| J'ai
été violée... et la proc a fait relâcher mon agresseur Email
en pied de message Juin 2007 Bonjour,
C'était dans la nuit du 14 au 15 avril dernier : je rentrais d'une
soirée agréable, ambiance bon enfant, passée à regarder
un match de basket, suivi d'un repas léger. J'étais avec une
amie, la seule personne que je connaissais en fait, qui m'a amenée pour
me changer les idées, voir d'autres gens dont elle en connaissait la majorité
pour avoir vécu dans le village où avait donc lieu ce match de basket. Mon
compagnon étant d'astreinte, il est resté à la maison. J'ai
dit bonjour aux connaissances de mon amie, politesse oblige, puis un homme s'est
avancé et m'a embrassée en me disant : je te fais la bise... pour
commencer ! Celà m'a marquée et je l'ai aussitôt dit à
mon amie, qui ne connaissait pas personnellement l'individu. Tout s'est
très bien passé; malgré que j'ai pu constater que cet homme
me reluquait régulièrement. Mon amie aussi a vu qu'il n'arrêtait
pas de me regarder, mais bon, je n'en avais rien à faire, tant qu'il s'en
tenait là ! 1h et demie du matin, nous quittons tout ce petit monde.
Je monte à bord du véhicule de mon amie qui me ramène jusqu'à
devant chez elle, on parle un petit moment, puis je récupère ma
voiture pour rentrer à la maison...12 km plus loin. J'arrive sur
mon parking, il est 2 h: au moment de reculer pour me garer correctement, je vois
une clio blanche surgir et me bloquer. Je n'ai pas vu que j'avais étée
suivie ! Je descends de ma voiture pour demander à la personne, que
je ne reconnais pas tout de suite dans l'obscurité, de se pousser. Il surgit
à son tour et me dit : tu ne m'as pas dit au revoir ! là, je le
reconnais et je me dis tout naturellement : pourquoi lui aurais je dit au revoir
alors que je ne le connais pas ! Il me laisse me garer. bien, ça va
! Mais là où tout a basculé vraiment c'est lorsqu'il m'a
obligée à monter dans sa voiture, je n'arrivais pas à crier,
tellement j'étais paniquée. Il disait vouloir parler mais au lieu
de ça, il démare et m'amène jusqu'au stade, désert,
sombre. Il descend de la voiture, j'en fais autant de peur d'en être
extirpée par la force.(je connais trop bien la violence des hommes pour
avoir été mariée 14 ans avec un gars hyper violent qui a
essayé de me tuer car je ne voulais pas adhérer à la secte
dans laquelle il est tombé 1 an après notre mariage). Là,
il m'attrape par les cheveux (qui sont très longs) et me tape la tête
contre l'âbitacle du véhicule. Très rapidement, il me dévêtit
tout le bas de mon corps et fait de même pour lui. M'ayant obligée
à être contre la voiture et dos à lui, il me pénètre
violemment. Sous le choc, je ne cesse de lui poser des questions : pourquoi
moi ? qui est il ? Je ne suis pas un objet ! au bout de plusieurs minutes, il
consent à me dire son prénom et ajoute que l'ayant abreuvé
de questions il se retrouve agacé. Pour ma chance celà à
pour effet de "le désarmer"; alors, ne pouvant continuer son
acte, il se rhabille et me fait de même. En me ramenant sur mon parking,
il me demande mon numéro de portable qu'il fait aussitôt sonner afin
de vérifier que je ne lui ments pas. Dès mon arrivée,
je descends du véhicule et m'enfuie. Il est 3 h.Direction ma salle de bain.
Vite, je dois me laver ! c'est alors qu'il m'appelle pour savoir comment je vais.
Je lui raccroche au nez. Le lendemain, j'appelle mon amie afin qu'elle vienne
chez moi : je lui expose tout, et aussi le fait que mon agresseur m'a dit de ne
rien dire.Elle est écoeurée et culpabilise que je n'ai pas dormi
chez elle. Mais elle n'y est pour rien ! Je vais chez mon médecin le
lundi. Elle fait des prélèvements. Puis je vais porter plainte.
Je suis tellement mal, que je n'arrête pas de faire du ménage chez
moi; je n'arrive pas à me concentrer sur quoi que ce soit. Avec les
éléments à leur disposition, les enquêteurs ont tôt
fait d'apréhender mon violeur et de le mettre en garde à vue.
Il parle de "relation consentie", dit que JE l'ai déshabillé,
qu'il n'est pas conscient d'avoir commis un viol, que tous les appels téléphoniques
qu'il m'a passé et auxquels je n'ai pas répondu étaient pour
prendre de mes nouvelles ! et pour couronner le tout : que j'étais habillée
de façon provocante ! (jean et pull, si c'est provoquant ça, alors
je ne sais plus quoi mettre pour ne pas le "provoquer"!) Bref, la
proc ne l'a pas poursuivi car il n'a pas utilisé d'arme blanche et les
coups reçus au front n'ont pas été "exploitables"
au niveau de l'enquête. Les gendarmes m'ont dit "qu'il n'a pas la tête
d'un violeur" et ont été jusqu'à me reprocher d'avoir
vécu dans la violence avec mon ex mari : bon sang, j'essayais de sauver
notre couple, pour nous, pour nos enfants ! Ils m'ont dit que j'avais transposé
cette violence sur ma relation avec mon agresseur, bref, mon agresseur ne pouvait
rien à mon vécu. Ils lui ont trouvé toutes les excuses, et
ont bouclé le dossier. Alors qu'ils appellaient la proc au téléphone,
ils m'ont fait passer dans un autre bureau...avec mon violeur. Celui ci m'a dit
: si je fais seulement 3 jours de trou je vais être méchant ! à
quoi bon relater celà aux enquêteurs qui l'ont pris pour un séducteur
et rien de plus. De victime, j'ai eu vraiment l'impression de prendre la place
de la ....salope ! J'ai fait un séjour en psychiatrie en hospitalisation
libre, afin de me poser et de souffler. Au lieu de ça, j'étais très
mal car au contact d'un meurtrier, de drogués, de carrément fous... Je
me suis trompée d'endroit, j'aurais dû aller en maison de repos.
Aujourd'hui, je ne vais pas bien.J'ai énormémént besoin de
sommeil, je suis irritable, instable. J'ai songé au suicide mais il y a
mon fils de 8 ans. J'ai envie de tout abandonner...je suis sans emploi, et celà
n'aide pas. S'il vous plaît, si vous avez connu quelque chose de
similaire, aidez moi, dites moi comment voir les choses et essayer d'avancer.
Merci. Je demande que mon témoignage soit diffusé ainsi que
mon adresse. isabelle_47@msn.com |