre, c'est-à-dire pour la simple raison qu'elles sont femmes". L'organisation de défense des droits de l'homme en appelle à l'Etat pour "sanctionner ces violences mais aussi les prévenir, donc lutter contre les comportements sexistes", et "apporter des réparations adéquates aux victimes". Une délégation d'Amnesty a tenté en vain d'apporter une pétition de 60.000 noms à l'Elysée à l'occasion du conseil des ministres. Elle devrait y être reçue dans l'après-midi, ont annoncé les organisateurs. "On sait que des choses sont faites dans certains ministères, mais on demande de passer à la vitesse supérieure en demandant un plan interministériel plus vaste et plus coordonné", a expliqué à Reuters le responsable des actions pour la France d'Amnesty International, Patrick Delouvin.
A trois jours de la journée internationale pour l'élimination des violences à l'égard des femmes, le 25 novembre, Catherine Vautrin, ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la Parité, a présenté en conseil quelques pistes envisagées : un numéro d'appel unique sera mis en place en 2007 et une campagne de communication sera diffusée à la télévision et au cinéma ; les femmes victimes de violences seront prioritaires dans l'attribution de logements financés par l'allocation de logement temporaire et bénéficieront de places réservées dans les centres d'hébergement et de réinsertion sociale ; il sera par ailleurs demandé aux bailleurs sociaux de lever la clause de solidarité contenue dans le bail lorsqu'une victime de violences quitte le domicile commun.

Un protocole et un bracelet contre les mariages forcés
Selon Actualités Sociales Hebdomadaires du 16 novembre 2006, un protocole de lutte contre les mariages forcés, élaboré par le conseil général de Seine-Saint-Denis (93), a été présenté jeudi 16 novembreà l'occasion des deuxièmes rencontres Femmes du monde en Seine-Saint-Denis, organisées par l'Observatoire départemental des violences envers les femmes. Rédigé par plusieurs services du département (protection maternelle et infantile, planification familiale, aide sociale à l'enfance, service social, fonds d'aide aux jeunes et service des aides financières), ce texte vise à venir en aide aux "nombreuses fillettes, adolescentes et jeunes femmes vivant en Seine-Saint-Denis" et contraintes, chaque année, "au mariage forcé avec un homme qu'elles n'ont pas choisi", selon le conseil général. Jugeant son action "indispensable" au regard des "conséquences graves" pour l'équilibre psychologique et la santé physique des victimes, le département peut en effet leur assurer, poursuit-il, "un accompagnement social, psychologique et juridique", mais aussi "une prise en charge, un soutien financier et une aide à la recherche d'hébergement". Destiné à l'ensemble des professionnels de l'action sociale, médicale et éducative, ce protocole de sept pages est donc constitué de plusieurs fiches, résumant des "repères généraux" sur la situation des femmes concernées, et des "repères juridiques sur le mariage", ainsi que les informations essentielles sur l'aide et les procédures applicables selon les catégories d'âge : mineures, mineures émancipées et jeunes majeures d'une part, femmes de plus de 21 ans d'autre part.
Pour tout renseignement : Observatoire départemental des violences envers les femmes, Conseil général de la Seine-Saint-Denis, 362 avenue Paul-Vaillant-Couturier 93000 Bobigny
Tél. 01.43.93.41.93 ou 01.43.93.41.95
Courriel : eronai@cg93.fr
Site : www.seine-saint-denis.fr

Une femme violée toutes les deux heures
En 2005, selon L'Express du 10 novembre 2006, 4412 affaires de viol commis sur des personnes majeures ont été répertoriées par le ministère de l'Intérieur à travers la France, soit une agression toutes les deux heures. Un chiffre qui a doublé en une décennie, puisque près de 2000 agressions de ce type avaient été comptées en 1994 - une progression qui peut aussi signifier que davantage de victimes portent plainte. D'après les statistiques du ministère, 70 % des affaires ont été élucidées au niveau national, 2932 agresseurs présumés ayant été interpellés. Parmi eux, 75 mineurs, 58 femmes et 634 étrangers. 800 personnes ont été écrouées. Le violeur est généralement un homme âgé de 20 à 40 ans, issu d'un milieu social défavorisé. Il agit souvent dans les appartements des victimes, les parkings, les squats, les halls ou caves d'immeubles. Mise en place cette année, la cellule informatique Corail permet aux enquêteurs d'effectuer automatiquement les recoupements des dossiers criminels. Cet outil de recherche a permis la capture de plusieurs suspects, comme le "violeur aux brindilles", auteur de trois viols perpétrés ces dernières années dans les Hauts-de-Seine ou sur un violeur en série qui sévissait dans Paris depuis 1994.

Violences conjugales dans une relation homosexuelle
En novembre 2006, le magazine Têtu indique que la violence peut faire irruption dans une relation homo comme n'importe quel couple. Alors que la loi reconnait désormais comme délit aggravé la violence entre personnes liées par un PACS, il n'existe quasiment aucune structure associative pour les victimes gay et lesbiennes de violences conjugales qui ont souvent peur de porter plainte. Selon Elisabeth Badinter, qui cite une étude de 1998 de l'Agence de santé publique du Canada, "il y a la même proportion de violence dans les couples homo et lesbien que dans les couples hétérosexuels. Toute violence confondue, un couple sur quatre fait état de violence en son sein." Relation étouffante, jalousie exacerbée, scènes en public pour un oui ou un non, isolement, crises à répétition suivies d'excuses, accalmie et à nouveau la peur et les scènes qui recommencent... Contrairement au Canada et en Espagne, évoquer les violences conjugales chez les couples homos est difficile, sans doute par peur des jugements négatifs, occasion révée de stigmatiser encore davantage une communauté. Pourtant cette violence est une réalité, même si elle est difficilement quantifiable, faute de statistiques. Pénalement, celle-ci n'est prise en compte que pour les conjoints pacsés. En France, il existe un groupe de paroles pour lesbiennes qui subissent des violences, Air libre, à toulouse, animé par Vanessa Watremetz.
Les témoignages et demandes d'aide ou de conseils reçus via notre site n'ont rien d'exceptionnel, nous consacrons du reste une page à cette question depuis fin 2000 : http://www.sosfemmes.com/homobitrans/homobitrans_violences.htm

Publication de la première analyse mondiale des comportements sexuels
The Lancet a publié le 2 novembre 2006 la première analyse comparée des comportements sexuels dans le monde. L'étude concerne 59 pays et a pour but d’aider la construction de nouvelles politiques de prévention des maladies sexuellement transmissibles. Cette enquête apporte une série d’informations qui vont à l’encontre de certains clichés bien établis. Elle montre notamment que les occidentaux ont en moyenne un plus grand nombre de partenaires sexuels que les africains. Ce vagabondage sexuel, qui touche aussi bien les célibataires que les personnes mariées, se retrouve davantage chez les hommes que chez les femmes et dans toutes les tranches d’âge. Il est en augmentation en occident. La pauvreté et la précarité jouent un rôle moteur dans la diffusion des MST. Les politiques de prévention ne doivent donc pas être ciblées sur les individus mais être adaptées à chaque société. En outre, la monogamie reste dominante mais les auteurs de l’étude ne cachent pas que les enquêtes sur la vie sexuelle sont plus sujettes à caution que d’autres car la pression sociale est forte dès qu’on parle de sexe et il n’existe pas de moyens de vérifier la véracité des réponses des sondés.

L'usage du préservatif par les jeunes
Selon Le Nouvel Observateur du 3 novembre 2006, les mêmes ressorts culturels ou sociaux sont présents dans les têtes des jeunes de 15-24 ans à travers le monde quant il s’agit d’utiliser – ou non - un préservatif avec un(e) partenaire. Près de la moitié des nouveaux cas d’infection par le VIH dans le monde se produit chez les 15-24 ans. Pour mieux comprendre ce qui guide l’usage du préservatif chez les jeunes, Cicely Marston et Eleanor King ont analysé 268 études qualitatives sur les comportements sexuels des 15-24 ans menées entre 1990 et 2004 sur les cinq continents. Les jeunes jugent la "propreté" de leur partenaire (le risque d’être porteur d’une MST) en fonction de son statut social ou de son apparence et réservent le préservatif aux partenaires jugés à risque ou moins sérieux. L’usage du préservatif est associé à un manque de confiance, constatent les deux chercheuses, et pour les femmes proposer son utilisation peut nuire à leur réputation. A cela s’ajoute des stéréotypes sociaux comme celui de la réussite du premier rapport sexuel pour les garçons, qui les poussent à ne pas utiliser de préservatif de peur que cela nuise à leur virilité. La difficulté de parler du désir sexuel entre partenaires empêche aussi le dialogue sur la prophylaxie et la contraception, quel que soit le pays considéré. Le manque d’information ou l’accès insuffisant aux préservatifs ne suffisent pas à expliquer l’échec des politiques de prévention. Les programmes doivent tenir comptent de ces facteurs sociaux et culturels, et des attentes liées à la sexualité chez les jeunes.

Assouplissement du congé de maternité
AFP le 7 novembre 2006 : le ministre délégué à la Famille Philippe Bas a annoncé un assouplissement du congé maternité, après concertation avec les partenaires sociaux, pour permettre un report après l'accouchement d'une partie des six semaines de congé prénatal, sur avis médical. Dès avril 2007, après concertation avec les représentants des professionnels de santé, des syndicats de salariés et employeurs, le congé de maternité sera conçu "comme un ensemble de seize semaines que la mère peut prendre comme elle le souhaite autour de la naissance", après avis du médecin et avec une durée incompressible de trois semaines avant la naissance, précise le ministère. Cette mesure, qui fait partie du plan petite enfance présentée à la presse par Philippe Bas, veut permettre "d'offrir plus de liberté aux femmes dont la grossesse se déroule bien, pour pouvoir passer un peu plus de temps avec leur bébé", ajoute le ministère. "C'est une décision qui répond à un besoin très fort exprimé par certaines femmes de pouvoir moduler leurs congés maternité." La mère ne pourra reporter son départ en congé maternité que si elle en exprime la volonté et il lui faudra un avis du médecin attestant que son état de santé lui permet de prolonger son activité. Actuellement, le congé de maternité est de six semaines avant la naissance et dix semaines après.
Réaction à cette mesure par un communiqué du Collectif des Droits des femmes : "Cette promesse semble aller dans le sens de la liberté individuelle tant prônée de nos jours : les femmes enceintes seront libres de reporter deux ou trois semaines de leur congé prénatal à la période postnatale. Vu l’angoisse qu’elles ont pour la période suivant leur accouchement, vu leur culpabilisation au moment de la reprise du travail, certaines utiliseront cette possibilité de report… quitte à prendre des risques pour leur santé et celle de leur bébé à la fin de leur grossesse. Qui en profitera le plus ? Les patrons qui pourront exercer des pressions pour que les femmes restent jusqu’à la dernière minute. Le gouvernement, qui aura moins de places de crèches à fournir, et qui espère faire revenir les femmes au foyer pour faire baisser la courbe du chômage artificiellement. Nous refusons cette mesure. Elle est dangereuse. Quel recul pour le congé maternité, pour le droit des femmes en ce XXI ème siècle ! La mesure souhaitable eût été - sans toucher au congé prénatal - l’allongement de deux semaines du congé postnatal pour les femmes qui le souhaiteraient, avec la possibilité pour les pères de le prendre aussi."

Prostitution : un passe-passe à la grecque
Selon l'édito de Elle le 23 octobre 2006, la Grèce a reconnu avoir dissimulé volontairement l'ampleur de ses déficits afin de se qualifier pour l'Union européenne. Depuis 2004, année de découverte du problème, le pays se fait régulièrement semoncé par Bruxelles. Pourtant, le ministre de l'Economie et des finances, George Alogoskoufis vient d'annoncer une forte embellie de son PNB en reconnaissant avoir ajouté dans ses comptes florissants les bénéfices de... la prostitution. Mais il tente de minimiser cet apport en expliquant que cela représente seulement 1 % des 25 % d'augmentation, auquel il faut ajouter les recettes de la fraude, de la corruption et du blanchiment. Au même titre que tout ce qui se produit, se fabrique, se commercialise dans un Etat et constitue ses richesses, la valeur marchande des prostituées est officialisée, sans vergogne. La très grande majorité des prostituées en Grèce est sans papiers et le pays a été identifié par Interpol comme une plaque tournante de transit pour le trafic des femmes (traite des êtres humains). Enfin, d'après le chercheur grec Grigoris Lazos, ce trafic rapporterait chaque année 1 milliard d'euros aux proxénètes.

Les animaux homos en expo photo à Oslo
L'homosexualité, un comportement contre nature ? Depuis le 12 octobre, le muséum d'Histoire naturelle d'Oslo présente, en exclusivité mondiale, une exposition consacrée à l'homosexualité animale, rapporte Libération du25 octobre 2006. Un sujet encore très peu documenté. Et ce, en raison de divers tabous auxquels les organisateurs entendent tordre le cou. Leur ambition : "Réfuter l'argument trop bien connu selon lequel le comportement homosexuel est un crime contre nature". Les extrémistes religieux protestent. "Pourtant, note Geir Söli, le directeur du projet, si l'exposition a pu être montée à Oslo, c'est parce que la société norvégienne est bien plus tolérante qu'ailleurs". Effectivement, en Norvège, Les couples de même sexe peuvent passer des contrats de concubinage et adopter l'enfant de leur conjoint. La légalisation du mariage homosexuel est en discussion. Et les discriminations sur la base de l'orientation sexuelle y sont interdites.

Varsovie veut proscrire tout avortement
Selon Le Figaro et L'Express du 27 octobre 2006, les députés polonais ont commencé à étudier un projet d'amendement, initié par la Ligue des familles polonaise, visant à proscrire l'interruption volontaire de grossesse. Les députés polonais pourraient inscrire dans la Constitution le "droit à la vie" dès la conception de l'enfant. En clair, interdire l'avortement, alors qu'en Pologne, aujourd'hui, une femme peut avorter en cas de viol, d'inceste, de danger pour elle-même ou de foetus malformé et que de 80.000 à 200.000 femmes y avortent clandestinement chaque année. Les frères Kaczynski, au pouvoir présidentiel et gouvernemental à Varsovie, n'ont pas de majorité au Parlement et l'issue de ce scrutin est incertaine : il faut en effet une majorité des deux tiers pour modifier la constitution. Or, la Ligue des familles polonaises dispose de 34 sièges, le parti Droit et Justice des frères Kaczynski 155, sur un total de 460. Le chef de l'Etat souhaite, grâce à ce projet, rallier le vote des sympathisants d'extrême droite.
Selon Elle du 13 novembre 2006, plusieurs centaines de Polonaises opposées à ce projet ont défilé dans les rues de Varsovie début novembre pour réclamer la légalisation de l’avortement, réunies sous des pancartes revendiquant "le droit des femmes à décider".

Les espagnols peuvent changer de sexe … sans se faire opérer
7000 transsexuels sont concernés par la loi adoptée le 9 novembre 2006) qui entrera en vigueur en 2007. C’est la loi la plus avancée du monde, a annoncé Carla Antonelli, transsexuelle et membre du Parti socialiste espagnol : les transsexuels qui obtiennent que leur sexe et leur nom soient modifiés au registre civil pourront aussi faire changer leur acte de naissance. De fait, jusqu'à maintenant la mention de changement de sexe était inscrite en marge de l'acte de naissance original. Cette décision va permettre d'éviter les erreurs trop fréquentes de confusion de sexe, d'après la Fédération national des lesbiennes, gays et transsexuels (FELGT) et l'association Madrid Orgullo, et permettra de préserver l'intimité des transsexuels et d'éviter la discrimination. La modification des documents officiels est indispensable pour l'intégration sociale et économique des transsexuels.

 

30 octobre 2006

Quoi de neuf sur le site
 Une vidéo d'Amesty International dans le cadre de sa campagne "Halte à la violence contre les femmes".
 Les derniers témoignages retenus :
246. Mon agresseur va sortir de prison. Le juge d'application des peines interroge M.
247. La peur de la solitude et une faible confiance m'ont empêchée de réagir plus tôt. Noémie, victime de violence, est en train de se séparer ... non sans mal.
248. J'ai perdu ma virginité. Le fiancé de Souad pense qu'elle est vierge ... Elle souhaite les conseils de musulmanes qui ont été confrontées à la même situation.
249. Je ne veux pas en arriver là. Cet homme subit la violence verbale et psychologique de sa compagne.

Sida : toutes les campagnes en un seul clic
L’Inpes vient de mettre en ligne un site Internet regroupant l’ensemble des campagnes de prévention sur le sida et les infections sexuellement transmissibles (IST) auprès des différents publics : homosexuels, jeunes, séropositifs, grand public, migrants, professionnels de santé… Pour chacune d’elles, une présentation rappelle le contexte, les objectifs et les actions mises en oeuvre. • http://www.inpes-sida.fr/

Une femme meurt tous les deux jours
Selon Le Figaro du 3 octobre 2006, tous les indicateurs sont au rouge mais cette flambée des statistiques montre aussi que les victimes portent de plus en plus plainte. Plus les études sur les violences conjugales se multiplient, moins les résultats sont encourageants. Alors que l'enquête de novembre 2005, menée pour le compte du ministère de la Cohésion sociale, révélait qu'une femme mourait des suites de violences conjugales tous les quatre jours (voir ici sur ce site), le rapport 2006 de l'Observatoire National de la Délinquance (OND) annonce qu'il en meurt une tous les deux jours. En 2004, pas moins de 34.848 violences non mortelles ont été commises sur les femmes par leur conjoint ou ex-conjoint, soit une hausse de 13,6% par rapport à 2002, révèle le rapport de cet observatoire, fondé sur les données fournies par les services de gendarmerie et de la police nationale. Quant aux meurtres et aux viols commis sur concubines, ils ont respectivement augmenté de 13% et de 35,2% en trois ans (de 2002 à 2004). Tous les milieux sociaux continuent d'être touchés par ce fléau.Pour autant, "ce serait une erreur de dire que les femmes battues sont plus nombreuses qu'avant, tempère Valérie Bonvoisin, chargée d'études à l'OND qui a mené l'enquête sur les violences conjugales. N'est-ce pas plutôt que les femmes sont de plus en plus nombreuses à dénoncer leur situation, grâce aux campagnes de préven tion ?" Une différence de méthodologie expliquerait le décalage entre les statistiques du ministère et celles de l'OND, qui certifie pourtant "s'approcher le plus de la réalité". C'est sur un autre aspect de la question que s'est penché Aldo Rocco. Déterminé à "comprendre l'incompréhensible", cet écrivain italien de renom, qui a préféré écrire sous pseudonyme, vient de publier Pourquoi les hommes frappent les femmes. Violences conjugales : l'enquête (Éditions Alban). "Pour une fois, la parole est donnée aux coupables, aux hommes, souligne-t-il. Une façon de passer de l'autre côté du miroir, pour tenter de découvrir ce qui se passe dans leur tête quand ils deviennent violents."Le plus souvent, les agresseurs évoquent des abus et des maltraitances dans leur propre enfance. D'autres attribuent leur violence à un mariage non souhaité et trop précoce ou à une hétérosexualité mal assumée. Certifiant ne pas chercher à les excuser mais à mieux cerner les mécanismes psychologiques qui sont alors mis en jeu, Aldo Rocco espère ainsi "briser l'omerta sur ce sujet" en Italie.

L'enfant, victime collatérale d'un mari violent
Quand un homme frappe sa femme à la maison, l'enfant n'est pas témoin, il est victime. C'est ce que la deuxième campagne contre les violences faites aux femmes, lancée le 12 octobre 2006 en Seine-Saint-Denis, va s'attacher à montrer, selon 20 Minutes du même jour. Vingt-quatre villes – dix-sept de plus que lors de la première édition – se sont engagées à organiser des débats et à mener une campagne d'affichage. En 2003, l'objectif était de "faire changer la honte de camp" et de déculpabiliser les femmes victimes de violences domestiques. Désormais, il s'agit d'aborder pour la première fois la violence conjugale du point de vue de l'enfant. Un axe original et percutant, qui arrive pourtant bien tard. Les messages de la campagne sont simples et forts. Ils sont fondés notamment sur les dessins d'un garçon de 9 ans, réalisés au foyer mère-enfant de l'association SOS Femmes 93. "Les enfants dessinés n'ont ni oreilles, ni bras, fait remarquer le médecin. Cela montre combien ils ont peur, mais aussi à quel point ils se sentent impuissants." Dans 40 % des cas, la violence commence lorsque la mère est enceinte et l'enfant est tapé alors qu'il est dans l'utérus. Beaucoup naissent prématurés, certains ont des membres cassés. Depuis le début de l'année, huit femmes ont été tuées par leur partenaire en Seine-Saint-Denis. Presque à chaque fois, l'homme a profité de son droit de visite auprès de son enfant pour agir. "Même après avoir été condamné à de la prison, un père violent peut obtenir la garde de son enfant, la garde alternée ou le droit de visite, s'insurge Ernestine Ronai, responsable de l'Observatoire. Deux explications : soit le juge aux affaires familiales n'a pas connaissance de la dangerosité du père, soit il a vu la condamnation dans le dossier, mais il estime que l'enfant a malgré tout besoin de son père." "Les visites doivent être encadrées, et la mère et son enfant protégés", estime la responsable, qui mise sur la campagne pour modifier les comportements de la justice à l'égard des enfants.

Une étude sur les dénis de grossesse
Une étude édifiante sur les dénis de grossesse a été réalisée pendant 7 ans dans les maternités de Denain et Valenciennes, dans le Nord (Le Parisien du 23 octobre 2006). Selon une estimation de l’Association pour la reconnaissance du déni de grossesse, de 800 à 1 800 femmes sont victimes chaque année d’un déni de grossesse en France. L’ARDG insiste sur la dimension psychique du phénomène, puis cite les auteurs de l’étude. Les Drs Pierrone, Delannoy, Florequin et Libert écrivent notamment que ces femmes disent qu’elles ne présentaient pas les signes habituels de la grossesse. Elles ont peu grossi. Elles ont porté les mêmes vêtements jusqu’au bout. Elles n’ont pas perçu les mouvements du foetus. Les auteurs de l’étude ajoutent qu’il est frappant de constater que l’entourage non plus ne perçoit pas l’existence de la grossesse. Selon l’étude, dans la moitié des cas au moins, il n’y a pas de gestes destructeurs vis-à-vis de l’enfant. On note souvent dans le parcours de ces femmes une relation oedipienne très serrée, des relations perturbées avec la mère, des deuils récents de proches. Les médecins insistent malgré tout sur le fait que ces situations contiennent un potentiel de violence.

Pas d'utilisation abusive de la contraception d'urgence
Nathalie Bajos, socio-démographe, analyse la forte progression de l'utilisation de la pilule du lendemain par les adolescentes (Libération du30 septembre 2006). Un tiers des jeunes filles de 15-24 ans a déjà utilisé la pilule du lendemain. Mis en circulation en 1999 sous le nom de Norlevo®, en vente libre dans les pharmacies et gratuit pour les mineures, ce médicament s'est vendu à plus d'un million de comprimés en 2005. Soit six fois plus qu'en 1999. Un tiers des femmes l'ont utilisé après un problème avec un préservatif et un quart d'entre elles après un problème de pilule. Enfin, dans un cas sur cinq, la prise de la pilule du lendemain fait suite à des rapports non protégés. L'étude montre que pour 7,5 % des femmes, la prise d'une contraception d'urgence, trop tardive par exemple, n'a pas suffi à éviter une grossesse. L'augmentation du recours à la contraception d'urgence n'a pas modifié les pratiques contraceptives. Alors que certains craignaient que les femmes se servent de la pilule du lendemain à la place d'une contraception régulière et plus efficace, on n'assiste pas dans les faits à un relâchement. Au contraire. Les études menées avant et après le montrent. Les jeunes utilisent de plus en plus le préservatif lors de leur entrée dans la vie sexuelle et comme contraception par la suite. En 2000, 30,7 % des 15-19 ans l'utilisaient. Ils sont 55,7 % en 2005. Les jeunes filles de 15 à 19 ans sont 65,8 % à prendre la pilule. La contraception d'urgence ne les a pas rendues irresponsables.

Les derniers chiffres de l'IVG
En France métropolitaine, le recours à l’avortement a progressé en 2004, avec 210.700 femmes concernées, dont 11.500 mineures. La voie médicamenteuse est la plus utilisée. En Europe, à l’exception de Malte et de l’Irlande, le recours à l’IVG est autorisé partout, mais parfois uniquement sur indications médicales ou en cas de viol, comme à Chypre, en Espagne, en Pologne ou au Portugal. La législation autorise l’IVG jusqu’à 10 semaines de grossesse en Slovénie, 18 en Suède, 24 en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas et 12 semaines dans les autres pays, dont la France. C’est en Hongrie, en Lettonie et en Estonie que l’on enregistre les plus forts taux d’IVG : 20 pour 1.000. En République tchèque, en Slovénie, en Slovaquie, en Lituanie, en Estonie, en Hongrie et en Italie, l’avortement demeure une pratique exclusivement chirurgicale. (Libération, Journal International de Médecine, Le quotidien du Médecin du 30 septembre 2006.)

François Bayrou défend le droit à l'adoption simple et à l'union civile pour les homosexuels
Au début de l'année, lors de la signature par 174 députés UMP et UDF d'un manifeste contre le mariage gay et l'homoparentalité, François Bayrou avait mis en garde ses collègues contre les "amalgames" et le "simplisme" des débats sur ce thème. Neuf mois plus tard, selon Le Monde du 1er octobre 2006, le président de l'UDF franchit un nouveau pas : lors d'un face-à-face avec les lecteurs du Progrès, publié le 28 septembre, il s'est dit favorable à une "union civile" célébrée en mairie pour les homosexuels et à l'ouverture de l'adoption aux couples de même sexe. François Bayrou devient ainsi, à droite, le premier candidat déclaré à l'élection présidentielle à défendre clairement l'inscription dans la loi des familles homoparentales. Pour expliquer sa position, il invoque la force des réalités sociales.

Un réseau de prostituées africaines démantelé
Selon Le Monde du 1er octobre 2006, une vaste opération de police conduite mardi 26 septembre 2006dans le 18e arrondissement de Paris, a provoqué le démantèlement d'un réseau de proxénétisme qui sévissait depuis plusieurs mois. Le réseau était particulièrement bien organisé : les prostituées, âgées de 20 à 50 ans, étaient placées sous une étroite surveillance et contraintes à l'"abattage" dans des conditions d'hygiène déplorables. Une Malienne de 40 ans et son conjoint, âgé de 47 ans, sont soupçonnés d'être les principaux instigateurs. Ils employaient une vingtaine de femmes, desquelles ils exigeaient la remise d'une somme de 200 à 500 euros tous les dix jours. Les tarifs pratiqués pour une passe s'élevaient de 20 à 30 euros. Ils s'étaient associés à deux Ghanéennes qui avaient pour mission de surveiller les prostituées et de collecter l'argent versé par les clients. Une Algérienne, âgée de plus de 60 ans, propriétaire d'un appartement au 70, faisait, elle, travailler une dizaine de femmes. Un Marocain assurait la surveillance de l'ensemble, tandis qu'une sixième personne, un Sénégalais de 61 ans, avait en charge la logistique ; il s'occupait de la maintenance et du ménage des locaux.

Un vaccin contre le cancer de l’utérus commercialisé en Europe
Selon Les Echos du 25 septembre 2006, le Gardasil®, vaccin préventif contre le cancer du col de l’utérus, a reçu son autorisation de mise sur le marché dans l’Union européenne et est autorisé en Europe. Le laboratoire britannique GlaxoSmithKline a choisi la France pour produire le Cervarix®, un vaccin prometteur contre le papillomavirus humain.

Mannequins et maigreur extrême
Selon Libération du 29 septembre 2006, alors que les défilés parisiens débutent, le débat sur les top models anorexiques se poursuit. En effet, à la mi-septembre, cinq modèles jugés trop filiformes sont privés de podium en Espagne, lors de la Pasarela Cibeles, le rendez-vous de la mode madrilène. Pesées, mesurées, les jeunes femmes n'atteignent pas l'indice de masse corporelle décrété par le gouvernement régional de Madrid, qui s'est basé sur une norme de l'OMS : 18, soit 56 kg pour 1,75 m. Au nom de la lutte contre la maigreur extrême provoquée, elles sont exclues. L'Espagne veut aussi en finir avec un mauvais fait divers : le 2 août, une jeune mannequin uruguayenne de 22 ans, Luisel Ramos, meurt d'épuisement à la fin d'un défilé. La rumeur dit que, depuis des mois, elle se nourrissait de feuilles de salades et de Coca light, et qu'elle avait arrêté de manger deux semaines avant le début des défilés. Il y avait donc urgence à statuer. Madrid a voulu créer "un précédent". A Londres, la ministre la Culture britannique, Tessa Jowell, a applaudi des deux mains lors de la semaine des défilés anglais. "La promotion, par l'industrie de la mode, d'une image de la beauté filiforme est dangereuse pour la santé des jeunes filles et la représentation qu'elles ont d'elles-mêmes."La décision espagnole fait le tour de la planète, le milieu de la mode se retrouve en première ligne. Les créateurs vont-ils trop loin ? Par leur faute et celle des publicitaires et journaux associés, notre société sombre-t-elle dans le culte de la maigreur ? Les jeunes filles ne risquent-elles pas d'y laisser leur peau ? La polémique rappelle le débat sur les jeux vidéo et leur violence. Démagogie, ignorance et vraies interrogations. D'abord, éliminons l'argument médical : "N'est pas anorexique qui veut, c'est une maladie mentale, explique Gérard Apfeldorfer, psychiatre, spécialiste des troubles alimentaires. Il y a des dispositions psychologiques, des antécédents familiaux. Dans sa forme la plus courante, cette maladie traduit un trouble narcissique, pas une volonté d'imiter des mannequins."Le spécialiste rappelle que l'anorexie est restée stable ces dernières années (entre 1 et 2 % des filles de 12 à 18 ans), à la différence des autres troubles alimentaires qui ne cessent de progresser. Le hasard a voulu que la polémique éclate au moment où sortaient les derniers chiffres sur l'obésité en France : 9 % de progression depuis 2003, soit 20 millions de personnes en surpoids. La jeune fille de la rue serait donc plus menacée par une surcharge pondérale que par une maigreur excessive. Il n'empêche, les filles "fil de fer"sont là. Sur les podiums, dans les magazines, dans les têtes. Ces dernières années, les mannequins ont perdu de leurs fesses, de leurs poitrines, de leurs joues. De plus en plus jeunes, de plus en plus décharnées, modèle esthétique alimenté par les silhouettes de l'Est. "Il y a une dérive, estime Marie Chauveau, présidente de l'agence de publicité Mafia. On est dans la négation du corps." "Il n'est pas absurde de lancer un contre-courant à cette représentation de la femme, proposer un modèle de beauté féminine plus ouvert, dit Mercedes Erra, publicitaire, présidente de BETC Euro RSCG. Mais au moins, discutons d'un vrai sujet : nous n'avons jamais autant contrôlé nos corps, et nous continuons à grossir.""C'est un problème de société, le désir de minceur était déjà là", souligne le psychiatre Gérard Apfeldorfer.

Le paradoxe contraceptif français
Pourquoi le taux d'IVG est-il remarquablement stable en France alors que les méthodes modernes de contraception y sont largement répandues ? Selon Genesis de septembre 2006, les résultats de deux enquêtes sociologiques incitent à penser que certaines femmes rencontrent des difficultés dans la mise en pratique de ces méthodes au quotidien, en raison de la contradiction entre leur vie réelle et les normes sociales, que celles-ci portent sur le déroulement convenu de la vie contraceptive, sur les rapports homme-femme ou sur l'efficacité médicale. Pourtant les méthodes contraceptives sont très largement utilisées, le pourcentage de femmes qui n'utilisent aucune méthode est faible (environ 5 %). Mais le taux d'IVG reste autour de 207.000 par an et 65 % de grossesses non désirées surviennent chez des femmes qui utilisent une méthode contraceptive. L'enquête qualitative conduite auprès de 72 femmes montre que les grossesses non prévues sont le fait de la difficulté de nombreuses femmes à tenir compte des normes sociales contradictoires : d'une part les normes de la société française en matière de contraception (une femme doit commencer sa vie sexuelle avec une contraception utilisant pilule et préservatif, la poursuivre avec une seule pilule, et la terminer avec un stérilet, dès qu'elle a eu le nombre d'enfants souhaité), les rapports sociaux entre les deux sexes, et la gestion médicalisée de la contraception. Les rapports homme-femme jouent à deux niveaux. D'une part, la sexualité est largement déconnectée de la procréation dans les mentalités, ce qui empêche de penser la complexité des enjeux de couple vis-à-vis de l'une et de l'autre. D'autre part, de nombreuses femmes acceptent de courir un risque affectif qui leur apparaît comme plus important, si, par exemple, le partenaire refuse le préservatif, le plaisir de l'homme prédomine. Enfin, il peut exister une contradiction entre la logique médicale, qui recherche l'efficacité technique maximum, et les logiques sociales et affectives, pour lesquelles cette efficacité n'est pas obligatoirement la donnée principale. Dans ce cadre, les femmes en échec contraceptif se répartissent en trois groupes : celles qui adhèrent aux normes sociales et médicales mais qui connaissent un accident inhérent à la méthode, d'une difficulté d'accès à la méthode choisie, ou d'une croyance en leur infertilité consécutive à plusieurs essais infructueux de grossesse. En second lieu, les femmes qui n'ont pas de problème avec les normes, mais des difficultés dans leur mise en pratique quotidienne, soit qu'il existe une ambivalence du couple à l'égard du désir d'enfant, soit que la méthode choisie soit inadéquate avec la vie sexuelle, soit par la domination masculine qui empêche l'utilisation d'une méthode adéquate à un moment donné. Enfin, il existe un 3e groupe de femmes pour lequel la plupart des méthodes contraceptives sont impossibles à utiliser, soit en raison d'une situation de détresse, sociale ou affective importante, soit que la contraception passe au second plan de ses préoccupations. Le choix d'une contraception devrait se faire en tenant compte de l'éventuelle vulnérabilité de la femme, c'est-à-dire de son contexte social et affectif en considération, comme le rappelle Nathalie Bajos. Plus ce choix est diversifié et plus ses chances de succès seront grandes. Mais de toutes façons, il doit toujours être fait par la femme elle-même ou par le couple à l'issue d'une information sur les méthodes et d'une réflexion sur les conditions de vie.

La pilule des pauvres provoque la colère de l'Eglise au Chili
Désormais distribuée gratuitement aux jeunes filles de plus de 14 ans dans tous les centres de santé publics, sans que soit requise l'autorisation des parents, la pilule du lendemain a déchaîné les passions au Chili, selon Libération du13 octobre 2006. Lancée le 2 septembre 2006, cette mesure a opposé pour la première fois la présidente socialiste Michelle Bachelet à l'Eglise, très influente dans ce pays parmi les plus conservateurs d'Amérique latine. Pays qui a légalisé le divorce il y a seulement deux ans, et où l'avortement reste illégal. "L'Eglise catholique chilienne estime que tout ce qui touche à la sexualité et à la reproduction fait partie de sa juridiction," explique le sociologue Manuel Antonio Garreton. La conférence épiscopale chilienne s'est fendue d'une lettre où elle compare le gouvernement à un "régime totalitaire". Depuis le retour de la démocratie, il y a seize ans, l'Eglise n'est jamais allée aussi loin dans la critique. En fait, la pilule du lendemain est en vente dans toutes les pharmacies sur ordonnance depuis 2001. "C'est là la grande hypocrisie, souligne l'avocate Lidia Casas, car le contraceptif est accessible à toute femme capable de débourser 12 euros, soit 5 % du salaire minimum." Les 40.000 grossesses adolescentes par an ­ soit 10 fois plus que dans les pays industrialisés ­ sont souvent le fait de jeunes filles pauvres, qui arrêtent leurs études et ne peuvent sortir du cercle vicieux de la pauvreté. Ce chiffre, s'il est en légère baisse, reste parmi les plus élevés d'Amérique latine. Michelle Bachelet a donc permis que le contraceptif "ne soit pas seulement accessible aux gens qui en ont les moyens, mais aussi à ceux qui en ont peu", comme elle l'a déclaré le 5 septembre 2006. Elle s'est opposée à l'élite sous les applaudissements des milieux populaires. Restent des difficultés, estime Carolina Carrera, psychologue de l'association féministe Corporación Humanas : "Pour que la pilule du lendemain soit utilisée, encore faut-il que les médecins conservateurs ne s'opposent pas à sa distribution."

 

30 septembre 2006

Quoi de neuf sur le site
 Les derniers témoignages retenus :
236. J'ai préparé mon départ. F. raconte la violence subie et comment elle a préparé son départ.
237. Sans repères, je doute de tout. Comment trouver la force d'avancer ? Cette jeune fille ne peut attendre de secours que d'elle-même.
238. J'ai besoin de savoir si je fais bonne route. Confrontée à l'alcoolisme et à la violence de mon conjoint, je ne sais plus où j'en suis...
239. Je me sens tellement vulnérable. U. a été victime de plusieurs abus, elle a beaucoup de difficultés mais craint de consulter.
240. Gardez espoir, la vie peut être si belle. Anne a fini par réussir à quitter son compagnon violent ... Correspondance avec Chantal, notre conseil.
241. Je suis revenue et tout recommence. Comment briser le cercle de la répétition ?
242. Je me suis droguée et je me suis vendue. L'aide que sollicite Marjorie est vaine car elle ne parvient pas à poser des mots sur son passé.
243. Ma femme me bat. Jean-Louis cherche des solutions pour sauver sa famille.
244. Continuer à avancer. Lou a perdu son bébé in utero et a été violée. Elle parle enfin, après tant d'années.
245. L'amour ne doit pas tout permettre. Agir pour sortir de la violence, c'est possible, C. l'a fait !

Les femmes, premières victimes du sida
Selon Inter Press Service Agency le 31 août 2006, l'inégalité de genre est devenue le point focal de l'épidémie du VIH/SIDA, notamment en Afrique, où 70 % des personnes infectées sont des femmes. Une nouvelle agence internationale puissante pour des femmes est nécessaire pour inverser cette situation et aborder le problème grandissant de violence contre les filles et les femmes, estiment des experts et des défenseurs. "Le viol est extrêmement répandu, notamment par les plus âgés qui sont infectés par le VIH et qui croient qu'avoir des rapports sexuels avec une vierge va les guérir", a déclaré Betty Makoni, directrice exécutive de Girl Child Network (Réseau des enfants filles), une organisation non gouvernementale zimbabwéenne. "Dans les zones rurales du Zimbabwe, un enseignant viole 30 ou 40 de ses élèves filles et cela reste impuni", a affirmé Makoni à la Conférence internationale sur le sida à Toronto, au Canada, qui s'est tenu cet été.

Le choix d'avorter à domicile
En 2005 selon Le Monde du 9 septembre 2006, sur les 200.000 avortements pratiqués en France, près de 10.000 étaient des "interruptions volontaires de grossesse en ville", selon le terme retenu par le ministère de la santé. Encore marginales, leur nombre ne cesse de progresser : le ministère de la santé en a recensé 1.500 en juin 2006, contre moins de 1.000 par mois en 2005. Instaurées par la loi du 4 juillet 2001, ces IVG, qui sont remboursées à 70 % par la Sécurité sociale, sont le fruit des progrès de la médecine. "L'hospitalisation obligatoire n'est plus d'actualité, car l'interruption volontaire de grossesse par mode médicamenteux, qui n'existait pas en 1975, au moment de la loi Veil, se développe progressivement", soulignait en 2000 le rapport de l'Assemblée nationale sur la réforme de l'avortement. En un peu plus d'une décennie, de 1990 à 2001, la part des IVG médicamenteuses est ainsi passée de 14 % à plus de 30 %. Depuis le mois de juin 2005, le planning familial de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) accueille tous les mercredis des femmes qui souhaitent avorter à domicile. "Techniquement, les gestes médicaux sont simples : il y a deux comprimés à prendre à deux jours d'intervalle", explique la gynécologue Françoise Chadrin, qui reçoit les femmes en demande d'IVG médicamenteuse. "Certaines recherchent l'ambiance rassurante et médicalisée de l'hôpital, d'autres préfèrent la discrétion et l'intimité de leur domicile, remarque Laurence Roussel, coordinatrice du planning familial de Nantes et membre du bureau national du planning familial. Les femmes sont toutes différentes et elles ne sont pas forcément au même moment de leur vie. Pour un avortement, il n'y a pas de bonne et de mauvaise méthode : ce qui est important, c'est d'avoir le choix." Les médecins qui proposent ces IVG sont encore rares : au 31 décembre 2005, seuls 520 généralistes ou gynécologues libéraux avaient suivi une formation à l'avortement médicamenteux et signé une convention avec un établissement de santé. Certains reçoivent régulièrement des patientes, d'autres n'ont pas encore mis en pratique cet enseignement. "Ici, à la maternité des Lilas, en Seine-Saint-Denis, la session comprend une journée de formation théorique et une journée de stage pratique, explique Marie-Laure Brival, la présidente de l'Association nationale des centres d'interruption de grossesse et de contraception. Mais l'animation de ce réseau exige beaucoup de travail : il faut contacter les médecins des alentours, les recevoir, signer les conventions et assurer en permanence une hotline en cas de problème. Il faudra donc un peu de temps pour que ces nouvelles méthodes fassent vraiment partie du paysage."

L'UMP veut concéder des droits aux parents gay
Selon Le Monde du 6 septembre 2006, l
'UMP veut améliorer le sort des couples homosexuels élevant des enfants. Sa porte-parole, Valérie Pecresse, s'apprête à proposer la délégation de responsabilité parentale. Cette mesure avancée en février par la mission sur la famille de l'Assemblée nationale pourrait faire l'objet, à l'automne, d'un amendement au projet de loi sur la protection de l'enfance. L'initiative intervient alors que Nicolas Sarkozy s'est publiquement prononcé contre le mariage homosexuel et l'adoption d'enfants par les couples de même sexe.

La différence des sexes en question
Selon La Croix du 11 septembre 2006, des spécialistes internationaux, réunis à Paris, réfléchissent aux "approches de la différence sexuelle"et à la question du "genre"lors d'un colloque intitulé "Guerre et paix des sexes", qui s'est tenu du 11 au 15 septembre à Paris. Une question qui ébranle aujourd’hui nos sociétés, alors que certains soutiennent que l’on peut s’affranchir du déterminisme biologique et décider de son identité d’homme ou de femme. Dans l’histoire récente, des figures plus ou moins célèbres ont ainsi traversé la frontière généralement étanche entre les sexes. Parfois pour des raisons économiques (comme la jazziste américaine Billy Tipton, qui endossa une identité masculine pour se faire embaucher dans un orchestre), par curiosité (comme le cadre d’IBM Albert Bornstein qui, après opération, devint Kate et, révolté par les injustices professionnelles et sociales faites aux femmes, publia en 1994 son autobiographie Outlaw Gender , "Le Hors-la-loi des genres"). Ces cas, qui restent très rares, de confusion ou de transformation de l’identité sexuelle, font désormais l’objet d’études universitaires au sein de ce que l’on appelle les gender studies. Les gender studies, ou "études du genre", sont nées aux États-Unis au début des années 1970, dans le but de contester la conception "naturelle" de la différence des sexes. Depuis le début du XXe siècle, divers ethnologues – notamment Margaret Mead dès les années 1930 auprès des tribus d’Océanie – ont montré que les comportements, les rôles ou les tâches que l’on attribue à l’un ou l’autre sexe varient d’une société à l’autre. Avec la mouvance féministe et le militantisme des groupes homosexuels, ces travaux ont été peu à peu érigés en théorie (gender theory). La notion de gender (genre masculin ou féminin, en tant que vécu culturel et social) a été définie par opposition à la notion de sexe (mâle ou femelle, en tant que réalité biologique et anatomique). "Le genre, c’est ce que l’on pourrait appeler le sexe social, c’est-à-dire tout ce qui est social et culturel dans les différences constatées entre hommes et femmes", résume Christine Delphy, théoricienne et militante féministe qui a été l’une des premières chercheuses en France à travailler sur ce sujet. Cette théorie du genre se fonde sur les philosophies matérialistes de la "déconstruction" (tout est culturel, tout est construit), telles qu’elles ont été définies par Jacques Derrida et Michel Foucault. Or selon la théorie du genre, l’aliénation générique de la différence des sexes, autrefois acceptée par tous, est pensée désormais comme une aliénation spécifique, devant donc être contestée et combattue.

Divorcer après 60 ans n'est plus un acte exceptionnel
Selon l'Institut national d'études démographiques (INED) cité par Le Monde du 6 septembre 2006, le nombre des divorces des couples de plus de 60 ans a doublé depuis 1985. Le gynécologue Sylvain Mimoun, qui reçoit de nombreux seniors dans son cabinet parisien, l'a observé : la séparation d'un couple de sexagénaires était "exceptionnelle" il y a quinze ans et elle est devenue, année après année, "rare, pas fréquente puis occasionnelle". "Je ne serais pas surpris que la tendance s'accélère", affirme-t-il. Le sexologue lyonnais Gérard Ribes explique ce phénomène par la place grandissante de l'individu dans la société. "La génération qui a fait Mai 68 a renoué avec sa jeunesse. Elle cherche un nouvel épanouissement personnel. Les couples ont le sentiment d'avoir fait leur travail de parents, et leur position de grands-parents est désormais solide. Le contrat a été honoré", explique-t-il.

IVG : les dernières statistiques (chiffres 2004)
En 2004, le nombre d’interruptions volontaires de grossesse (IVG) peut être évalué à 210.664, soit une hausse moyenne annuelle de 1,8 % depuis 1995. Le nombre d’IVG pour 1.000 femmes âgées de 15 à 49 ans est ainsi passé à 14,6 contre 12,3 en 1995. La part des IVG médicamenteuses continue de croître (42 % en 2004 contre 38 % en 2003). Malgré l’élargissement de cette pratique à la médecine de ville en juillet 2004, le recours à la voie médicamenteuse en cabinet libéral est encore peu répandu. Au total, 75 % des IVG sont pratiquées chez des femmes âgées de 18 à 35 ans. Le nombre d’IVG chez les mineures, en constante progression depuis 1990, atteint 11.500 en 2004, soit une jeune fille de 15-17 ans sur 100. Les IVG restent plus fréquentes dans le sud-est de la France, en Île-de-France et dans les départements d’outre-mer. Parallèlement à la hausse du nombre d’IVG, les méthodes contraceptives restent utilisées par 71 % des personnes ayant eu des rapports sexuels au cours des douze derniers mois. La contraception est aussi de plus en plus courante chez les jeunes, sachant que 68 % des 15-19 ans déclarent prendre la pilule et 56 % recourir aux préservatifs. En outre, la contraception d’urgence s’est très fortement développée depuis 1999, date à laquelle elle est devenue accessible en pharmacie sans prescription médicale, notamment chez les 15-24 ans, qui sont un tiers à déclarer y avoir recours. L'ensemble du document est consultable sur le site de la DREES : http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/index.htm

Le secret médical pourra être levé dans des cas de violences
Selon La Croix du 21 septembre 2006, un amendement au projet de loi sur la délinquance devrait permettre à un médecin de signaler certains faits de violences conjugales ou sur des personnes âgées. Certains sénateurs ont défendu cette mesure en mettant en avant la nécessité de casser la loi du silence qui entoure souvent les violences au sein du couple. D’autres sénateurs ont contesté le texte, en expliquant qu’une telle dérogation au secret médical allait mettre en péril la nécessaire confiance entre un médecin et son patient. Les sénateurs sont tombés d’accord pour adopter à l’unanimité un amendement qui stipule que le médecin peut s’affranchir du secret médical, même sans l’accord de la victime, lorsque celle-ci est un "mineur ou une personne qui n’est pas en mesure de se protéger en raison de son âge ou de son incapacité physique ou psychique".

Garde alternée
Le partage des allocations familiales entre les parents, en cas de résidence alternée des enfants, devrait bientôt devenir une réalité, selon Elle du18 septembre 2006. Le ministre, délégué à la Famille, Philippe Bas, veut l'inscrire dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale. Bonne ou mauvaise nouvelle pour les femmes ? Pour Hélène Poivey-Leclerq, avocate spécialisée en droit de la famille : "S'agissant des allocations familiales octroyées sans conditions de ressources, ce partage ne me choque pas. Il est logique que celles-ci suivent en quelque sorte l'enfant. Que les mères qui ont de faibles moyens se rassurent, une telle mesure, si elle était adoptée, ne contribuerait pas à les appauvrir un peu plus : elles pourraient compenser ce manque à gagner en demandant une pension alimentaire plus importante à leur ex-mari. En effet, contrairement à ce qu'on croit le choix de la garde alternée des enfants n'entraûne pas automatiquement la suppression d'une pension pour les enfants. Si la mère gagne moins que le père, elle peut y prétendre quand même."

 

29 août 2006

Quoi de neuf sur le site
 Quatre nouvelles pages pour une visite "virtuelle" de nos locaux, rubrique tout sur SOS femmes Accueil
 Création d'une page de liens spécifique à l'avortement, rubrique liens, contacts

 Et les derniers témoignages retenus :
220. Je n'arrive pas à oublier. Un soir, un restaurant, les parents de Pomme et leur ami, et tout bascule.
221. Je vis dans un petit pays d'Afrique. N, ingénieure agronome, est soumise aux violences quotidiennes de son mari.
222. Constellation familiale. Sandrine témoigne sur le travail de psychogénéalogie qu'elle a entrepris.
223. Mon amie est sous emprise. Elle est repartie avec son ex ; cet homme pense qu'elle est sous emprise.
224. Je frappe mon conjoint. Tlv cherche à comprendre pourquoi elle exerce cette violence sur son compagnon.
225. Pourquoi "endosse"-t-on le rôle de victime ? Enfairepart cherche à comprendre pourquoi sa soeur a tant de difficultés à se délivrer de l'enfer qui est le sien.
226. J'ai subi pendant plus d'un an la violence de mon mari. Marye s'est libérée mais les cauchemars restent.
227. Je ne me souviens pas exactement de ce qu'il m'a fait. Plume a été abusée par son grand-père.
228. Je suis à bout de force. Sandy demande de l'aide.
229. Mes agresseurs ont été condamnés mais ... Lavie s'interroge sur le fonctionnement de la justice à partir de son cas.
230. J'essaye de sauver ma fille. Patricia demande des soutiens.
231. Peut-on refaire confiance ? Cfleur veut savoir si un homme jaloux et violent peut changer ...
232. Je veux m'en sortir. Maude est polytoxicomane et prostituée.
233. Je me sens coupable et laide. Kirimilia a été gravement maltraitée.
234. J'ai cru aller mieux mais un homme me refait basculer. Le comportement d'un homme réactive les souffrances de C.
235. Un homme m'a pris mon corps et mon honneur. 10 après, la souffrance est toujours là. Malirousse témoigne.

Prostitution et coupe du monde : alors, finalement ?
Présenté comme "la Coupe du monde du sexe et de la prostitution", le Mondial allemand s'est finalement montré plus soft que prévu. Au Pascha, autoproclamé plus grand bordel d'Europe, Armin Lobscheid, cité dans Libération le 06 juillet 2006, a expliqué que son établissement s'est doucettement désempli avec la fin du Mondial. "Toutes les prostituées prétendent résider dans un pays de l'espace Schengen". Difficile à vérifier, malgré les précisions du manager. Devant la pression des ONG, la Fifa avait été contrainte de réaffirmer qu'il n'y aurait pas de prostitution dans et autour des stades. Embarrassée par cette polémique à quelques jours du coup d'envoi, la Fédération allemande de football était devenue le parrain d'une campagne «Ab pffif» (coup de sifflet final) contre la prostitution menée par une fédération d'associations féminines du pays. Le Vatican, qui s'intéresse assez rarement aux choses du football, s'était fendu d'un communiqué dénonçant un événement où l'on pourra se payer une prostituée pour le prix d'un billet d'entrée au stade. "Ce chiffre de 40 000 prostituées [avancé par la pétition lancée par l'association CATW] était absolument fantaisiste, confirme un porte-parole de la police de Cologne. Selon les contrôles que nous avons effectués pendant la compétition, il n'y a pas d'augmentation significative du nombre de prostituées travaillant dans la ville et ses alentours. A peu de chose près, nous sommes dans la même situation qu'avant la Coupe du monde".
Lire ce que nous écrivions le 29 mai dernier ...

Les violences sur les personnes en hausse depuis un an
Selon Associated Press le 17 août 2006, les violences contre les personnes ont augmenté de 7,15% d'août 2005 à juillet 2006 atteignant leur plus haut niveau en un an, sur fond de délinquance générale quasiment stable, selon les statistiques mensuelles publiées jeudi 17 août par l'Observatoire national de la délinquance (OND). Dans 12,51% des cas (24.800), les "violences gratuites" sont dirigées à l'encontre des personnes "dépositaires de l'autorité" telles que policiers ou gendarmes. Les violences crapuleuses (128.868) ont augmenté de 7,06%, les menaces et chantages (75.677) de 4,80%, tandis qu'en revanche le nombre de violences à caractère sexuel (22.726, soit 5,34% de l'ensemble des violences) continue à diminuer : -7,95%.

Le 7e ciel garanti sur prescription
Selon Marie Claire en septembre 2006, des médecins mettent actuellement au point une technique qui provoquerait des orgasmes plus longs et plus intenses. Le point G, cet obscur Graal érotique, a suscité beaucoup de doutes et de passions. Cet endroit, si petit, si secret, a pourtant été localisé et identifié dès 1950 par le docteur allemand Gräfenberg. Il se situe dans une partie concave du vagin, difficilement accessible, ce qui explique que beaucoup de femmes ne parviennent pas à le sentir. C'est en partant de ce constat que des médecins ont eu l'idée de le "gonfler" afin d'offrir aux femmes des orgasmes plus intenses. Tout a commencé en Californie en 2001, quand le docteur David Louis Matlock, chirurgien esthétique, gynécologue de formation, a eu l'idée d'injecter du collagène, au niveau du point G afin d'augmenter le volume. Sa théorie : permettre un meilleur contact de cette zone érogène et érectile lors du rapport. En France, le Dr Benet, chirurgien esthétique a choisit d'injecter du produit résorbable de l'acide hyaluronique, déjà utilisé en chirurgie des yeux (cataracte) et pour le comblement des rides. Selon le Dr Pierre Foldès : "En réalité, le point G serait une partie du clitoris et lorsqu'on stimule le clitoris, cela fait gonfler le point G." Elle correspond à la prostate au féminin, une structure anatomique à part entière. "Cependant, accroître artificiellement l'excitabilité peut débloquer certaines situations". En réalité, les femmes qu'on dit "vaginales" seraient clitoridiennes" mais simplement d'une autre partie du clitoris ! "C'est aussi un moyen de reprendre confiance en soi", explique Christine Vahdat, gynécologue, qui analyse les progrès que ce type de d'interventions pourrait apporter, en particulier les jeunes mères qui se plaignent de ne plus rien ressentir après l'accouchement.
Par ailleurs, selon
Libération du 8 juillet 2006, des laboratoires tentent de mettre au point une pilule du plaisir pour les femmes. L'enjeu financier est immense, la compétition serrée. L'Intrinsa, un patch à la testostérone, dopant de la libido a obtenu une opinion positive de l'agence européenne du médicament. Cependant, pas question de se coller un patch de testostérone à la moindre petite défaillance de la libido ou dans un but récréatif. L'Intrinsa, produit par Procter et Gamble, ne sera autorisé, du moins dans un premier temps, que dans un cadre restreint : les baisses de désir sexuel chez les femmes ménopausées à la suite d'une ablation des ovaires. C'est en effet la chute brutale et intense du taux de testostérone après cette opération qui induit une perte de désir, constatée dans près d'un tiers des ménopauses chirurgicales. Les médecins seront invités à cibler leurs prescriptions, et à les surveiller.

Dans les couples de salariés, la répartition du travail domestique reste inégale
Selon Données sociales : la société française en août 2006, la répartition des tâches domestiques et familiales entre conjoints peut s'analyser en termes de spécialisation, de pouvoir économique ou de normes sociales. La participation désormais massive des femmes au marché du travail devrait aller de pair avec une moindre spécialisation des conjoints. Or, même dans les couples où les deux conjoints travaillent à temps complet, la répartition des tâches est loin d'être égalitaire. Dans les couples de salariés, la part des tâches domestiques accomplie par les hommes est toutefois sensible à l'écart entre leur salaire et celui de leur conjointe. Lorsque la femme gagne plus, son conjoint en fait un peu plus. Cela ne suffit pas à combler l'écart de temps passé par les conjoints aux tâches domestiques. En France, selon l'enquête "emploi du temps" de 1998-1999 les femmes en couple consacrent en moyenne deux fois plus de temps aux tâches domestiques et familiales que leur conjoint, soit 4 h par jour en moyenne, contre 2 heures 1/4 pour les hommes.

Position sociale et choix du conjoint
Selon Données sociales : la société française le 27 juillet 2006, certaines professions sont nettement plus féminisées que d'autres. Ces disparités d'emplois entre hommes et femmes sont de nature à favoriser l'union de personnes de positions sociales différentes. Elles expliquent d'ailleurs, davantage que les préférences individuelles, la fréquence des couples dans lesquels l'homme a une position plus élevée sur l'échelle sociale que celle de sa conjointe. L'homogamie, ou l'union de deux personnes du même groupe social est toujours importante et concerne l'ensemble de la population, même si elle est beaucoup plus marquée chez les agriculteurs et les cadres que pour les employés. Le niveau d'études module toutefois l'effet du groupe social sur l'homogamie : contrairement aux ouvriers, les cadres sont d'autant plus homogames qu'ils sont diplômés. Le mariage, le rang de l'union ainsi que l'âge de la mise en couple ont un pouvoir explicatif très faible sur l'homogamie. En revanche, avoir une position sociale semblable à celle du père prédispose davantage au choix du conjoint de même groupe social.

La Mairie de Paris en guerre contre les mariages forcés
Au moyen d'une brochure et avec l'appui de plusieurs associations, les élus de la capitale veulent inciter les conjoints mariés sous la pression à dire non, selon Le Figaro du 15 août 2006. "MARIAGES FORCÉS : vous avez le droit de dire non."Au fil d'une brochure d'une quinzaine de pages, dont la diff